Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le nouveau commerce urbain. Dynamiques spatiales et stratégies des acteurs
Desse René-Paul
PU RENNES
18,29 €
Épuisé
EAN :9782868475589
Appréhendés dans le cadre d'une mobilité accrue, à l'échelle de l'agglomération, les nouveaux comportements des consommateurs plébiscitent de nouveaux espaces de commerce et de loisirs. A un centre-ville, creuset du lien social, unique pôle de la cité reconnu par tous, se substitue un espace morcelé, archipel de pôles commerciaux, fait de pratiques à la carte, selon le temps dont l'on du niveau de revenu, du degré de mobilité. L'éparpillement de l'appareil commercial et sa nouvelle structuration en quelques pôles majeurs sont des phénomènes bien perçus par les acteurs institutionnels. L'ouvrage étudie la mise en place des politiques de régulation du développement des grandes surfaces tant au niveau départemental que national : dix-sept ans de fonctionnement des CDEC et de la CNEC sont ainsi analysés. Avec la mise en place de la décentralisation, les collectivités locales ont eu des responsabilités accrues en matière d'aménagement du territoire communal sans dispositif de coordination. A la déresponsabilisation de ceux qui avaient en charge la planification urbaine, chacun gérant son territoire communal selon ses intérêts spécifiques, succède une intercommunalité de projets. Celle-ci devrait permettre la contractualisation de politiques globales tant au niveau du choix des nouvelles implantations commerciales que du développement des infrastructures de transport.
Avec une préface de René-Paul Desse Entre mondialisation et innovations locales, la mise en tension des espaces urbains est souvent déstructurante. Elle touche particulièrement les villes moyennes et moyennes supérieures (dites intermédiaires) à l'épreuve de la métropolisation. En s'appuyant sur un contenu à la fois productif (distribution et commerce) et gestionnaire (politiques urbaines, aménagement de l'espace commercial, opérations d'urbanisme), l'intérêt de cette approche scientifique est d'appréhender des démarches et outils de régénération économique stricto sensu et associés à des opérations de renouvellement urbain plus larges, destinés à pallier des situations de déprises commerciale et urbaine. Les modalités mises en oeuvre pour tenter d'éradiquer ou atténuer les effets de ces crises interrogent d'emblée l'efficacité ou non des outils de reterritorialisation adoptés et appliqués aux territoires du commerce urbain. Au croisement des dynamiques entrepreneuriales, de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme notamment commercial, cette étude vise à mieux comprendre les facteurs d'adaptation/réadaptation économique et urbanistique capables d'enclencher ou non une résilience soutenable des territoires dans la ville en transition.
Soumagne Jean ; Desse René-Paul ; Gasnier Arnaud ;
La temporalité est consubstantielle à l'activité humaine, aux réalisations et actions à long terme comme à la vie quotidienne. Les villes, leur façonnement, leur "renouvellement" comme leur extension, en sont une expression éloquente, et la vie des citadins se fonde sur des rythmes, des temporalités spécifiques qui s'entrecroisent et se modifient. Face à cet écheveau, les analyses géographiques ont davantage concerné les phases de l'étalement urbain que les modalités temporelles de la vie de la cité. Plus récemment, des approches opérationnelles ont émergé où l'espace et le temps sont considérés comme deux facettes complémentaires à examiner de concert. Le "chronotope" est ainsi l'objet de programmes de recherche et l'urbanisme est passé lui aussi à l'interprétation chronotopique, axe d'investigation prometteur pour comprendre la condensation d'activités dans des lieux complexes et polychroniques. Ainsi, tant en géographie qu'en aménagement urbain, le complexe spatio-temporel supporte des analyses enrichies qui sont passées de l'empirisme au conceptuel puis à l'opérationnel. L'enjeu est ici d'approfondir la connaissance des concepts et des pratiques socio-spatiales en les appliquant pour les villes françaises aux services commerciaux et non-marchands dans leurs périodicités diverses. Il s'agit aussi de réfléchir à l'aménagement urbain durable qui, avec son usage économe des ressources, doit prendre en compte les entrées spatiales mais aussi les notions de phase, de rythme, de temps, de synchronisation, c'est-à-dire combiner les connexions sociétales et celles de l'espace.
Soumagne Jean ; Desse René-Paul ; Gasnier Arnaud ;
La fonction marchande est une composante essentielle de la vie de la Cité, d'un point de vue économique et par la contribution à la sociabilité urbaine. Les changements radicaux qui affectent l'appareil commercial en France, de concert avec de nouvelles formes de dilution de la ville dans l'espace périurbain et ses marges, ont pour conséquence un affaiblissement des centralités classiques et du lien social dans les coeurs de ville. Cependant, ces évolutions réputées récessives ne se produisent pas systématiquement. Des mécanismes positifs de rétroaction se produisent se concrétisant par des résistances des polarités urbaines ; des transformations techniques. économiques. architecturales traduisent une vitalité renouvelée du tissu urbain et commercial. Cette résilience a des racines endogènes ou extérieures et touche l'urbain dans ses différentes composantes. L'enjeu de l'ouvrage est de discerner les éléments d'impulsion de ces revitalisations, le complexe de ses facteurs, d'en voir les interactions, de pointer les acteurs sociaux du phénomène à partir d'une série d'études de cas.
En milieu vodoun, l'espace et son contenu appartiennent à Dieu et aux dieux, avant les hommes. Le vodoun est dans la nature et les marqueurs végétaux, les dieux-objets, les territoires aquatiques et autres en font un marqueur spatial prégnant. Les concessions ouvertes et fermées en milieu urbain comme en milieu rural constituent des territoires non corruptibles et des hauts lieux imprégnés d'identité, d'histoire et de religion. Cette collusion d'hommes, de territoire et de sacré fait aussi de la concession familiale une forteresse imprenable. Il se pose alors en matière d'aménagement, le problème des espaces bloqués, inviolables et inaliénables. Le vodoun influence véritablement l'occupation de l'espace et se pose comme un facteur incontournable dans les actions qui visent à donner une autre configuration à des espaces déterminés. Le mode de production de l'espace en milieu vodoun est spécifique et reste lié au sacré. On comprend alors les sources des conflits "monde moderne" contre "milieu traditionnel", ainsi que les raisons pour lesquelles les acteurs de la gouvernance s'activent pour des relations et une collaboration apaisées entre les différents acteurs de la société. Le vodoun est aujourd'hui une culture à la croisée des chemins, prêt comme toujours à s'adapter, mais pas à tout céder. Les remparts mis en place pour assurer ses arrières sont énormes et l'un des plus sûrs et des plus solides est l'Homme, l'Homme pris dans un rapport social de communication au point de s'aliéner totalement et de se confondre au territoire qui l'a vu naître.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour