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Coeur d'Alene. Ethnohistoire d'une communauté indienne d'Amérique du Nord
Charle Matthieu ; Désveaux Emmanuel
DEPAYSAGE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782902039005
Toutes les populations autochtones nord-amérindiennes ont subi le choc violent de la colonisation et son cortège de massacres, d'épidémies et de spoliations en tous genres. En cela, l'histoire des Coeur d'Alene, un groupe de langue salish du nord-ouest des Etats-Unis (Idaho), n'est guère différente. Ce qui la rend originale concerne les stratégies, en apparence radicales, déployées par ses membres pour faire face à ces bouleversements : sédentarisation, pratique de l'agriculture et conversion au christianisme.Tout ce qui compte pour devenir, aux yeux des Blancs, de "parfaits sauvages...". Malgré leurs efforts, les Coeur d'Alene voient leur territoire éclater au XXe siècle sous la pression du gouvernement et ils doivent à nouveau transiger avec des éléments qui mettent en danger l'intégrité des systèmes traditionnels. En examinant l'ethnographie classique et contemporaine, l'auteur propose, dans une langue toujours accessible, une analyse fine des phénomènes qui sont directement liés à ces processus de négociation culturelle, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, tel le complexe rituel du pow-wow.
Le numéro 9 de Notes et Morceaux choisis se veut une mise au point concernant la crise actuelle des sociétés capitalistes. Mise au point théorique offerte par l'article de Charles Wright Mills, qui, il y a cinquante ans décrivit en détail l'apparition d'une société de masse. Depuis, celle-ci s'est renforcée de tout un appareillage de nouvelles technologies de l'information et de communication confirmant la pertinence de son analyse. Mise au point pratique ensuite : à ceux qui souhaitent que la crise s'aggrave, Matthieu Amiech rappelle la profondeur de notre dépendance matérielle et psychologique aux gestionnaires et à leurs industries, qui ne rencontre actuellement aucune opposition politique conséquente. Un appel au courage politique, contre un optimisme creux qui voudrait faire croire que "la situation est excellente" .
Résumé : Des nouvelles au cynisme cinglant, inspirées de la vie de Bukowski. Avec Au sud de nulle part, des " Contes souterrains " publiés en 1973, Bukowski replonge à corps perdu dans sa folie ordinaire. Ou, plutôt, il mêle ses délires à ceux d'autres types, restituant ce qu'il a connu, vu, pigé, enregistré, et qu'il recrache aujourd'hui, comme des morceaux de bidoche hachée gros, presque saignante.
Résumé : Ecrit exceptionnel de Charles Péguy, la note sur M. Descartes parle cependant de tout sauf de René Descartes. Le grand philosophe n'est en effet que le prétexte introductif à un voyage à travers les méandres clairs et sinueux si caractéristique de la pensée de Péguy, et notamment ses thèmes fétiches : la pensée de Bergson, grand penseur du temps ; le Juif et le Chrétien ; le catholicisme ; l'écriture et le durcissement de la pensée ; la Grâce et la Sainteté. Ces dernières sont au coeur de l'ouvrage : Péguy ne se lasse pas, dans des réflexions d'une force rigoureuse et d'un lyrisme tenu, d'analyser à travers elles de grandes figures comme le Polyeucte de Corneille, Saint-Louis et Jeanne d'Arc ; mais aussi de revenir en longueur sur la chevalerie française, la royauté, l'Histoire de France. A travers ces cheminements si pleins d'une nécessité qui lui est propre, Péguy revient ensuite longuement sur la sainteté de Jésus, sur l'avilissement du monde moderne, l'épargne, l'avarice et même les fonctionnaires et la retraite. Un livre d'un charme, d'une profondeur et d'une fascination infinies, dans lequel s'épanouit le meilleur de Péguy.
Au soir de sa vie, grand-mère (kukum, en langue innue) depuis longtemps déjà, Almanda Siméon se retourne sur son passé et nous livre son histoire, celle d'une orpheline québécoise qui tombe amoureuse d'un jeune Amérindien puis partage la vie des Innus de Pekuakami (l'immense lac Saint-Jean), apprenant l'existence nomade et brisant les barrières imposées aux femmes autochtones. Centré sur le destin singulier d'une femme éprise de liberté, ce roman relate, sur un ton intimiste, la fin du mode de vie traditionnel des peuples nomades du nord-est de l'Amérique et les conséquences, encore actuelles, de la sédentarisation forcée. Son auteur Michel Jean, descendant direct d'Almanda Siméon, est un journaliste reconnu au Québec.
Résumé : Un roman comme un voyage. Où l'on quitte le Montréal festif des étudiant·e·s pour gagner les forêts, les lacs et les rivières de Nitassinan, en passant par Vancouver, Mexico et Pessamit. Où l'art révèle, à chaque étape, la beauté millénaire des cultures autochtones et leur souveraine indocilité. Un roman comme une initiation. Où le rêve est une dimension du réel, et le territoire une matrice. Où, avec l'aide des esprits, on trace sa voie. Un roman comme une réparation. Où l'on affronte un passé qui ne passe pas. Où la fille peut être la mère de sa mère, et aussi une jeune femme apaisée et amoureuse et puissante.
C'était une époque où l'écriture n'existait pas, où les heurs et malheurs du quotidien étaient consignés dans la tête des anciens. Gardiens du temps, ils étaient archivistes du territoire, qu'ils sillonnaient saison après saison et dont ils connaissaient chaque rivière, chaque montagne. Ces récits du vieux chasseur Mathieu Mestokosho ont été collectés par l'anthropologue Serge Bouchard en 1970. Ils concernent la dernière génération des Innus à avoir passé leur vie entière dans le Nitassinan, confrontés, de campement en campement, du lac Brûlé à la rivière Saint-Jean, aux incommensurables forces de la nature. Mémoires d'une humanité nomade révolue, ils ont une valeur documentaire inestimable.
Résumé : "Il fallait faire payer ces lâches qui s'étaient mis à plusieurs pour lui infliger cette blessure. Oui. Il fallait se venger, mais d'une façon différente. A la façon du chasseur". Un soir comme un autre, dans un petit village de coupeurs de bois, au nord de la rivière Gatineau. Une beuverie. Des Blancs s'en prennent à un Algonquin. Lui tranchent la main. Réfugié en forêt, il élabore un plan pour punir ses bourreaux. Puis l'exécute méthodiquement. Il ne peut en être autrement : il s'appelle Minji-mendam, "Celui qui se souvient longtemps" . Inoubliable roman de la dépossession et de la violence raciste, Le Bras coupé est la première fiction écrite en français par un Autochtone du Québec.