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Cinquante après, l'Afrique
Diakité Tidiane
ARLEA
22,50 €
Épuisé
EAN :9782869599338
De tous les journaux du XVIIIe siècle, c?est assurément le plus vivant, le plus riche, le plusimpertinent. Les Mémoires secrets assument d?emblée toutes les fonctions que l?on peut attendre d?un journal aujourd?hui: ils en ont l?abondance et l?exactitude, l?apparente régularité, l?unité de style, un style aigu, sarcastique, qui saisit sur le vif et déchiffre toute l?actualité. Leur matière première, ce sont les nouvelles récoltées autour d?eux, les comptes rendus de théâtre, de salons, de séances de l?Académie ou du Parlement, rédigés sans doute par différents amis ou complices; tout cela est sorti du tiroir, repris, récrit, disposé dans un ordre chronologique rigoureux. Cette forme dequotidien rétrospectif est étonnamment vivante et présente. Grâce à la variété des sujets, au suivides « affaires », on voit se constituer confusément au jour le jour une histoire du siècle; elletouche simultanément à tous les domaines: à la politique, à la religion, à la littérature, aux arts, àla vie sociale. Certes, il ne s?agit que de Paris, et le plus souvent de l?élite. Mais le peuple des poissardes et des cochers, de la rue et du parterre se fait entendre; et à travers la pluralité des voix et des opinions, on perçoit la rumeur d?une société en mouvement. Par moments, la scène s?anime, et l?on voit alors à quel point les rédacteurs aiment raconter: un quidam qui faisait des miracles, un intendant qui croyait séduire une belle innocente, un duel singulier sur un motif absurde, ou un scandale en direct sur la scène de la Comédie française, autant de scènes hautes en couleurs, et qui révèlent un peu de l?air du temps. Cela ressemble à un journal, et c?est autre chose de très particulier. Ce qu?ils inventent entre eux, c?est le récit de presse, le reportage, le suspens, l?affaire à suivre, la mise en scène du quotidien, et, comme ils le disent, tout ce qui « fait anecdote »; et ils le font avec le plaisir de raconter, de prendre le réel sur le vif. Ils tentent de concilier le journal etl?histoire, de créer ce journal impérissable, encyclopédique, unanimiste, qui donnerait la parole àune société entière: « journal de personne », « journal de tout le monde ». Les Mémoires secrets abordent tous les sujets et sans ambages; il s?agit bien d?un journal d?opposition; et ils se flattent de désigner tous les personnages officiels par leur nom. Par contre, ils ne dévoilent pas le leur, et par là, ils sont bien « secrets ». Il est attribué à un certain M de Bachaumont, mais celui-ci n?aurait été qu?un prête-nom.
L'Education nationale, c'est près du quart du budget de la nation, soit 1700 euros par an et par habitant. Pour quel résultat ? Une école de moins en moins égalitaire, menacée de ghettoïsation accélérée que désertent de plus en plus les valeurs fondatrices de la République. Un élève sur sept entrant en 6e ne sait pas lire et gravira les échelons de la 6e à la 3e sans savoir lire correctement. La mutation profonde qui caractérise l'école en France depuis 30 ans s'accompagne aussi de celle de l'enseignant. Insensiblement, le professeur cède le pas au " prof", démuni, dégradé, aux repères brouillés dans une société qui l'observe et le juge. Qui est responsable de l'échec scolaire ? Les profs, les chefs d'établissement, les inspecteurs ou les parents d'élèves ? Les non-dits de l'échec scolaire constituent autant de blocages vecteurs de crises et d'échec. L'école a plus que jamais besoin d'une action forte, lucide et courageuse.
L'écrivain africain est-il vraiment un créateur ? Est-il seulement un répétiteur des formes traditionnelles tributaires d'un imaginaire et de techniques narratives empruntées aux récits traditionnels des conteurs et griots Dans de nombreuses analyses, il est en effet réduit au statut de simple transcripteur d'acte d'oralité que son écriture permet de documenter et de préserver. Contrairement à la vision d'une écriture africaine dérivant de l'oralité, le présent ouvrage affirme le primat de l'écrit dans les créations africaines. L'auteur y propose une analyse de quelques écrits africains francophones, non comme des réitérations une tradition orale, mais des produits d'une écriture particulière — la désécriture — qui porte en elle la conscience des besoins d'adaptation, d'ajustements culturels et des conflits inhérents aux espaces de multiculturalité.
Dans un style à la fois truculent et croustillant, teinté d'un humour rappelant la verve d'Ahmadou Kourouma, Issiaka Diakité-Kaba porte, dans ce roman, un regard caustique sur les pouvoirs africains et occidentaux dont les rapports déroutent souvent les populations de La Grande Brousse Noire. A travers le regard d'un jeune africain issu d'une famille aisée, perdu entre deux visions du monde, écartelé entre les acquis d'un héritage financier familial douteux et l'envie de crier haut et fort son désarroi face à la dérive du continent, le narrateur nous ouvre les méandres de la mangécratie locale et globale. De retour au pays après un exil volontaire, le jeune homme se retrouve emprisonné, pris dans les mailles de complots politiques tropicaux. Il réussit néanmoins à s'en extraire pour se retrouver aspiré avec sa famille par un coup d'État militaire qui le remet sur le chemin d'un exil forcé. Le roman commence par la profération d'un mythe connu, celui de Sisyphe, conté à la manière colorée d'un griot africain. Ce prélude, loin d'être un hiatus, préfigure les tribulations du jeune homme dans un continent qui s'étiole comme happé dans un sablier, et ses pérégrinations dans le Nouveau Monde.
