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La bataille d'Orange. Rome en péril (6 octobre 105 avant J.-C.)
Deyber Alain ; Le Bohec Yann
FATON
29,00 €
Épuisé
EAN :9782878443066
A Orange (Vaucluse), le 6 octobre 105 av. J. -C. , une armée germanoceltique venue des confins de l'Europe attaque deux armées romaines de huit légions, que Rome a dépêchées dans le Bas-Rhône pour lui barrer la route de la Méditerranée. Accablés sous les coups de la cavalerie et de l'infanterie ennemies, les Romains sont anéantis au terme d'une violente bataille dont les pertes s'établissent à 100 000 morts, 20 000 prisonniers et un nombre incalculable de blessés. Leurs camps sont pris d'assaut, détruits et incendiés. Le butin, voué par les vainqueurs aux divinités de la guerre, est mis en pièces et jeté dans des gouffres ou dans des tourbillons du Rhône et ses affluents. Les prisonniers sont torturés, exécutés, puis leurs cadavres jetés dans des fosses. Cette bataille d'anéantissement est l'une des plus grandes défaites qu'ait connues la République romaine. Elle a donné un coup d'arrêt à la conquête de la Gaule méditerranéenne qui, commencée en 121, paraissait pourtant ne pas rencontrer d'obstacles. Rome a été vaincue par des "barbares " supérieurs en nombre et en génie tactique. Elle a largement sous-estimé son ennemi, qui l'avait observée pendant des semaines pour monter sa manoeuvre. L'armée n'a pas été capable d'opposer un front uni à des guerriers confirmés, qui se battaient pour une raison vitale : acquérir des terres où s'installer. Dans un récit vif et documenté, Alain Deyber fait vivre au lecteur l'ambiance qui régnait dans les deux camps, depuis les origines du conflit jusqu'au point d'orgue final. Cet événement, qui aurait pu changer le cours de l'histoire de l'Europe, marque le début d'une guerre entre les Gaulois et les Germains occidentaux ; les premiers déposeront les armes en 21 apr. J. -C. mais les seconds ne le feront jamais ; ils continueront bon an mal an la lutte contre la puissance romaine, jusqu'à sa chute au ve siècle apr. J. -C.
Aucun auteur jusqu'à maintenant n'avait rigoureusement étudié Vercingetorix comme chef de guerre. Que sait-on de la formation militaire de ce célèbre Arverne ? Comment a-t-il pu, en peu de temps, abandonner Avaricum, remporter une victoire éclatante à Gergovie, et être battu à Alesia, alors que son armée et celle de secours n'étaient pas détruites ? l'organisation de l'armée gauloise, ses effectifs, son équipement, son entraînement, son fonctionnement, y seraient-ils pour quelque chose ? Vercingetorix vivait-il au contact de ses hommes ? Savait-il se montrer convaincant vis-à-vis de ses pairs, et ceux-ci lui sont-il restés fidèles ou au contraire l'ont-ils trahi ? Etait-il indifférent aux difficultés de ses compatriotes ? Comment se sont déroulés les derniers jours de son existence ? Peut-on encore croire César, quand celui-ci clôt son De Bello Gallico sur l'image d'une Gaule vaincue et soumise à Rome ? Cet ouvrage répond à toutes ces questions sur la base des recherches les plus récentes, et démontre qu'en dépit des défauts qui lui sont imputés à tort, Vercingetorix peut assurément figurer parmi les grands commandants de l'Histoire.
Si les armées grecques et romaines sont connues, il n'en va pas de même pour les armées gauloises et celtiques qui ont fait l'histoire de l'Europe, jusqu'à ce que Rome impose sa domination. Afin de restituer la réalité de ces armées, ce livre, essentiellement thématique, étudie les caractéristiques propres à ces armées et l'environnement dans lequel elles ont vécu. Les institutions militaires celtiques sont soigneusement analysées depuis leur origine jusqu'à leur disparition. L'ouvrage s'intéresse aux hommes qui composaient ces armées : les simples guerriers d'abord, leurs chefs ensuite, les prêtres enfin sans lesquels rien ne se faisait, sans oublier les non-combattants qui assuraient la survie du système. Le quotidien du guerrier est abordé depuis sa mobilisation jusqu'à son entrée dans la bataille en passant par toutes les étapes de la vie militaire. L'auteur s'est appuyé sur les sources et une nombreuse documentation archéologique enrichie depuis dix ans par des découvertes majeures comme le site de la bataille d'Orange. Au fil des chapitres apparait un monde particulier avec ses conceptions, usages et traditions, très différent de celui de Rome qui ne l'a pas compris. Ces hommes connaissaient les principes de la guerre et les paramètres de la manoeuvre et ils furent pendant près de six siècles maîtres du champ de bataille grâce à leur façon de combattre.
