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Entrée de secours. 1999-2003
Deux Fred
TEMPS IL FAIT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782868534798
Fred Deux est un écrivain "culte" mais discret, auteur de quelques grands livres autobiographiques dont La Gana (1958, sous le pseudonyme de Jean Douassot ). Il est également un dessinateur dont l'?uvre très personnelle s'est accomplie dans une constante fidélité à soi-même. Parvenu dans son grand âge, marqué par une "souffrance qui ne s'explique pas" mais qu'il aime, il a trouvé la force de remonter aux sources essentielles de son existence: l'enfance, la maladie, l'amour, le travail. Il en tire un memorandum - qui ne pose pas seulement les questions de l'art et de l'écriture -, très éloigné de la vanité du journal intime. Les pensées quotidiennes y passent sans transition du passé au présent, du dedans au dehors, d'une observation à un souvenir, d'une réflexion à un rêve, sans ordre apparent, mais non pas sans rigueur. De ce "buisson d'épines" où pousse "le fruit défendu de la confidence" il fait un véritable manuel de vie (ou de survie), avec une audacieuse sincérité, mais sans aucune impudeur car, dit-il, "c'est en homme pudique que j'ai parlé grossièrement".
L'auteur nous a subjugués, envoûtés, et, au vrai, je le dis sans goût pour les paradoxes faciles, c'est peu de huit cents pages pour parvenir à un tel résultat. D'autres n'y seraient pas parvenus en trois mille, et beaucoup par leur oeuvre entier. Fred Deux a découvert une planète que nous pensions connaître: le monde du sexe et de l'organique, ou le monde réduit à ses soubassements sexuels et organiques, alors que nous en ignorions la mystérieuse topographie. Pour dresser celle-ci il fallait sans doute un géographe, il fallait surtout un poète pour conduire le géographe. L'auteur s'est laissé mener par l'enfant qu'il a sans doute été et c'est pourquoi La Gana baigne tout entière dans cette poésie cruelle et violente qui est celle de l'enfance aux prises avec des mystères trop grands pour elle. Cette poésie transforme le sordide en objet d'art. Elle permet de substituer au dégoût ou à l'apitoiement facile la révolte. Elle entraîne un ouvrage qui aurait pu n'être que remarquable, et en marge, dans les grandes eaux d'une littérature qui aide à vivre" - Maurice Nadeau (extrait de la préface).
L?auteur de La Gana renoue ici avec son personnage au point où il l'avait laissé à la fin de son premier roman. Il sort de l'enfance, on l'envoie à l'usine, il nous raconte sa fuite effarante devant les Allemands, ces "coupeurs de paluches", sur les routes de juin 40. Nous retrouvons dans La perruque la cave des gardiens d'immeuble misérables et sa plaque d'égout, les rats, l'escalier malodorant, le terrain vague voisin, le quartier sordide avec ses putes, ses cloches, ses gamins fiévreux, ses ivrognes. Et toujours la même constellation familiale autour de l'enfant qui monte en graine, maigre, tendre et méchant, fou du besoin d'autre chose, et le cherchant avec acharnement dans le sexe, dans le vin et le vol, dans l'ordure et l'imprécation, dans d'impossibles rêves de fuite... Comme tous les "hommes de la famille", dont il se sent secrètement solidaire, l'adolescent se trouve coincé jusqu'à l'asphyxie dans l'univers des pauvres. Dans cet effrayant récit d'un apprentissage au coeur d'un univers clos sans espoir, l'auteur avance avec sa musique à lui, boiteuse, sauvage, aride. Il va au-devant de l'horreur comme pour l'exorciser par son excès même, comme si écrire restait encore le seul moyen peut-être de "changer la vie".
Résumé : Une épopée de légende : les PEZON.1897... Parmi les lumières de Montmartre, il y a un trou noir ! Une flamme s'est éteinte. Baptiste Pezon, créateur des ménageries de fauves n'est plus !Une descendante de Théodore Pezon a décidé de faire revivre cette épopée à travers une galerie de portraits étonnants.D'origine lozérienne, la famille Pezon s'est illustrée dans les fêtes parisiennes pendant plus de cent ans. Véritable dynastie, elle a donné au monde circassien une quinzaine de dompteurs.Ce livre est le premier ouvrage entièrement consacré à Jean-Baptiste PEZON.
Résumé : Transposons-nous dans la France du XIXe siècle... Partis de leur Lozère natale, cinq frères s'en allèrent chercher fortune loin de chez eux ! Jean-Baptiste PEZON dont la vie riche en événements a été racontée dans le premier tome de "Épopée de Légende" était le plus connu, mais l'histoire de ses frères est tout aussi passionnante.C'est le sujet de ce second ouvrage : Pour la première fois leur épopée est détaillée . Quatre histoires, quatre personnalités et quatre destins différents mis en relief par de nombreux documents d'époque qui nous plongent dans l'histoire des ménageries foraines de 1825 à 1895. Traversant des fortunes diverses, ils seront eux aussi les pierres fondatrices d'une grande dynastie de dompteurs de fauves !Un monde décidément bien différent des cirques d'aujourd'hui.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati