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Lire, voir, penser l’oeuvre de Jean-Philippe Toussaint
Devésa Jean-Michel ; Marx William
IMPRESSIONS NOU
26,00 €
Épuisé
EAN :9782874497780
Ce livre entend restituer pour un large public l'essentiel des travaux et des débats du colloque international qui s'est tenu Bordeaux du 18 au 21 juin 2019. Ce colloque a réuni une trentaine d'universitaires, d'artistes, de spécialistes de l'oeuvre de Jean-Philippe Toussaint, en provenance de 11 pays et de plus de 20 universités et institutions. Organisée en présence de l'écrivain, diffusée en temps réel sur internet, cette manifestation a eu l'ambition de contribuer à un renouvellement des modes de partage et de transmission dans le domaine de la littérature contemporaine et de sa critique. C'est Benoît Peeters qui a eu la charge d'en "? modérer ? " les discussions. Avec M. M. M. M. , le cycle romanesque de Marie, il est possible que Jean-Philippe Toussaint ait franchi une étape importante dans l'élaboration d'une production qui invite les lecteurs à une expérience de pensée. Perçu depuis ses premiers ouvrages comme un écrivain de l'exigence formelle (bien représentatif de l'écriture "? blanche ? " et ironique des éditions de Minuit), Toussaint déploie une langue et un univers tout autant étrangers à une expression du vécu qu'à une tentative de radiographier et de réfléchir la société. Livre après livre, il construit un monde, le sien, et façonne un objet éminemment littéraire. Mais sa production littéraire est accompagnée d'un travail et d'une réflexion touchant au visuel qui mobilisent le cinéma, la vidéo, la photographie. L'intermédialité de ses créations suggère l'existence à ses yeux d'une continuité de l'art, un invariant de l'art, correspondant à celui de l'amour et des humains. Si le colloque de Bordaux n'a pas été le premier à étudier l'oeuvre de Jean-Philippe Toussaint, il constitue une étape décisive dans la légitimation et la célébration d'un auteur dont on peut supposer qu'il sera de ceux qui, dans l'espace francophone, passeront à la postérité. Le présent ouvrage a l'ambition de prolonger ces travaux en ajoutant, outre la transcription des débats, des contributions d'écrivains comme François Bon, Emmanuel Carrère, Marianne Kaas et Michiaki Tanimoto.
Ecrire à partir de soi est en tant que tel déjà une opération complexe. Quoi révéler, pourquoi, pour qui ? Que taire ? Que dévoiler ? Mais qu'en devient-il quand la vie, par la force du destin, a sinon déchiré, au moins démultiplié le JE et qu'il s'exprimera désormais en la langue du pays de l'exil, cette langue plus ou moins choisie, plus ou moins maîtrisée ? Comment entretisser, raccommoder, raconter à travers le verbe l'hybridité, les mélodies et cadences de ces doubles vies ? L'adoption d'une écriture dans un idiome étranger s'avère être chez nos auteur.e.s contemporain.e.s une entreprise de survivance, de témoignage engagé mais aussi de jouissance.
La place de Jacques Chessex au sein de la littérature suisse romande est considérable, on ne l'affirmera jamais assez. Force est de constater que son rayonnement à Paris n'en a pas fait un auteur français ; il n'a pas connu ni subi le sort que l'Histoire a réservé aux «grands ancêtres», Jean-Jacques Rousseau, Madame de Staël, Benjamin Constant, Henri-Frédéric Amiel dont l'ancrage helvétique a été totalement ou partiellement gommé. Cela étant, son impact est supérieur à celui de Charles-Ferdinand Ramuz, lequel n'avait pas pour objectif l'émergence d'une littérature «nationale». Chessex briguait-il le statut de «seul, unique et véritable père-fondateur» de la littérature suisse d'expression française ? Il est à la fois un continuateur (il revendique son appartenance à une chaîne d'écrivains) et un pionnier qui use du modèle naturaliste mais le déborde, exhibant la force qui, consubstantielle à tout ce qui est, précipite les êtres et les choses vers leur fin. Il a organisé son existence en pansant ses blessures dans l'ambivalence d'un «Je» qui dévoilait ses plaies autant qu'il les dissimulait par le truchement d'une écriture conçue comme une «confession» performative et conduite sous les regards des lecteurs auxquels il reprochait pourtant leur accointance avec le fini et de Dieu qu'il interpellait. Il était un croyant qui ne méprisait pas le charnel, ses contemporains ne l'admettaient pas toujours, lui s'en amusait volontiers. Le présent essai, avec ses notes de traverses, s'efforce de restituer le cheminement de son auteur dans l'oeuvre de cet important écrivain.
Cet ouvrage constitue à la fois un manuel de base global et une synthèse pour les révisions. Grace à sa présentation claire sous forme de fiches, structurées et facilement accessibles, ce manuel couvre l'intégralité des concepts clés du marketing, ainsi que les TIC et leurs conséquences sur le marketing. Le plan : 94 fiches sur les concepts clés du marketing international, des fondements à la spécialisation.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.