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Le nom des fous. Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France
Dessaules Marion
MJW
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090590052
Ce livre a d'abord été conçu comme un Guide alternatif des hôpitaux psychiatriques de France où il y aurait aussi eu des piscines, des bibliothèques et des salons de thé. Mais l'auteure a été emportée par l'écriture sans vouloir se contraindre au style d'un guide. Le lecteur découvrira, tout de même, les hôpitaux psychiatriques et les piscines au fil des pérégrinations de Marion. Son histoire et sa difficulté de vivre reflètent les origines, l'histoire et les difficultés de l'hospitalisation en psychiatrie et renvoient l'institution à ses impasses. La psychiatrie a certainement connu différentes crises, mais ici, Marion se réfère à celle de 2009 où le fou a été stigmatisé comme criminel et dangereux. Son témoignage personnel propose un autre regard sur la folie, vécue comme une traversée et une expérience existentielle de premier plan. Refusant de l'enfermer dans une vision déterministe ou fataliste, elle s'en sortira et saura encourager les autres à s'en sortir à leur tour. Le lecteur trouvera ici une véritable sensibilité dans les descriptions qui lui feront comprendre comment le monde peut basculer pour un individu, si bien qu'il a besoin d'être aidé et compris, avant tout. En quelque sorte, cette lecture peut jouer le rôle d'un "stage clinique en psychiatrie". Car le lecteur se trouvera captivé par des points de vue et des aperçus pas si fous que cela, et souvent pleins d'humour. En cela, l'auteure porte loin Le Nom des fous !
Jean-Louis Dessalles se demande si le langage humain ne serait pas un paradoxe de l'évolution. En effet, nous sommes tellement immergés dans le langage que nous ne remarquons pas à quel point ce comportement, universel dans notre espèce, constitue une exception absolue dans le règne animal. Bien que toute la variété de la communication animale ne nous soit pas entièrement connue, il est très difficile d'y trouver un analogue au langage. Pourquoi ? Pascal Picq s'appuie sur l'éthologie et la psychologie comparée pour comprendre l'apparition du langage articulé : ce dernier, quoi qu'on en dise, n'est pas apparu parce qu'il fallait que l'on parle... Enfin, Bernard Victorri se demande quand nos ancêtres ont pris la parole et si cette parole fut immédiatement celle que nous, derniers des hommes modernes, pratiquons.
Résumé : Ceci n'est pas un récit d'enfance, mais une série de fragments, entre rires et larmes, sur un passé qui a eu bien du mal à passer. Ceci n'est pas non plus un rêve d'enfant : il ne s'agit pas de rendre justice, comme quand on était petit, puisque la vie est injuste, on nous l'a assez répété. Ce sont des éclats, comme ceux d'un miroir brisé : en se voyant en morceaux, on peut aussi se couper. Ca s'est passé près de chez vous, en province, dans les années 1970...
Une femme et sa nouvelle coiffeuse, un homme et son amante le jour de ses trente ans, quelques jours de vacances autour d'une piscine vide, l'ambition d'Amar Dahrieussouk de devenir écrivain et de faire interdire les chiens à Paris, l'histoire d'un directeur de théâtre apparemment alcoolique, l'intranquillité identitaire d'une jeune femme à la suite de sa relation douloureuse avec un écrivain, des séances de psychanalyse qui tournent mal, quelques éclairs de bonheur quand même, volés à la violence du monde : l'essentiel est de le dire avec justesse et sans trop d'injustice pour que le lecteur s'y retrouve.
Malgré la gravité des sujets abordés dans ces nouvelles, l'écriture et l'humour semblent fournir une issue, ou au moins un chemin. Une femme se transforme en baleine, un poisson rouge nage dans un bocal en forme de téléviseur, des émirs apprennent le français sous hypnose, Sade reçoit une lettre d'une femme qui fut sa lectrice assidue, une jeune femme fait blinder sa porte pour empêcher les souris d'entrer chez elle ... Dans cet univers gagné par une folie douce ou plus acide, les métaphores obsédantes finissent par créer un mythe personnel, où chacun peut se lire à son tour.
