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L'Opéra baroque et la scène moderne
Deshoulières Christophe
FAYARD
43,40 €
Épuisé
EAN :9782213606606
1600-2000 : quatre siècles d'opéra. La mise en scène, elle, n'existe que depuis une centaine d'années... De ce décalage historique découlent divers malentendus culturels qui stimulent ou empoisonnent les relations entre les artistes interprètes (des metteurs en scène aux chanteurs) et leurs publics. En somme : le théâtre à l'opéra gâche-t-il la musique ? Quels sont les véritables enjeux esthétiques ou idéologiques des mises en scène ? Le " baroque ", mot à la mode, a-t-il un sens ? Monteverdi, Lully, Purcell, Rameau et Haendel sont-ils devenus nos contemporains à la grâce d'une sorte de miraculeuse Renaissance ? Ou alors, le retour actuel à la scène de leurs opéras ne trahit-il que l'impuissance d'un âge voué à la nostalgie composite et au kitsch ? L'opéra néo-baroque : symptôme du déclin de la création, ou chance d'un " musée vivant " ? Les réponses que donne cet essai sont fondées sur des recherches originales à propos des très nombreux spectacles néo-baroques du XXe siècle. Selon le modèle pragmatique des traités des anciens régisseurs, une Pratique définit les espaces, les techniques et les rhétoriques à l'?uvre dans le théâtre lyrique baroque. Ensuite, grâce à ce mode d'emploi du merveilleux jeu de construction que représente l'ancien opéra, nous assistons à la création spectaculaire d'une " histoire imaginaire " qui reflète la nôtre. Une forme inédite de sociologie de la culture est ici à l'?uvre, fondée sur l'analyse esthétique. Cette attention nouvelle au travail concret de la scène anime la découverte des spectacles selon des points de vue inattendus, hautement " comiques ", susceptibles d'exciter la curiosité des spectateurs comme des artistes.
Si la fascination de l?Origine et son fréquent corollaire, le goût des ruines, ressurgissent de siècle en siècle avec la régularité d?un "rêve familier", des pérégrinations romaines de Joachim du Bellay (Les Antiquités de Rome, 1558) aux fantaisies pompéiennes d?un Théophile Gautier (Arria Marcella, 1858), en passant par l?archéologie recomposée de Giambattista Piranesi (Antichita Romanae, 1748), les vestiges imaginés par certains artistes des XXe et XXIe siècles, qu?ils soient romanciers, musiciens ou plasticiens, semblent toutefois moins le symbole de civilisations disparues que le mirage de la mémoire collective face à un avenir incertain. La voix d?Arkhè, comme celle des Sirènes, est mortifère. Pour lui prêter l?oreille, il convient de s?attacher au mât du navire. Dès lors, il faut entendre dans les titres composant le présent ouvrage les principales étapes d?une navigation nous conduisant de la croyance à la vision : bibliothèques et tours babéliennes, aberrations égyptiennes, mirages grecs, fragments romains, stèles d?anges... Si le passé est plus que jamais devenu ce patrimoine où puise tout artiste méditatif, autant dire allégoricien, les oeuvres qu?ils produit aspirent au Musée comme à son tribunal. C?est une dialectique de la "lucidité" et de l?"espérance" qui anime, par conséquent, les cercles de ce voyage. Un voyage sans fin ?
Résumé : Le Docteur Faust pourrait-il être une femme ? Le triangle a trois côtés pour tout le monde et l'esprit faustien (hanté par le virtuel, tenté par tous les possibles) n'a pas de sexe. Néanmoins, soustraite à la raison, l'image de la femme est inventée par le désir de qui la regarde. Improbable créature, la belle mathématicienne Karole Khan figure la résultante de trois rencontres amoureuses : Sébastien, archéologue à Poitiers, n'arrivera jamais à finir sa thèse sur l'empereur romain Julien l'Apostat ; un philosophe célèbre, Méridien, fera une fulgurante carrière politique (le Diable, probablement... ) ; à ses côtés, Françoise Clématite, attachée de presse " branchée ", est prête à tout pour parvenir - mais à quoi ? La folle année qui les réunit autour de la narratrice résume les métamorphoses rapides de la modernité : à la fin du XXe siècle, les intellectuels ont abandonné la révolution pour l'informatique - sagesse ou trahison ? A la frontière du roman et de l'essai, le récit intègre son propre commentaire, grâce au jeu de vivantes paroles croisées. Voici l'histoire d'un échec philosophique, celui de Méridien. En écho, les aventures de Sébastien, de quelques politiciens et des livres perdus de la nouvelle Bibliothèque nationale esquissent la philosophie de l'échec en histoire. Avant de s'anéantir, Madame Faust se remémore la solitude d'une époque vouée à la vitesse et à l'oubli - spirale dans laquelle Karole Khan précipite ses reflets, filles et amants. Dix ans après sa première publication (Julliard, 1989), la lecture de Madame Faust prend une insolite actualité : en quête d'une " modernité " qui se dérobe, l'auteur met en scène la fascination mythologique pour l'an 2000... L'humour aurait-il des qualités prophétiques ?
L'idiot, figure littéraire ou personnage conceptuel, a souvent changé d'identité depuis son apparition dans les textes mystiques au IVe siècle; de François d'Assise aux écrivains romantiques - et ceci malgré le "progrès" des sciences qui s'acharnent à le réduire en nomenclatures entre folie et crétinisme - le Simple fut investi de valeurs spirituelles. Grâce à L'Idiot de Dostoïevski, personne ne peut plus ignorer son visage énigmatique parmi les masques de la bêtise ordinaire. Néanmoins, si le prince Mychkine revenait aujourd'hui, quel écho provoquerait son idiotie? Un tintamarre silencieux? Tel le Tambour cristallin de Günter Grass? Rebond de la douleur muette du Sagouin de François Mauriac? Même déchristianisé par l'Histoire et la modernité au XXe siècle, l'idiotie nous offre la clef paradoxale de la connaissance intuitive selon un nombre impressionnant d'écrivains comme de cinéastes d'Alechkovski à Walser, de Beckett à Sakaguchi, de Takeshi Kitano à Lars von Trier, du cercle polaire (Laxness, Vesaas) à la méditerranée (Calvino, Cavazzoni, Kazantzakis), des deux Amériques (Cortazar, Faulkner, Steinbeck) au Japon... Entre éblouissement et cynisme (Andreï Tarkovski ou Victor Erofeev), sorte de saint dégueulasse, l'idiot moderne prêche en bégayant le mystère du don négatif. A travers livres et films, quelle est donc la fonction sociale de l'idiot au XXe siècle: déchet humain à exterminer ou alibi des bien-pensants de l'humanitaire? De l'hébétude des victimes de la déportation et des bombardements à l'ironie délibérément idiote des artistes contemporains, l'idiot échappe mieux que toutes les avant-gardes aux formes sociales et idéologiques convenues qui nous désolidarisent de la responsabilité du réel..Son seul silence éveille notre vigilance sans jamais nous en donner la raison
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!