Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA MEMOIRE DES VIES ANTERIEURES. Ascèse et Vies successives
Desjardins Denise
TABLE RONDE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782710308034
L'homme n'est qu'oubli perpétuel et pourtant ce petit homme dessiné par Marol en couverture se doute-t-il qu'une fois ouverte la première porte de son inconscient, il va peut-être se trouver confronté aux multiples expériences de ses existences passées ? La Mémoire des Vies antérieures décrit le réveil d'une mémoire sclérosée par la répression, mais qui peut se réanimer et remonter le cours du temps, l'enfance, la vie du bébé, celle du f?tus, puis les vies précédentes et mettre au jour la cause des obstacles à la liberté intérieure. Sur le chemin de la connaissance de soi surgit tôt ou tard une difficulté majeure. Peut-on vivre " ici et maintenant " quand un passé encombré d'entraves émotionnelles envahit sans cesse notre quotidien ? Il sera paradoxalement nécessaire de plonger dans le passé et d'y découvrir par une introspection incisive la racine lointaine de ces " n?uds du c?ur ". Cette ascèse si particulière, que Denise Desjardins a vécue en Inde auprès du sage bengal Swâmi Prâjnanpâd, d'autres l'ont menée en France pendant plusieurs années. Des lignes de recherches se sont dessinées et continuent à se vérifier quotidiennement. Quitte-t-on son corps " comme un vêtement trop usé " pour en prendre un autre ? Les souffrances de la naissance réveillent-elles les terreurs d'une agonie douloureuse ? Le nouveau-né qui crie sans raison apparente se souvient-il de ses vies précédentes ? Les cauchemars répétés et même le délire sont-ils parfois des réactivations de ces souvenirs latents ? La mère est-elle le premier psychothérapeute de son enfant ? Chacune de ces hypothèses - et d'autres encore - sont étayées par les expériences de ceux qui ont suivi ce chemin. Parmi eux se trouvent des spécialistes, médecins, psychiatres, psychologues, chercheurs scientifiques, dont certains apportent ici leur témoignage.
L'émotion, c'est le sel et le levain de notre vie mais c'est également un ensemble de forces négatives qui génèrent des conflits en nous-même et avec les autres. Comment "travailler" sur ces émotions pour les libérer de leur charge négative, c'est la recherche que propose Denise Desjardins grâce à son expérience personnelle enrichie par l'enseignement qu'elle reçut de Swâmi Prajnânpad.
Tranquillité intérieure, réconciliation avec soi-même et les autres, détente du corps, du c?ur et de l'esprit commencent par l'examen des obstacles qui en empêchent la réalisation. Et, au premier chef, l'émotion, mélange d'énergie fluide et de pensée. Un regard un peu attentif sur soi permettra de découvrir que cette émotion est avant tout un refus. Ressentiment, peur, colère nous envahissent dès que nous refusons les situations décevantes, blessantes ou déplaisantes. Ainsi découle naturellement une thérapeutique de l'émotion. Elle tente de dégager notre vision de la réalité, des préjugés, projections, émotions et souvenirs néfastes qui la recouvrent. Et, en même temps, d'alléger un c?ur parfois souffrant, révolté ou meurtri dès l'enfance, qui ne saurait s'apaiser sans une sérieuse purification, tel le lying. En somme, à l'inverse d'une résignation, une stratégie d'acquiescement aux divers éléments de notre vie, une stratégie du oui. La stratégie du oui n'est pas un manuel d' " ouidolâtrie ". Plutôt une série de passerelles d'une rive à l'autre, du non au oui, de la servitude des émotions négatives au développement d'un sentiment d'harmonie et d'union avec son entourage.
C'est en 1959 que Denise Desjardins commence une série de périples orientés vers une quête intérieure : des milliers de kilomètres de Paris à Calcutta en voiture et en train. Une route semée d'écueils qui se révèle elle-même un chemin. Denise Desjardins rencontre alors maîtres et sages comme Swâmi Râmdas, soufis afghans, Rinpotchés tibétains et séjourne longuement auprès de Mâ Anandamayi. Enfin, elle effectue pendant dix ans des retraites auprès de Swâmi Prajnâmpad. Dans ce livre étonnant de sincérité, qui est à la fois un journal intime, une auto-analyse et un récit de voyage, Denise Desjardins nous raconte son parcours et son initiation spirituelle. Au-delà des enseignements qu'elle nous transmet, de sa compréhension de l'Inde ancienne, s'esquisse le portrait, d'une femme d'exception devant concilier vie de famille et ascèse, d'une aventurière moderne sur les chemins de la Tradition.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.