Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Laurel Canyon. Ou comment se perdre en musique dans les collines d'Hollywood
Devillard Arnaud
MOT ET LE RESTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782360542079
Los Angeles. A deux pas du Sunset Boulevard, le Laurel Canyon serpente au-dessus du smog dans les collines d'Hollywood, entre végétation touffue et pitons rocheux arides. Il y a longtemps, c'est là que Crosby, Stills & Nash ont chanté pour la première fois, que Jim Morrison a habité, que Joni Mitchell a été révélée, que Neil Young a logé dans un corbillard avant de rencontrer Stephen Stills et fonder Buffalo Springfield, qu'une foire perpétuelle régnait dans la log cabin Frank Zappa et que des guitares hurlaient dans tous les coins. Orgies, drogues, squats, paranoïa, ces quelques routes sinueuses sont témoins de rencontres, de formations de groupes, de créations de chansons, d'enregistrements d'albums. Rue après rue, Laurel Canyon égraine des anecdotes et des instants de vie de l'histoire d'un rock californien qui a un jour dominé le monde, nous aiguillant dans un voyage à vivre aussi bien à pied ou en voiture ? que chez soi.
Pour un peu, on renoncerait d appeler un taxi pour rejoindre Sausalito afin de marcher dans la nuit froide, en quête de certains de ces endroits qui firent les grandes heures du rock à San Francisco. Bien sûr, on pense à la colline embrumée et un brin frisquette de Haight-Ashbury, avec sa faune peace & love tentant de bâtir une société alternative dans ces vieilles villas à bow-windows. Toute la ville était arpentée comme une immense scéne, tandis que le magazine Rolling Stone réalisait ses premiers numéros au-dessus d'une imprimerie de South of Market. Dans ce guide thématique, les deux auteurs partagent leur curiosité pour la ville des fleurs dans les cheveux et des acid tests au LSD. Les voilà partis sur les traces de Janis Joplin qui lance sa carrière en chantant dans une ancienne caserne de pompiers, avant un crochet par le manoir du Jefferson Airplane en face du Golden Gate Park. Plus loin, U2 fait scandale avec un concert inopiné dans le Financial District, et si on pousse parmi les anciens coffeehouses de l'époque beat et des clubs de strip-tease de North Beach, on découvre les quartiers qui ont vu naître Metallica, les Dead Kennedys et Green Day. Une balade dans une des capitales culturelles du monde où chaque rue déborde d'histoires.
Présentation de l'éditeur Aujourd hui, l Eurostar vous mène en deux heures et quart de Paris à Londres. Un coup de Google Maps sur votre smartphone et dix minutes après votre arrivée à la gare de Saint Pancras, vous voilà devant le Water Rats Theatre, sur Gray s Inn Road, où se sont formés les Pogues. Un peu plus bas, c est le collège où Johnny Rotten et Sid Vicious ados firent la connaissance de Jah Wobble. Descendez encore un peu, prenez Guilford Street : au bout, le square où Dezo Hoffman prenait les Beatles en photo. Tiens, à propos des Beatles, et si vous alliez vous faire prendre en photo sur le passage piéton de la pochette d Abbey Road ? Mais c est où, Abbey Road ?Streets of London est le compagnon idéal pour une balade à pied, en métro ou tout simplement dans son fauteuil, dans le Londres des Beatles ou pour plus de fièvre, sur les pavés du punk et de la new-wave. Quartier après quartier surgissent les anecdotes sur des moments de l histoire du rock au détour d une rue, d un square ou d un pub. Soit comment Pete Townshend a écrit « Who Are You » après une beuverie improvisée avec deux Sex Pistols, comment les photos de l album Ziggy Stardust de David Bowie ont été prises sur Heddon Street, une nuit de janvier 1972, comment aux débuts des Rolling Stones, le batteur Charlie Watts, qui n avait pas assez de place chez lui, laissait son instrument à la consigne de la Leicester Square Station entre chaque concert, comment le chanteur d AC/DC Bon Scott est mort dans une Renault 5, etc.