A quoi servent les musées d'ethnographie? A l'heure où l'ethno a envahi le quotidien - musiques, cuisines, ameublements, tissus, masques, statues, peintures, religions, parures, tatouages - à quel genre de culture les musées contribuent-ils quand ils exposent les cultures du monde? La polémique provoquée à Paris par le nouveau Musée du quai Branly montre bien que la question n'est pas résolue. Les musées sont-ils au service de la science? Du prestige des collectionneurs? Du goût artistique d'un public cultivé? De l'attractivité des villes et du tourisme? D'une connaissance et d'un rapprochement des différentes cultures de la planète? A l'ère postcoloniale, quel héritage intellectuel ces musées revendiquent-ils? Quels courants de l'anthropologie poursuivent-ils? A quels chantiers s'attellent-ils dorénavant? C'est autour de ces questions qu'ont été invités à débattre quinze spécialistes du monde francophone qui s'attachent en outre à explorer les diverses dimensions de cette notion de culture: système, patrimoine, marché, appartenance, identité...
Qui ne connaît pas Alesia, lieu de la célèbre confrontation entre Vercingétorix et Jules César ? Les savants qui ont étudié cet épisode crucial de la guerre des Gaules ont proposé de nombreuses hypothèses pour expliquer la défaite des armées gauloises et la reddition de leur chef arverne. Si beaucoup sont sérieuses, certaines négligent les sources, quand elles ne sont pas purement fantaisistes. Cet ouvrage reprend le "dossier" sur la base des recherches les plus récentes, et nous révèle comment une éclipse de Lune, survenue dans la nuit du 25 au 26 septembre 52 av. J.-C., pourrait être un élément de la défaite de Vercingétorix, relativisant la victoire de César. Préface de Yann Le Bohec
Comment soupçonner, en visitant aujourd'hui le domaine de Chantilly, qu'une des plus grandes orangeries de la France des XVIIe et XVIIIe siècles, édifiée par Jules Hardouin-Mansart, et son parterre, luxuriant et enchanteur, dessiné par André Le Nôtre, comblaient les sens aiguisés des visiteurs ? Ce bâtiment, né en 1683 de la volonté de l'illustre Grand Condé et de son fils, Henri-Jules, fut durant plus d'un siècle, et jusqu'à sa démolition en 1799, une insolente intrusion exotique en terre picarde. Le présent ouvrage, sur un sujet totalement inédit, s'appuie sur l'étude récente d'archives ainsi que sur l'analyse des plans et de l'iconographie connus. Il restitue à la fois l'existence et le fonctionnement d'un lieu prestigieux, à l'image des princes de Condé, et les trésors de savoir déployés à Chantilly pour y cultiver orangers et autres arbustes délicats.
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
La collection d'orfèvrerie allemande du Musée national de la Renaissance à Ecouen, la plus importante en France avec celles du Louvre et des musées alsaciens, recèle de nombreux chefs-d'oeuvre encore à découvrir. Restées jusqu'ici injustement méconnues depuis le XIXe siècle, les oeuvres des grands orfèvres de l'Empire Habsbourg traduisent pourtant, avec une virtuosité technique inégalée, les plus belles thématiques de la Renaissance : la mythologie antique, l'exotisme et les ornements "mauresques" s'y mêlent harmonieusement. Alors que l'orfèvrerie française a été massivement détruite, ces splendides coupes en vermeil, ces gobelets aux décors niellés, ces chopes ciselées de personnages, et les deux chefs-d'oeuvre du grand orfèvre Wenzel Jamnitzer, la Daphné d'Ecouen et le Bassin aux rustiques du Louvre, restituent les curiosités des Kunstkammern et les fastes du cérémonial des cours impériales.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.