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Le désarroi identitaire. Une géographie sociale
Di Méo Guy
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343108667
L'identité, sous l'une ou l'autre de ses innombrables facettes, concerne toute personne, en tout moment et en tout lieu. Elle n'est ni de droite, ni de gauche. Indissociable des individus, des groupes sociaux, des espaces qu'elle qualifie, elle s'inscrit dans un cheminement entre ces trois polarités. Or, chaque étape de ce parcours chaotique comporte des risques de désarroi : qui suis-je ? A quels groupes et à quels lieux appartenons-nous ? L'affaiblissement des normes sociales et l'injonction faite à tout individu de se construire dans la transparence, par ses propres forces, produisent un élan de liberté, mais aussi de l'inquiétude... Un malaise. La mondialisation, les mobilités qu'elle engendre augmentent ce malaise identitaire en multipliant, pour chacun-e, ses partenaires sociaux comme ses liens avec des lieux toujours plus nombreux et plus distants. Il en résulte une défaillance des ancrages géographiques et communautaires d'antan que s'efforce de combler, en recourant volontiers à l'imaginaire et au virtuel, l'intense production patrimoniale et territoriale contemporaine. Le patrimoine, mythe ou réalité, ne dit-il pas d'où nous venons ? Ne suggère-il pas qui nous sommes ? Privilégiés dans cet essai, les concepts de la géographie sociale autorisent une réflexion novatrice sur la refondation d'un vivre-ensemble qui doit désormais composer avec des identités plurielles, hybrides, fluides.
Evénement par définition localisé, la fête met en scène le lieu, le quartier, la ville ou le village. Elle crée ou renforce l'identité des collectivités, groupes ou sociétés qui l'organisent et participent à ses réjouissances. Pour l'individu, elle constitue un puissant facteur d'intégration, tant sociale que territoriale. Espace-temps étroitement borné, chargé de significations symboliques quelquefois sacrées, la fête ne limite nullement sa portée aux horizons étroits de la localité. Elle exerce ses effets à d'autres échelles : de la ville et du " pays " à la région, de la nation au vaste monde ou à la communauté des fidèles. La tête parle aussi des grandes questions géographiques de notre temps, qu'il s'agisse des rapports de la campagne et de la ville, de l'urbanisation et des migrations, de la recherche de racines par les populations mobiles d'aujourd'hui, des inégalités socio-spatiales. Ce livre aborde donc la dimension géographique d'un phénomène socio-culturel. Il a été réalisé par une équipe de géographes appartenant à diverses universités francophones, sous la direction de Guy Di Méo.
Le présent ouvrage analyse les formes sociales de l'espace. Il propose une méthode globale et fournit des outils pour comprendre les liens des individus avec leurs lieux de vie. L'univers de ces formes se ramène ici à des notions (espace, lieu, territoire, territorialité, réseau) et à des modèles d'investigation reflets de choix théoriques : espace de vie, espace vécu, matrice historique et spatiale, combinaisons et formations socio-spatiales, systèmes d'acteurs localisés... Pour l'interprétation de ces configurations spatiales, et quel que soit le mode d'interprétation retenu, on constate qu'elles résultent toujours de l'action de groupes humains, historiquement structurés pour se perpétuer. Ainsi, ils produisent autant des biens tangibles que des éléments symboliques, des valeurs collectives, du pouvoir, de la puissance, de la différenciation... Les sociétés ne sont pas mues par une mécanique fonctionnelle. Au contraire, elles façonnent pour toute chose des représentations à la fois complexes et multiples ; elles font naître des idéologies et créent des cultures originales. Elles forgent des identités collectives qui leur servent ensuite d'argument de légitimité géographique. Au gré d'une lecture géographique, l'étude des formes de l'espace révèle ainsi les structures, les contradictions et les enjeux de la société. Cet ouvrage, codirigé par Guy Di Méo et Pascal Buléon, présente en première partie les concepts et les notions d'une nouvelle géographie sociale. La seconde partie les illustre d'exemples régionaux présentés par Florence Boyer, David Giband, Jean-Claude Hinnewinkel, Frédérique Loew-Pellen, Joël Pailhé, Hélène Seren et Mamady Sidibé.
Aujourd'hui, le mot territoire est à la mode mais la plupart des travaux qui lui sont consacrés l'enferment dans des perspectives dangereuses et restrictives. Pour les citoyens, le rythme des territorialités est bien différent. C'est à la recherche de celle-ci que s'attache cet ouvrage puisque chacun, au fil de son itinéraire, nous invente un territoire en reproduisant les modèles culturels que nourrit la mémoire collective.
Résumé : En bref Repenser la prison par la géographie : une nouvelle approche. Le livre La prison est une peine géographique : elle punit des populations détenues en les tenant à distance de leurs proches et en les confinant dans des lieux clos et segmentés. En même temps, le dispositif spatial de la prison cherche à réinsérer le détenu dans la cité, à maintenir ses liens familiaux. D'où un jeu entre distances et proximités, continuités et discontinuités. En dépit de proximités avérées entre la plupart des prisons et les bassins de population ou les voies de communication, les détenus et leurs proches vivent l'incarcération comme une mise à l'écart. Ces distanciations s'accroissent au niveau local : les élus et les riverains interrogés souhaitent souvent éloigner les nuisances des prisons, voire cacher le stigmate carcéral - d'où la délicate insertion des établissements dans leur "territoire d'accueil". L'espace architectural des prisons accentue cette obsession séparatrice : démarquer le dedans du dehors et séparer les détenus entre eux. La prison se présente donc comme un dispositif de séparation, plus que de relégation : elle coupe les détenus de leurs proches et les empêche de partager un espace commun entre les murs. L'enquête menée par Olivier Milhaud souligne l'inefficacité de ce système, et invite à repenser l'espace de la prison en montrant la difficulté qu'il y a à réinsérer un détenu. L'auteur Spécialiste de l'espace carcéral, Olivier Milhaud est maître de conférence à l'Université Paris IV Sorbonne. Arguments - Débats sur la prison/présidentielles.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.