Lorsque Jacqueline et René Bénézech, grands voyageurs et ethnographes convaincus, partirent en direction de I' Europe du Sud et des Balkans au début des années trente, ni l'un ni l'autre n'aurait imaginé combien l'Albanie, au départ une destination de passage, allait marquer leur vie. Malgré les difficultés rencontrées en chemin lors d'un premier séjour en 1931, le couple, passionné par la découverte de ce pays, organise un séjour plus long (du 16 août 1938 au 15 janvier 1939). Ce second voyage sera alors mené dans le cadre d'un accord avec le Musée de l'Homme, qui charge René, photographe, d'étudier les costumes traditionnels portés par les Albanais de l'époque. Un récit extraordinaire rédigé au jour le jour par Jacqueline et des photographies uniques de René Bénézech, conservées aujourd'hui au Musée du quai Branly-Jacques Chirac, offre au public un ensemble documentaire précieux sur un pays aux traditions d'une grande richesse et peu visité durant cette période de l'entre-deux-guerres.
Présentation de l'éditeur Confronté à l'impression de voir, lors d'une réception d'après-match, des mutants venant d'une autre planète, en lieu et place de joueurs de rugby, Laurent Bénézech décide de tirer la sonnette d'alarme en publiant un interview fracassante dans Le Monde en mai 2013 qui annonce que "le rugby est dans la même logique que le cyclisme avant l'affaire Festina". Son témoignage, le premier dans l'histoire du rugby à évoquer le spectre du dopage, déclenche un véritable scandale au sein du monde de l'Ovalie. Fédération, joueurs, médecins... tous sont décidés à faire taire cet empêcheur de tourner en rond. Mais l'ex-pilier de l'équipe de France enfonce le clou devant la commission parlementaire sur le dopage. Laurent Bénézech raconte ici son combat, n'ayant pas peur d'assumer ses propos et leurs conséquences qui, notamment, l'ont amené devant la justice, poursuivi aussi bien par le syndicat des joueurs - et près de 130 joueurs nominativement - que par Philippe St André, le sélectionneur de l'équipe de France. Surtout, il mène lui-même l'enquête et profite de ce livre pour, documents à l'appui (ordonnances, extrait du suivi longitudinal tel que pratiqué par la Ligue auprès des joueurs professionnels, études morphologiques entre autres), dénoncer les pratiques qui poussent son sport vers une fuite en avant destructrice au nom de la performance absolue. D'un accompagnement médicalisé au-dessus de tout soupçon durant la Coupe du monde 1995 à l'absolue faiblesse des contrôles antidopage (avec des joueurs régulièrement blanchis par les instances), du rôle d'un étrange préparateur physique dans les succès d'un grand club français au comportement suspect de l'équipe d'Angleterre durant la Coupe du monde 2007 en passant par l'utilisation des corticoïdes du lundi au mercredi..., l'auteur dévoile ce qu'il a vu et vécu et s'appuie sur les témoignages d'autres acteurs du rugby.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Bénézech est médecin en soins palliatifs au CHRU de Montpellier. Membre des sociétés françaises d évaluation et traitement de la douleur, et d'accompagnement et de soins palliatifs (SFETD et SFAP), il a déjà publié des ouvrages sur la douleur et sur la fin de vie.
Le phénomène de diffusion des droits fondamentaux n'est pas un épiphénomène ou un effet de mode mais un mouvement profond et de grande ampleur qui répond pleinement à la finalité axiologique assumée des sociétés démocratiques. Sous l'influence déterminante de la Cour européenne, la fondamentalisation des droits est notamment à l'origine, au nom de l'effectivité, d'une survalorisation des circonstances de l'espèce et de la situation particulière du justiciable. Elle a pour effet de bouleverser l'office du juge. Par son objectif indépassable de rétablir l'équilibre un jour rompu, la fondamentalisation des droits permet également de reconsidérer la délicate question des finalités du droit oscillant entre idéal de Justice et régulation.
Cette revue constitue une présentation synthétique de l'histoire de l'Ordre de la Rose-Croix, mais également et surtout de la philosophie et de l'enseignement proposés par l'A.M.O.R.C. Si vous en êtes membre, vous pouvez vous la procurer pour compléter vos archives personnelles ou pour donner à une personne susceptible d'être intéressée. Quant aux non-membres ou aux sympathisants, ils y trouveront une source complète d'informations sur le rosicrucianisme, tel que l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix le perpétue et le propose de nos jours.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.