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Avant le genre. Tryptique d'anthropologie hardcore
Désveaux Emmanuel
EHESS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782713223747
L'idée que l'on se fait de la polarisation entre l'homme et la femme serait universelle. Tantôt on explique cette dualité par des présupposés tirés de la nature (quelle nature?) tantôt, comme le font les "études de genre", on la considère toujours et partout comme une pure construction de l'esprit dénuée de toute justification biologique. Emmanuel Désveaux récuse cette alternative avec force. Pour lui, il s'agit d'écouter ce que l'ethnographie - ou ses équivalents, dans le monde occidental, que sont la littérature la peinture classique et le cinéma - a à nous dire dès lors qu'elle se penche sur trois aires culturelles radicalement distinctes : l'Amérique, l'Australie et l'Europe. L'angle d'attaque se trouve renversé il est question de comprendre comment les conceptions - qui sont toujours d'ordre phénoménologique - de ce qui fonde la différence des sexes créent de la différence d'un point de vue culturel.
Résumé : Toutes les populations autochtones nord-amérindiennes ont subi le choc violent de la colonisation et son cortège de massacres, d'épidémies et de spoliations en tous genres. En cela, l'histoire des Coeur d'Alene, un groupe de langue salish du nord-ouest des Etats-Unis (Idaho), n'est guère différente. Ce qui la rend originale concerne les stratégies, en apparence radicales, déployées par ses membres pour faire face à ces bouleversements : sédentarisation, pratique de l'agriculture et conversion au christianisme.Tout ce qui compte pour devenir, aux yeux des Blancs, de "parfaits sauvages...". Malgré leurs efforts, les Coeur d'Alene voient leur territoire éclater au XXe siècle sous la pression du gouvernement et ils doivent à nouveau transiger avec des éléments qui mettent en danger l'intégrité des systèmes traditionnels. En examinant l'ethnographie classique et contemporaine, l'auteur propose, dans une langue toujours accessible, une analyse fine des phénomènes qui sont directement liés à ces processus de négociation culturelle, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, tel le complexe rituel du pow-wow.
Paru en 1949, Les structures élémentaires de la parenté est la première étude synthétique de ce que l'anthropologie désigne sous le terme de parenté. Lévi-Strauss y regroupe les problématiques linguistiques qu'elle pose, celles plus proprement sociologiques du mariage et de la filiation, et celle d'ordre éminemment psychologique de la prohibition de l'inceste qu'avait soulevée Freud en son temps. Par le lien qu'il instaure et par le renoncement qu'il impose, l'échange matrimonial se trouve au fondement de toute société humaine. Il signale le passage de la nature à la culture ; il est inhérent à l'ordre social. Cet ouvrage majeur constitue la première étape d'une oeuvre fondatrice du structuralisme en anthropologie, qui ne s'est jamais laissé enfermer dans cette étiquette. S'il préfigure ainsi La pensée sauvage et Les mythologiques, il doit également se lire comme le pendant théorique de Tristes tropiques.
Résumé : Le cadeau idéal pour un anniversaire ! La nouvelle édition d'une collection à succès avec un contenu entièrement nouveau ! Un concept toujours original : une belle grande histoire et des pages découvertes autour de l'âge de l'enfant.
Désveaux Emmanuel ; Giogà Paolo ; Nicolizas Costan
Je hais les voyages et les explorateurs." C'est par cette formule fracassante que s'ouvre, en 1955, Tristes tropiques. Vingt ans plus tôt, entre 1935 et 1939, Claude Lévi-Strauss et sa première épouse, la philosophe et anthropologue Dina Dreyfus, s'enfonçaient dans les terres alors peu fréquentées du Mato Grosso, à la rencontre des peuples autochtones. De ces mois passés au contact des Caduveo, des Bororo, des Nambikwara, des Kaingang, des Mundé ou des Tupi-Kawahib, subsiste un corpus imposant de documents, déposé à la Bibliothèque nationale de France : carnets de route, notes ethnographiques et linguistiques, croquis, partitions musicales, esquisses de roman, clichés photographiques, etc. Cet ensemble constitue un véritable trésor que le présent ouvrage, illustré des plus belles pièces de ce fonds d'archives, invite à découvrir. Au-delà d'une plongée dans le Brésil des années 1930 et d'un éclairage renouvelé sur les pratiques de terrain de deux anthropologues français à l'orée de leur carrière, Aux sources de Tristes tropiques retrace la genèse du plus célèbre récit de voyage du XXe siècle, entre ambitions scientifiques partagées et drame de l'intimité.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.