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L'âme de l'Afrique. Masques et sculptures
Diakonoff Serge ; Longchamp André
AMATEUR
66,00 €
Épuisé
EAN :9782859174941
De lointaines racines africaines, le jazz est sorti des bastringues de la Nouvelle-Orléans pour devenir l'événement musical majeur du XXe siècle. De même, des objets étranges venus d'Afrique, sortis des malles des missionnaires, des médecins et des administrateurs coloniaux, sont passés du Musée d'Ethnographie au Musée d'Art et d'Histoire où ils ont acquis leurs lettres de noblesse. C'est un événement. Au moment où l'art africain fut révélé dans sa forme à Picasso, Matisse, Breton et les autres, notre art s'est transformé. La différence de perception entre notre approche de cet art et la sensibilité de ceux qui créèrent l'art moderne réside dans le fait, qu'aujourd'hui, le sens même des objets tribaux acquiert une importance qui fut négligée à l'époque de leur découverte. Cet ouvrage donne un éclairage sur l'incroyable paradoxe de la diversité et de la cohérence de l'art africain. Il montre, par la statuaire et son art du masque, ce qu'il y a de particulier dans la nature intellectuelle africaine et sa contribution à l'histoire culturelle et intellectuelle de l'humanité. Durant 50 ans Serge Diakonoff a parcouru le monde pour constituer une collection de plus de 900 masques et sculptures. Il nous invite ici à poser un regard sur la production artistique de l'Afrique Noire, à en discerner les différents styles et à comprendre les motivations de leurs créateurs. Par cet ensemble inédit et à travers une sélection remarquable et représentative de cet art, il nous montre des objets peu courants ou atypiques, parfois totalement absents de l'iconographie africaine classique. L'ensemble des légendes d'accompagnement, ainsi que quelques textes explicatifs, donnent une idée globale de la spiritualité de l'Afrique Noire et des raisons qui ont conduit ses peuples à produire un art autochtone d'une grande invention et d'une telle diversité.
Existe-t-il une spécificité de l'art toulousain ? Sans conteste. C'est ce que nous montre cet ouvrage qui nous permet de découvrir l'ébénisterie " moderne " telle qu'elle apparaît dans une ville en quête de modernité, et de parfaire la connaissance de l'ébénisterie française du XXe siècle. Articulé autour des ébénistes majeurs, cet ouvrage consacre une large place aux ébénistes secondaires, aux collaborateurs des décorateurs, qu'ils soient sculpteurs ou céramistes.
Peintes par milliers, dessinées par millions, adorées et méprisées en même temps, les fleurs représentent l'un des motifs les plus ignorés, les plus délaissés et même dénigrés de l'art du XIXe siècle. Une injustice flagrante, comme en témoignent les très nombreuses photographies reproduites dans ce livre, qui révèlent une prodigieuse variété d'espèces, d'arrangements et, évidemment, de talents. Botanique avec les savants du premier Empire, décorative dans les intérieurs cossus de la Monarchie de Juillet, la peinture de fleurs est une des plus grandes réussites du réalisme. Se déployant en cascades colorées sous les fastes du second Empire, elle se montre faussement rustique au temps d'un impressionnisme qui ne la tolère guère hors des plates-bandes ou des étangs de Giverny. Quant aux soleils de Van Gogh, c'est à l'époque de Madeleine Lemaire qu'ils flamboient. Bien que célébrées par Proust, Francis Jammes et Odilon Redon, les fleurs quittent l'avant-scène, découragées par les clous dont Picasso les affuble en guise de pistils. Ce magnifique ouvrage richement illustré consacre ses dernières pages à un répertoire complet des quelque cinq cents artistes cités, suivi d'un index et d'une table des illustrations détaillée.
En dépit des apparences, la poignée de paille nouée en croix par un villageois et le précieux crucifix exécuté par un orfèvre célèbre ont la même fonction: relier la terre au ciel, le monde visible au monde invisible. L'objet de dévotion privé s'insère dans la vie quotidienne du dévot pour lui rappeler ses devoirs religieux. Dès les premiers siècles, de nombreux objets jalonnent ces échanges avec l'au-delà des ex-voto témoignent de la démarche spirituelle des chrétiens suppliant un saint de lesguérir. Au Moyen Age, l'Église encourage la pratique du chapelet que la Vierge elle-même aurait remis à saint Dominique. Face au protestantisme qui récuse les "bondieuseries" vendues par les colporteurs, la Contre-Réforme catholique, au contraire, utilise l'objet de dévotionpour toucher la sensibilité. Depuis l'Europe centrale, les Jésuites diffusent les crèches de Noël qui, dans le monde entier, remportent un succès immense et durable. Dans le Coin du Bon Dieu des fermes, chaque génération rassemble les souvenirs des grandes cérémonies marquant la vie du catholique, première communion ou mariage, querappellent une couronne de mariée sous globe, un rameau de buis béni déposé sur la photo d'un défunt, un souvenir de pèlerinage avec une petite relique, ainsi que le cierge béni à la Chandeleur, allumé pour éloigner la grêle ou pour veiller un mourant. Le culte privé des morts génère une foule d'objets religieux, déposés sur les tombes privées qui se multiplient au XIXe siècle. Depuis le XIXe siècle, les folkloristes, puis les ethnologues,s'intéressent à ces objets en train de disparaître mais dont certains, aujourd'hui, subsistent sur les lieux de pèlerinages: qui n'a pas souri devant les bouteilles mariales en plastique vendues à Lourdes! De grandes collections d'objets de dévotion, privées puis publiques, se sont constituées surtout en Europe centrale, étudiées par d'éminents chercheurs de langue allemande. Un intérêt international s'éveille alors, relayé par bien des musées français. Il était donc grand temps qu'un Dictionnaire de langue française rassemble les noms des objets de la dévotion privée pour en expliquer le sens, grâce à des notices circonstanciées accompagnées de bibliographies. Splendides ou émouvants, ces objets captiveront tous ceux qui sont attirés par un patrimoine encore trop méconnu.