L'auteur, passionné de J.-P. Sartre, propose une lecture à travers la philosophie, l'histoire et la littérature pour aborder des questions fondamentales sur notre société d'aujourd'hui. Il nous raconte comment Sartre a pris conscience de l'engluement dans des héritages, à commencer par celui de la civilisation. Cette civilisation comme étant le logos, la parole, la logique, le discours écrit, la loi du monde, l'intelligence, la science, la rationalité, la raison. Pour cela l'auteur nous fait voyager dans l'histoire depuis avec "la raison grecque" qui a procédé méthodiquement à une liquidation des dieux de l'Olympe, à une émancipation de la "raison mythologique", pour finalement s'imposer au fil des siècles, des millénaires comme Civilisation ou Raison. En effet de sa "naissance" à nos jours, la Raison ne sait faire que trois choses et rien d'autre : mater, formater, colmater la nature en l'homme et hors de l'homme. Alors, Bassidiki Coulibaly fait dialoguer les grands penseurs entre eux autour de l'Occident qui file, sans frein ni marche arrière ; progrès, développement, croissance ! "Nous sommes embarqués", a écrit Pascal. "Serions-nous muets et cois comme des cailloux, notre passivité même serait une action", constate Sartre. Sartre a traversé le XXe siècle en choisissant d'incarner le personnage du fou de dame Raison. Il a décidé en toute souveraineté, c'est-à-dire après s'être débarrassé des idoles héritées, d'affronter la Raison en retournant contre elle ses propres armes, en tout lieu et sans répit. Projet humaniste au sens de Térence, engagement planétaire que Sartre a mené par générosité, par amour, avec passion, avec l'intime conviction de l'"homme total", de l'"individu souverain" qui sait qu'il ne faut se fier qu'à sa propre raison car la Raison ne peut avoir raison que par la force et la mystification.
Résumé : Si l'on devait résumer Manchester aujourd'hui, les mots-clés seraient sûrement : musique et football. Cependant, l'histoire musicale de Manchester n'a pas eu le développement typique qu'ont connu d'autres villes du pays. Son essor est intimement lié à la crise de la désindustrialisation des années soixante-dix et à la récession des années 1980. Buzzcocks, Joy Division, The Fall, New Order, The Smiths, Happy Mondays, Stone Roses, The Charlatans ou Oasis, Factory Records et l'Haçienda, autant de noms évocateurs inhérents à la culture mancunienne dans l'histoire musicale britannique contemporaine. Ces derniers ont tous contribué à inscrire Manchester sur le planisphère des villes culturelles de premier plan grâce à leur détermination. Avant 1976, Manchester était l'archétype d'une ville ouvrière que la révolution industrielle avait bâtie pour asservir la classe ouvrière dans ses usines. Il a suffi de deux concerts des jeunes punks Sex Pistols, invités par deux étudiants de Manchester, pour que sa jeunesse cherchant une échappatoire aux fractures sociales et éprise d'une volonté révolutionnaire, attrape le train en marche afin de redorer la réputation de leur ville à l'international et confirmer sa créativité avant-gardiste dans l'industrie musicale nationale. Dans la deuxième moitié des années quatre-vingts, Manchester devint un symbole des musiques électroniques en Europe, particulièrement grâce à l'acid house qui fit vibrer ses clubs de légende. Ce terreau unique développa l'empreinte Madchester. De la fin des années soixante-dix jusqu'au tournant du millénaire, la ville s'est totalement métamorphosée. Manchester est aujourd'hui une métropole à l'urbanisme moderne, centrée sur le monde des affaires, où l'économie est florissante et la culture foisonnante. Cette histoire est étroitement liée au contexte politique et économique particulier de l'Angleterre du dernier quart du XXe siècle, marqué par les gouvernements Thatcher et Blair. C'est grâce à sa scène musicale que Manchester est aujourd'hui devenue une ville incontournable dans l'histoire des musiques populaires occidentales.
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.