Depuis son émergence de l'étau colonial, veut-on vraiment que l'Afrique sorte du marasme où l'ont plongée 40 années de programmes d' " aide " bilatérale et multilatérale ? Il est urgent de stopper cette machine infernale. Il faut que l'Afrique s'ausculte enfin elle-même : elle en a les moyens et les compétences. Diagnostiquer le mal et en conséquence mettre sur pied un protocole de guérison et un traitement à long terme ne nécessite qu'une volonté politique de la part des élites africaines. Elles pourraient alors s'appuyer sur le génie et l'énergie inextinguible des populations pour rétablir le train Afrique sur ses rails et lui permettre de redémarrer. Sinon, le champ de ruines qu'est l'Afrique actuelle pourrait très vite se transformer en champ de mines et l'Occident sera dans l'impossibilité de se barricader plus longtemps face à " l'invasion de la misère du monde ". L'auteur passe en revue les diverses facettes de l'Aide et propose une stratégie de sortie de la crise structurelle.
Résumé : "Les trois créateurs qui font l'objet de ce livre n'ont pas été choisis par hasard. Je les admire et j'aime leur oeuvre depuis longtemps. Vilhelm Hammershoi en peinture, Glenn Gould en musique et Thomas Bernhard en littérature ont consacré leur vie à leur art avec une exigence, une modernité et une audace incomparables. Leur personnalité n'est pas celle de chacun. Les manies, les obsessions, les phobies, qui vont parfois jusqu'à la folie, m'ont toujours fasciné. Les génies ne sont pas des excentriques, mais des excentrés. Ce sont des êtres singuliers dans leur manière de voir, de sentir ou de raconter le monde. Les oeuvres majeures ont un prix. L'approche de la perfection n'admet pas de compromis. La quête de la beauté est sans consolation."
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.
Résumé : On l'appelait della Francesca du nom de sa mère. Son père était un cordonnier dont Vasari nous dit qu'il mourut lorsque sa femme était encore enceinte ce qui est faux. On dit que l'enfant fut très tôt doué pour les mathématiques, et que très tôt il sut qu'il serait peintre. Son désir était de représenter ce que ses yeux voyaient, sans restriction, et sans idéalisation : uniquement le visible, mais tout le visible.
Chez nous, c'est-à-dire dans notre famille, toute maladie était mortelle. Toute maladie sauf l'angine, qui était sans équivoque à cause de ses petites plaques blanches... Une fille de médecin grandit avec le Vidal et la peur panique de savoir que toute maladie est potentiellement mortelle. Sont alors passées au tamis de la cellule familiale les grandes terreurs du possible et de l'improbable des infections et bactéries qui nous cernent en permanence. Pathologies est l'aveu d'une délicieuse et bouleversante hypocondriaque : le cours des jours épouse alors la trame d'un film noir !
Résumé : L'entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009 a marqué un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Il s'est notamment imposé au fil des ans comme un orateur hors pair, et nombre de ses discours demeurent en mémoire. Cette anthologie en rassemble huit. Dans une langue tour à tour déterminée, grave ou encore exaltée, Barack Obama n'a de cesse de réaffirmer son amour et sa confiance en son pays et ses habitants et, quelles que soient les circonstances, de toujours véhiculer un message porteur d'espoir, à l'image de son slogan : Yes, we can ! "Parce que le plus puissant vocable de notre démocratie, c'est ce "Nous". "Nous, le peuple". "Nous vaincrons". "Oui, nous pouvons". Ce mot, personne ne le possède. Il appartient à tous. Oh, quelle glorieuse mission nous a-t-on confiée, de tâcher sans cesse d'améliorer ce grand pays qui est le nôtre !".
Résumé : "Espérons seulement qu'un jour prochain les rues de l'Inde seront noires de monde, envahies par ceux qui auront compris qu'à moins de se manifester et d'agir, la fin est proche". Arundhayti Roy. Dans cette conférence prononcée à New York le 12 novembre 2019 et publiée dans The Nation, Arundhati Roy alerte l'opinion internationale sur la politique du Premier ministre indien, Narendra Modi. En privant de citoyenneté une partie de la population musulmane de l'Etat d'Assam et en abolissant l'autonomie constitutionnelle de la Vallée du Cachemire, le gouvernement indien, animé par un courant ethno-nationaliste hindou, fait peser une lourde menace sur la diversité séculière du pays. Soucieuse de défendre les droits humains là où ils sont bafoués et pourraient l'être plus encore, irrésolue au silence, Arundhati Roy fait le lien entre cette marche en avant d'une nation hindoue et la montée des fascismes dans l'Europe du premier XX ? siècle.
Résumé : La géopolitique, une discipline compliquée ? Le monde d'aujourd'hui, une affaire de spécialistes ? Certes pas ! Excellent pédagogue, Frédéric Encel s'empare d'une vingtaine d'idées reçues parmi les plus communément admises sur le monde contemporain - "La France n'est plus une grande puissance", "L'ONU ne fait rien!", "Les médias ne disent pas tout", "L'Occident a créé Israël à cause de la Shoah ", etc. - et démonte brillamment ces fausses évidences, offrant aux passages une analyse percutante et accessible. Un ouvrage indispensable pour comprendre notre époque.