D'Olivier Bousquet et Arnaud Devillard avec Indiana Jones, Bridget Jones, les Apprentis, Ferris Bueller, les Nuls, James Bond, les Bronzés... Flammarion, 2008. Durée: 104 films. L'histoire: Deux journalistes qui ont été jeunes ont sélectionné pour vous plus d'une centaine de films se prêtant au visionnage entre copains (et copines). Pourquoi utiliser ce guide: Parce que c'est drôle. Parce que c'est pratique. Parce que vous allez apprendre plein de choses. Parce que vous n'aviez pas d'idées pour samedi soir. Avec qui: Vos pires ami(e)s, et, dans des cas exceptionnels, vos meilleurs ennemi(e)s. Quand: Samedi soir ou dimanche après-midi. Quoi boire/manger devant: Rien de bien sain mais tout ce qu'il y a de plus cohérent avec le film que vous allez choisir de voir après consultation de ce guide. A ne pas louper: La rubrique à ne pas louper à propos de chaque film sélectionné. Le petit truc en plus: L'inépuisable expérience du sujet des deux auteurs. Idées de débat pour prolonger: Ils ont oublié plein d'autres films, non? Vous avez vu ce qu'ils disent sur Le Seigneur des Anneaux? Ils sont beaux, les deux auteurs?
C'est somme toute toujours la même histoire. Celle d'un gringalet des îles Britanniques marqué par sa découverte d'Elvis Presley et de Buddy Holly, captivé par le twang de Duane Eddy, fasciné par le vibrato main gauche de B. B. King, les bends d'Albert King, la slide d'Elmore James, qui comprend avec les chansons de Bob Dylan que l'on a le droit d'écrire des textes intelligents sans trop se soucier de son timbre vocal. Des enluminures de " Sultans Of Swing " au riff de " Money For Nothing ", Dire Straits est d'abord l'écrin de son leader et guitariste, Mark Knopfler. Mais derrière les tubes se cache le paradoxe rare d'un groupe qui a accédé au succès en radicalisant sa vision. Emergeant en pleine frénésie punk avec une musique rêvant d'Amérique et d'espaces, le groupe incarne autant les travers des années quatre-vingt ? clips, stades, synthétiseurs et saxophones ? qu'il s'en méfie. Sa disparition discrète permettra à Knopfler de cheminer auprès de ses héros Chet Atkins et J. J. Cale, aspirant à un calme que son talent lui a longtemps refusé.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Dans la continuité du passage de Walden en poche, nous mettons à portée de tous les lecteurs les écrits de cet auteur incontournable. Par un travail de réhabilitation de ses textes d'abord, par la déclinaison de chacun de ses essais en format de poche ensuite. A l'image du recueil Essais chaque volume sera rehaussé d'un appareillage critique assuré par le spécialiste Michel Granger. Cinquième d'une série de douze ouvrages, La Désobéissance civile est un essai à charge contre le gouvernement et sa politique esclavagiste. A partir de 1842, Thoreau fait le geste symbolique de ne plus payer ses impôts locaux en signe de protestation et sera brièvement emprisonné en réponse à cet acte de résistance. Un ouvrage qui exhorte les citoyens à une résistance réfléchie face au gouvernement.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Ironiquement intitulé Le Paradis à reconquérir, ce texte est une recension du livre de John A Etzler The Paradise within the Reach of all Men dans laquelle Thoreau critique l'utopie technique de l'auteur en y déplorant l'extravagance et l'antihumanisme. Selon Etzler, les machines dompteront bientôt les forces de la nature pour rendre possible le bonheur de tous ; or, rien n'est plus éloigné de l'idéal de vie naturelle du jeune Thoreau. Cet article anticipateur au ton acerbe n'est pas sans rapport avec les critiques actuelles de la technoscience et de l'ingénierie du climat et propose une réflexion pertinente pour notre temps.