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LA VOIX JUSTE - ESSAI SUR LE BREF
DESSONS GERARD
MANUCIUS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782845784420
Notre époque nourrit un intérêt particulier pour la parole brève, qu?elle considère comme une marque de la modernité littéraire, en oubliant parfois que la question est ancienne. De la brachylogie des rhéteurs grecs à la "forme brève" de nos contemporains, en passant par la brevitas des orateurs latins ou le minor poem d?Edgar Poe, l?histoire du bref apparaît constituée de pratiques discursives diverses, tant collectives qu?individuelles. Retrouver les enjeux liés à ces différentes conceptions du bref permet en retour de porter un regard critique sur la manière dont la question est abordée aujourd?hui. De ce point de vue, la confusion entre le bref, qualité interne du discours, et le court, propos sur la dimension, reste une difficulté majeure. Cette confusion a favorisé le regroupement, sous la catégorie de "formes brèves", d?un bric-à-brac d?objets de langage ayant pour point commun leur seule "petite" dimension, à l?image de la bribe, de la maxime, de la fable, de l?injure, du haïku, ou de la coupure de presse. A partir d?une réflexion générale - historique et critique, le présent essai propose de penser la brièveté en dehors des dualismes, qu?ils soient formels (le court opposé au long) ou rhétoriques (le concis opposé à l?ample). Le point de vue d?une poétique des discours permet de concevoir différemment l?idée de bref par la notion de justesse, qui appartient en propre, dès l?Antiquité, à la question de la brièveté.
L'analyse des textes poétiques apparaît souvent comme une entreprise difficile. La diversité des formes déconcerte et leur spécificité rend inopérante l'application systématique de recettes préalables. Pourtant, un poème est objet de langage au même titre qu'un récit ou une pièce de théâtre, et, en tant que tel, son commentaire appelle une démarche réfléchie et raisonnée. Analyser un poème consiste à mobiliser un savoir pour étudier comment une œuvre signifie. L'analyse devra être attentive non seulement à la forme de l'œuvre mais aussi - et en priorité - à la situation de cette forme. Destiné aux étudiants en lettres (modernes et classiques) et aux élèves des classes préparatoires littéraires, cet ouvrage étudie chacun des éléments constitutifs du discours poétique en s'appuyant sur de nombreux exemples et en proposant des exercices. Le commentaire de deux textes, Abel et Caïn de Charles Baudelaire et Feuillets d'Hypnos de René Char, illustre concrètement la démarche de l'auteur.
La question " qu'est-ce que la littérature ? " n'a cessé d'être posée, sous cette forme ou sous une autre, au cours de l'histoire. Même si l'idée de " littérature " est relativement moderne, les enjeux et les problèmes qu'elle pose sont aussi anciens que le langage lui-même. C'est dire que les réponses à cette question sont nécessairement infinies, variées, contradictoires, tant elles sont liées à un ensemble de savoirs sur le langage, sur la création, et, plus fondamentalement peut-être, sur l'idée d'homme. Cette Introduction à la poétique - ou " théorie de la littérature " - se donne deux objectifs principaux. D'abord, présenter, en les éclairant, les grandes conceptions de la littérature, d'Aristote à la linguistique contemporaine, en passant par la rhétorique et la sémiologie. Ensuite, proposer à l'étudiant des outils conceptuels lui permettant d'apprécier les enjeux de telle ou telle orientation et surtout d'acquérir un regard critique sur des problèmes qui apparaissent souvent comme des points de vue de spécialistes, parfois arbitraires et à propos desquels on peut se demander s'il existe une " vérité " de la littérature.
Résumé : " L'odeur de la peinture pourrait te faire du mal ! " Par ces mots, Rembrandt prévenait les visiteurs de son atelier, intrigués par la facture singulière de ses tableaux, du danger de s'en approcher. Au regard de la place particulière de cette oeuvre dans l'histoire de l'art, on peut formuler l'hypothèse que le propos de Rembrandt présentait, au-delà de considérations matérielles, une conception " toxique " de la peinture, alors inacceptable pour une partie de ses contemporains. Le Boeuf écorché est exemplaire de cette manière nouvelle, faite d'une pâte épaisse, triturée par de larges mouvements de brosse. Si cette façon de peindre convient pour un tableau de boucherie, le problème se pose lorsque les modèles sont des portraits et des nus. Le tableau fait alors surgir le questionnement du rapport faussé entre la peinture et la beauté, de l'inadéquation entre l'art et le goût. Il s'agit alors de s'interroger sur la force unique d'une oeuvre capable de provoquer, chez qui la contemple, un vacillement de la raison.
Comprendre la psychopathologie de l'enfant nécessite de disposer d'une théorie permettant d'appréhender le fonctionnement psychique de l'enfant, les conflits qu'il traverse et les crises qu'il surmonte. Cet ouvrage propose donc en premier lieu une théorie du développement psychique de l'enfant selon le modèle psychanalytique du fonctionnement psychique, sur laquelle puisse se baser une psychopathologie au plus près de la clinique. Il apporte un éclairage à la compréhension des formes primitives de la vie psychique, à travers l'étude des angoisses et des défenses archaïques, particulièrement au sein des états autistiques et psychotiques. Il étudie également les troubles névrotiques et limites de l'enfance. Enfin, une place est faite à l'abord psychothérapeutique à travers la spécificité des psychothérapies analytiques avec les enfants.
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...