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La réforme de la justice guinéenne. Défis et stratégie
Diallo Hassane II ; Barry Aliou
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296542624
La restauration de l'autorité et de l'image de l'Etat, qui se traduit obligatoirement par la primauté du droit, est aujourd'hui plus que nécessaire. Elle seule est en mesure d'assurer la légitimité des institutions et de garantir une saine gestion des affaires publiques à travers l'obligation de transparence et de rendre compte. Cependant la justice, qui est justement chargée de dire le droit, est beaucoup décriée. Ses imperfections sont certaines. L'auteur dépeint de l'intérieur et sans complaisance la justice guinéenne et montre qu'elle est une institution véritablement malade et, paradoxalement, abandonnée. Mais il propose des mesures aussi importantes que variées qui sont de nature à rendre l'institution judiciaire plus transparente, tout en lui garantissant l'autorité et le prestige moral et matériel qui sont nécessaires à une bonne administration de la justice, condition sine qua non de toute véritable politique de développement.
Existe-t-il des Français enfants d'Africains capables de dire sans hésiter "je suis français" sans la moindre réserve, sans un léger tremblement de l'âme, ce court moment où l'on attend d'être contredit, ou au moins questionné ? Je rêvais parfois de ne plus me sentir fille de France, fille mal-aimée." Une mère française catholique, un père guinéen musulman. Elisa Diallo, fille d'une diversité contrariée par un racisme latent, entame une procédure de naturalisation... pour devenir allemande. Ainsi commence son itinéraire singulier au coeur d'une Europe consumée par les passions sur l'immigration, et ce récit bouleversant d'une quête des origines...
En quoi l'ingénierie touristique est-elle un outil décisif pour réinventer les destinations afin d'attirer de nouveaux clients ? Aujourd'hui, l'exploitation des outils de l'ingénierie touristique permet de créer une dynamique économique des territoires. L'intelligence économique fait aussi partie des outils qu'il est légitime de questionner et de mobiliser afin de s'adapter aux transformations de divers ordres (des clientèles, de leurs pratiques, de l'économie — la numérisation en particulier —, de la concurrence des autres lieux, voire du climat, etc.) Pour être plus attractives, les destinations doivent se réinventer sans cesse et proposer de nouvelles expériences aux touristes. Réinventer la destination, c'est innover pour inventer ! Cet ouvrage regroupe une partie des contributions des participants au colloque international sur " L'intelligence économique et l'ingénierie du tourisme territorial ou comment réinventer les destinations", qui s'est déroulé du 25 au 27 mars 2019 à l'Université Internationale d'Agadir-Universiapolis.
Figure de la diffusion culturelle au Mali, Aly Diallo est aussi un romancier habile dans le traitement du quotidien des Africains. Un émule de Marcel Aymé ?Aly Diallo n'est pas seulement le Directeur national des Arts et de la Culture du Mali, ni le bon connaisseur de la musique du vingtième siècle qui coordonne la participation du Mali au Festival de jazz de la Nouvelle-Orléans, c'est aussi un habile romancier, qui sait traiter du quotidien des pays d'Afrique aujourd'hui avec l'humour léger et la vraisemblance décalée d'un Marcel Aymé africain, dont le pessimisme serait allégé par une confiance réaffirmée en l'homme.La Révolte du Komo, premier roman en français publié dans la nouvelle collection Continents noirs, aux éditions Gallimard, est un chef d'?uvre de raillerie délicate contre les m?urs politiques d'une jeune république africaine, de pure fiction, dont les habitants sont partagés entre les changements économiques, sociaux et culturels que leur impose l'adaptation au monde moderne et la révérence qu'ils gardent à leurs traditions ancestrales.La statue du Komo, volée à un village au temps de la colonisation, pourra-t-elle rester au Musée national, ou doit-elle être restituée à ceux qui y reconnaissent une part de leur identité ? L'affaire semble mince, mais s'enfle rapidement, jusqu'à provoquer une mobilisation spectaculaire de tous les fils du pays de Tèrè? "Tant que le Pouvoir les affrontait individuellement, leur imposant des lois importées, qui ne correspondaient en rien à leurs préoccupations, la réaction des gens du village était tout aussi individuelle. Mais à présent qu'il s'immisçait dans la gestion de leur conscience collective, le réflexe collectif de défendre leur patrimoine ressurgissait et réunissait toute la collectivité".Livre d'espoir et d'énergie en un temps de mondialisation où ne doivent pas être négligés les liens, invisibles, aux héritages spirituels, intellectuels, culturels : survient un moment où les identités blessées se réveillent, protestant d'avoir été oubliées ou niées, provoquant des événements aussi inattendus et irrépressibles que les colères de la nature : "L'explication de cet insensé collectif ne se trouve nulle part ailleurs que dans le Peuple, qui n'est en fait rien d'autre que cela : une mer immense, un lac Debo tranquille et silencieux qui sait se réveiller brusquement pour dire et affirmer son existence?"Autant dire que si, pour le style et l'humour, Marcel Aymé a trouvé son émule malien, Aly Diallo est quand même plus optimiste et croit à la capacité des Etats africains à concilier leurs traditions et leur développement démocratique. --Khaled Elraz --
Résumé : Gao, Mali, 6 mars 1984. Le village est attaqué par une bande de pillards touaregs. La famille de Kouty, une fillette de 10 ans, est massacrée sous ses yeux par quatre hommes : le corps chétif de son petit frère est fracassé contre un mur, son père est égorgé pendant qu'il assiste au viol de sa femme, la mère de Kouty se suicide peu après en s'immolant par le feu... Kouty, mémoire de sang est le récit de la longue vengeance de cette fillette. C'est aussi une partie de l'histoire de l'Afrique qui vit longtemps le peuple noir capturé et vendu comme esclave par les seigneurs du désert. C'est surtout le premier roman noir écrit par une jeune femme africaine.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.