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Sorcière !
Dhennin Matthieu
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876237063
De 1459 à 1461, à Arras, une trentaine d'hommes et de femmes furent accusés de faits de sorcellerie. Près de la moitié furent condamnés à être brûlés vifs en place publique. Les aveux les plus extravagants - sabbat avec le diable, vol magique, contamination des récoltes, etc. - ayant été extirpés par la torture, le procès de la Vauderie d'Arras est emblématique ; il est le premier des nombreux autres qui suivront aux XVIe et XVIIe siècles. Deux descendants de ceux qui y ont péri dans les flammes de l'inquisition décident de mener l'enquête, qui les mènera de Bruges à Paris en passant par Arras. Pour Eudoxie et son frère Perrin, il s'agit de comprendre qui a dénoncé leurs parents, et pourquoi. Pour cela, ils doivent revenir aux sources. Les pistes qu'ils suivront impliqueront de démêler les fantasmes des so-ciétés secrètes médiévales mais les amèneront surtout à réactiver le procès en appel au Parlement de Paris. Cette enquête, crédible et authentique, s'appuie sur la démarche judiciaire propre au Moyen Age : la récolte de témoignages. Mais se heurtant à des intérêts politiques qui les dépassent, le périple de ces personnages ne sera pas sans difficulté ni rebondissements. Comme pour ses précédents romans, Saltarello (Actes Sud, 2009) et Migne Mystique (Imperiali Tartaro, 2013), Matthieu Dhennin s'est assuré de l'appui et de la relecture d'historiens de premier plan.
Y eut-il, aux différentes époques de l'histoire égyptienne, une frontière occidentale - politique, culturelle... - clairement définie ? Comment les limites ouest du territoire égyptien étaient-elles perçues et vécues par le pouvoir central comme par les populations locales ? Dans cette optique, les actes du colloque du Caire, qui regroupent 18 articles, explorent les marges occidentales de l'Egypte selon quatre axes : définition, conception, représentation ; occupation, contrôle, administration ; économie ; populations, réseaux, religion. Ils permettent d'esquisser le portrait d'une région-clé de l'Egypte de l'Antiquité au Moyen Age. Une fois passée la phase de fixation territoriale de l'Etat égyptien, la faible densité de population dans le Delta occidental et l'absence de menace réelle n'ont guère incité à définir et défendre une véritable limite occidentale. L'arrivée de nouveaux groupes de populations libyennes aux portes de l'Egypte à l'époque ramesside représente un tournant. L'émergence de la dynastie saïte place la région dans une dynamique nouvelle - celle d'une frontière avec le monde grec et d'un front pionnier - qui préfigure la mise en valeur de ces territoires sous les Ptolémées. A l'époque impériale, l'Egypte est englobée dans un empire qui s'étend largement plus à l'ouest et dont le centre de décision est extérieur, ce qui modifie le statut des marges ouest, mais les incursions nomades dans la Grande Oasis à la fin de la période montrent que la question de la frontière demeure un enjeu. Enjeu qui perdure après la conquête arabe alors que l'Egypte est de nouveau intégrée à un immense empire.
En confrontant les archives (municipales, départementales, nationales, diocésaines et militaires des différents pays belligérants) avec toute une littérature d'interprétations (poèmes, romans, récits, correspondances, témoignages), Chantal Dhennin-Lalart élabore le récit d'une histoire sociale, économique et culturelle du sud des Weppes (Nord de la France) pendant la Grande Guerre. Cette démarche est complétée par l'étude de l'inscription de la Grande Guerre durant tout le XXe siècle jusqu'à aujourd'hui : qu'en reste-t-il, 20 ans après, 60 ans après, 100 ans après ? La Grande Guerre est visible dans les paysages et l'environnement géographique autant que dans les souvenirs familiaux réactivés.
Minot Pierre ; Chaty Guy ; Dhennin Matthieu ; Clea
Lecture : ce mot qui nous permet de déchiffrer le monde titre ce numéro. Pour sa centième parution, Brèves rend hommage aux lecteurs sans lesquels écrivains, éditeurs, imprimeurs, distributeurs, libraires, critiques littéraires, ne seraient pas grand-chose ! Cette alchimie merveilleuse capable de transformer des signes en sens est le fil conducteur de ces nouvelles qui en retracent les gestes, les émotions, les lieux...
Paris, XIV siècle. En pleine guerre de Cent Ans, le royaume de France est aux abois. Les Anglais sont aux portes de Paris. Le roi de France, Jean II, est retenu prisonnier à Londres. Un vent de révolte souffle avec violence dans les villes comme dans les campagnes, alors que la population se remet difficilement de la grande peste de 1348. Pendant ce temps, deux papes se querellent et s'excommunient mutuellement entre Rome et Avignon. Pourtant, dans ces circonstances douloureuses, la vie continue. Les arts renaissent, les sciences progressent, la prospérité revient. Alix Rougemont, jeune clerc mandaté pour le service funéraire de Nicole Oresme, s'aperçoit que le cercueil qu'il transporte au cimetière est vide. Soupçonnant un meurtre couvert par sa hiérarchie, il se lance, seul, dans une enquête qui nous plonge dans un Paris haut en couleur où se côtoient personnages fictifs et historiques. On découvre les fastes du duc de Berry, flamboyant mécène et protecteur des artistes. On croise Charles V au hasard d'un couloir du donjon de Vincennes ou de l'hôtel Saint-Paul. On entend, à la Sorbonne, les brillantes théories de Nicole Oresme, sans doute le plus grand penseur du Moyen Age. On fréquente la délicieuse poétesse Christine de Pizan. On hume les plats du célèbre cuisinier Taillevent, auteur du premier recueil de recettes. On suit les traces de l'intrigant Nicolas Flamel, le libraire soupçonné de pratiques alchimiques. Un saltarello jubilatoire et truculent qui entraîne le lecteur dans les rues boueuses de Paris à la recherche d'un mystérieux coupable...
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Après avoir produit de nombreux films, Carole Weisweiller est l'auteur de plusieurs livres sur Jean Cocteau: Les Murs de Jean Cocteau (Hermé,1998), photographies de Suzanne Held. ? Jean Marais, le bien-aimé (avec Patrick Renaudot), Rocher, 2002. ? Jean Cocteau, Les années Francine (1950-1963), Le Seuil, 2003. ? Elle vient de publier Villa Santo Sospir - Jean Cocteau, beau-livre, aux Editions Michel de Maule, avec des photographies de Christophe Lepetit.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).