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Métamorphoses de l'idiot
Deshoulières Valérie
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252034941
La culture d'une époque se révèle toujours de manière exemplaire dans la conception et l'image qu'elle se fait de l'idiot. Celui-ci a bien souvent changé d'identité depuis son apparition dans les textes mystiques du IVe siècle. L'idiot de François d'Assise n'est pas exactement celui qu'étudient les aliénistes Pinel ou Esquirol au XIXe siècle, ni celui qui transparaît dans ces personnages d'hébétés surgis de l'expérience concentrationnaire, ni encore ces multiples idiots qui, monstres hier, sont devenus des stars dans le cinéma d'aujourd'hui. Ce sont ces principales mutations et leur réfraction dans la création artistique que nous nous proposons de suivre ici, explorant les manières qu'a l'idiot de bouleverser notre rapport à nous-mêmes et de nous mettre en demeure de vivre une autre expérience de l'individualité et de l'intersubjectivité.
Jeunes accouchées ou mamans n'ayant jamais réussi à perdre vos " kilos de grossesse ", ce livre est fait pour vous. Il ne s'agit pas d'un régime minceur de plus, mais d'un régime féminin inédit, adapté à votre nouveau métabolisme. La naissance d'un bébé est une véritable révolution : la peau, les muscles, la circulation sanguine, le sommeil, le moral... tout est à rééquilibrer. Vous trouverez ici : des recommandations reposant sur une approche diététique novatrice ; un programme spécifique en 4 étapes, des propositions de menus, des soins conformes à votre physiologie de femme. Le Régime de l'après-grossesse fait appel à des concepts totalement inédits en matière de nutrition, à l'ostéopathie, à des massages appropriés et à l'aide psychologique, pour vous permettre de retrouver la ligne, l'éclat, et l'énergie.
Résumé : Amie de Corneille, de La Fontaine et de La Rochefoucauld, tenant la dragée haute à Boileau dans le débat littéraire, grandement admirée de Voltaire et Sainte-Beuve, Antoinette Deshoulières (1638-1694) a produit une oeuvre poétique d'une grande virtuosité formelle, alternant les tons, les formes et les genres. Moraliste lucide et audacieuse, elle s'en prend aux lettrés pédants, aux latineurs qui snobent la langue française. Philosophe de la vie simple, elle conteste la prétention de l'homme à dominer le monde animal et végétal. Femme, elle revendique comme Christine de Pizan un statut de femme de lettres à part entière. Cette publication souhaite rendre justice à une grande voix de la poésie française du XVII ? siècle injustement et inexplicablement oubliée.
Résumé : 1600-2000 : quatre siècles d'opéra. La mise en scène, elle, n'existe que depuis une centaine d'années... De ce décalage historique découlent divers malentendus culturels qui stimulent ou empoisonnent les relations entre les artistes interprètes (des metteurs en scène aux chanteurs) et leurs publics. En somme : le théâtre à l'opéra gâche-t-il la musique ? Quels sont les véritables enjeux esthétiques ou idéologiques des mises en scène ? Le " baroque ", mot à la mode, a-t-il un sens ? Monteverdi, Lully, Purcell, Rameau et Haendel sont-ils devenus nos contemporains à la grâce d'une sorte de miraculeuse Renaissance ? Ou alors, le retour actuel à la scène de leurs opéras ne trahit-il que l'impuissance d'un âge voué à la nostalgie composite et au kitsch ? L'opéra néo-baroque : symptôme du déclin de la création, ou chance d'un " musée vivant " ? Les réponses que donne cet essai sont fondées sur des recherches originales à propos des très nombreux spectacles néo-baroques du XXe siècle. Selon le modèle pragmatique des traités des anciens régisseurs, une Pratique définit les espaces, les techniques et les rhétoriques à l'?uvre dans le théâtre lyrique baroque. Ensuite, grâce à ce mode d'emploi du merveilleux jeu de construction que représente l'ancien opéra, nous assistons à la création spectaculaire d'une " histoire imaginaire " qui reflète la nôtre. Une forme inédite de sociologie de la culture est ici à l'?uvre, fondée sur l'analyse esthétique. Cette attention nouvelle au travail concret de la scène anime la découverte des spectacles selon des points de vue inattendus, hautement " comiques ", susceptibles d'exciter la curiosité des spectateurs comme des artistes.
Si la fascination de l?Origine et son fréquent corollaire, le goût des ruines, ressurgissent de siècle en siècle avec la régularité d?un "rêve familier", des pérégrinations romaines de Joachim du Bellay (Les Antiquités de Rome, 1558) aux fantaisies pompéiennes d?un Théophile Gautier (Arria Marcella, 1858), en passant par l?archéologie recomposée de Giambattista Piranesi (Antichita Romanae, 1748), les vestiges imaginés par certains artistes des XXe et XXIe siècles, qu?ils soient romanciers, musiciens ou plasticiens, semblent toutefois moins le symbole de civilisations disparues que le mirage de la mémoire collective face à un avenir incertain. La voix d?Arkhè, comme celle des Sirènes, est mortifère. Pour lui prêter l?oreille, il convient de s?attacher au mât du navire. Dès lors, il faut entendre dans les titres composant le présent ouvrage les principales étapes d?une navigation nous conduisant de la croyance à la vision : bibliothèques et tours babéliennes, aberrations égyptiennes, mirages grecs, fragments romains, stèles d?anges... Si le passé est plus que jamais devenu ce patrimoine où puise tout artiste méditatif, autant dire allégoricien, les oeuvres qu?ils produit aspirent au Musée comme à son tribunal. C?est une dialectique de la "lucidité" et de l?"espérance" qui anime, par conséquent, les cercles de ce voyage. Un voyage sans fin ?