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Le gouvernement en déplacement. Pouvoir et mobilité de l'Antiquité à nos jours
Barbier Josiane ; Chausson François ; Destephen Sy
PU RENNES
40,00 €
Épuisé
EAN :9782753576803
D'Hatshepsout à Hitler, d'Assurbanipal à Khrouchtchev, de Théodose Ier à Barack Obama, il n'est pas de détenteur de l'autorité suprême qui ait gouverné immobile. Alors que cette mobilité des dirigeants politiques s'observe de l'Antiquité à nos jours, un mode de gouvernement aussi général n'avait jusqu'ici jamais fait l'objet d'un questionnement global et systématique. Cet ouvrage rassemble une quarantaine de contributions intéressant cinq millénaires et quatre continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe). Réparties selon la périodisation convenue de l'histoire occidentale (Antiquité, Moyen Age, période moderne, époque contemporaine), ce sont autant de synthèses d'histoire politique et institutionnelle, aussi attentives aux singularités de la documentation qu'aux enjeux de l'historiographie. Elles mettent en lumière des logiques et des pratiques communes à des Etats et des systèmes politiques fort divers, tout en montrant leurs évolutions et reformulations au fil du temps.
Lorsque Jacqueline et René Bénézech, grands voyageurs et ethnographes convaincus, partirent en direction de I' Europe du Sud et des Balkans au début des années trente, ni l'un ni l'autre n'aurait imaginé combien l'Albanie, au départ une destination de passage, allait marquer leur vie. Malgré les difficultés rencontrées en chemin lors d'un premier séjour en 1931, le couple, passionné par la découverte de ce pays, organise un séjour plus long (du 16 août 1938 au 15 janvier 1939). Ce second voyage sera alors mené dans le cadre d'un accord avec le Musée de l'Homme, qui charge René, photographe, d'étudier les costumes traditionnels portés par les Albanais de l'époque. Un récit extraordinaire rédigé au jour le jour par Jacqueline et des photographies uniques de René Bénézech, conservées aujourd'hui au Musée du quai Branly-Jacques Chirac, offre au public un ensemble documentaire précieux sur un pays aux traditions d'une grande richesse et peu visité durant cette période de l'entre-deux-guerres.
De plus en plus nombreux dans notre société, les pervers narcissiques constituent près de 10 % de la population. Ils ont une organisation psychique très rigide et archaïque, caractérisée par l'emprise et la jouissance. Leur destructivité est considérable. Comment les repérer ? Y a-t-il un profil type de victime ? Comment sortir de leurs griffes ? Plus largement, quelle est l'importance de l'éducation, des rôles spécifiques de la mère et du père dans la fabrique de cette perversion ? Encore plus largement, notre société n'est-elle pas en train de se transformer en une véritable fabrique de pervers ordinaires ?
L'histoire du livre (manuscrit ou imprimé) constitue un des domaines les plus prometteurs étudiés par l'école historique française actuelle. Dépassant le cadre étroit des chronologies universitaires (Antiquité, Moyen Age, périodes moderne et contemporaine), elle s'inscrit dans le temps long d'une histoire des cultures et des pratiques culturelles, dont elle est l'une des principales voies d'accès. Cette histoire du livre se comprend par ailleurs comme interdisciplinaire, puisqu'elle touche aux domaines de l'histoire littéraire, mais aussi économique, technique, sociale, politique et culturelle. Enfin, elle est l'un des champs où, depuis une vingtaine d'années, on a le plus systématiquement développé une problématique d'histoire comparée entre les différents pays. Cette analyse de l'histoire du livre et de l'écrit revêt une importance toute particulière. D'une part l'écrit et l'imprimé font partie des principaux points d'ancrage autour desquels s'est structuré le processus d'identification collective depuis la période moderne. D'autre part, l'histoire du livre permet de placer en perspective les phénomènes liés à l'actuelle révolution des nouveaux médias, et propose un certain nombre de clefs permettant de les analyser et de mieux les comprendre. Le présent manuel se veut à la fois une introduction à ce domaine et un bilan des recherches effectuées ou en cours, notamment en France, où s'est opéré un profond renouvellement des méthodes et des approches.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?