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Le don d'idiotie entre éthique et secret depuis Dostoïevski. La responsabilité silencieuse
Deshoulières Valérie
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782747550642
L'idiot, figure littéraire ou personnage conceptuel, a souvent changé d'identité depuis son apparition dans les textes mystiques au IVe siècle; de François d'Assise aux écrivains romantiques - et ceci malgré le "progrès" des sciences qui s'acharnent à le réduire en nomenclatures entre folie et crétinisme - le Simple fut investi de valeurs spirituelles. Grâce à L'Idiot de Dostoïevski, personne ne peut plus ignorer son visage énigmatique parmi les masques de la bêtise ordinaire. Néanmoins, si le prince Mychkine revenait aujourd'hui, quel écho provoquerait son idiotie? Un tintamarre silencieux? Tel le Tambour cristallin de Günter Grass? Rebond de la douleur muette du Sagouin de François Mauriac? Même déchristianisé par l'Histoire et la modernité au XXe siècle, l'idiotie nous offre la clef paradoxale de la connaissance intuitive selon un nombre impressionnant d'écrivains comme de cinéastes d'Alechkovski à Walser, de Beckett à Sakaguchi, de Takeshi Kitano à Lars von Trier, du cercle polaire (Laxness, Vesaas) à la méditerranée (Calvino, Cavazzoni, Kazantzakis), des deux Amériques (Cortazar, Faulkner, Steinbeck) au Japon... Entre éblouissement et cynisme (Andreï Tarkovski ou Victor Erofeev), sorte de saint dégueulasse, l'idiot moderne prêche en bégayant le mystère du don négatif. A travers livres et films, quelle est donc la fonction sociale de l'idiot au XXe siècle: déchet humain à exterminer ou alibi des bien-pensants de l'humanitaire? De l'hébétude des victimes de la déportation et des bombardements à l'ironie délibérément idiote des artistes contemporains, l'idiot échappe mieux que toutes les avant-gardes aux formes sociales et idéologiques convenues qui nous désolidarisent de la responsabilité du réel..Son seul silence éveille notre vigilance sans jamais nous en donner la raison
Résumé : Amie de Corneille, de La Fontaine et de La Rochefoucauld, tenant la dragée haute à Boileau dans le débat littéraire, grandement admirée de Voltaire et Sainte-Beuve, Antoinette Deshoulières (1638-1694) a produit une oeuvre poétique d'une grande virtuosité formelle, alternant les tons, les formes et les genres. Moraliste lucide et audacieuse, elle s'en prend aux lettrés pédants, aux latineurs qui snobent la langue française. Philosophe de la vie simple, elle conteste la prétention de l'homme à dominer le monde animal et végétal. Femme, elle revendique comme Christine de Pizan un statut de femme de lettres à part entière. Cette publication souhaite rendre justice à une grande voix de la poésie française du XVII ? siècle injustement et inexplicablement oubliée.
La " génération baroque " ? En vingt ans, la curiosité, la culture, le désir des publics de la musique et des arts du spectacle ont évolué en faveur de la vivante redécouverte du passé. Rameau rejoint Boulez. Comment William Christie et ses complices ont-ils contribué à dissiper les préjugés qui condamnaient auparavant leur répertoire ? C'est grâce au théâtre. Quintessence de la rhétorique baroque, la théâtralité est le fil rouge qui réunit toutes les interprétations des Arts Florissants, des prières intimes de Charpentier aux fastes de l'opéra selon Lully. Ainsi, la scène offre un point de vue à notre essai (moins musicologique que dramaturgique et socio-esthétique). Nous militons en faveur de l'attribution d'une salle de spectacle permanente aux " baroqueux " et à leurs metteurs en scène, tellement divers, comme Pierre Barrat et Robert Carsen, Alfredo Arias et Jean-Marie Villégier. Crook, Laurens, Deletré, Zanetti,Visse, Mellon, Piolino, Matiffa, Repérant, Cable, Reyne, Rousset, Lasla, Lancelot, Raffinot, Massin,Yepes, etc. En vingt ans, chanteurs, instrumentistes et danseurs, plusieurs centaines d'artistes furent membres des Arts Florissants. Du soliste en dialogue direct avec William Christie aux groupes les plus structurés (comme de l'air de Cour à la tragédie lyrique), évoquer l'histoire des Arts Florissants, c'est d'abord accepter la pluralité des points de vue autour de son principal animateur. En faisant le rapport entre les jours de colère et les moments de grâce, on saisit l'admirable nécessité qui anime l'œuvre collective des " Arts Flo ".
Résumé : Le Docteur Faust pourrait-il être une femme ? Le triangle a trois côtés pour tout le monde et l'esprit faustien (hanté par le virtuel, tenté par tous les possibles) n'a pas de sexe. Néanmoins, soustraite à la raison, l'image de la femme est inventée par le désir de qui la regarde. Improbable créature, la belle mathématicienne Karole Khan figure la résultante de trois rencontres amoureuses : Sébastien, archéologue à Poitiers, n'arrivera jamais à finir sa thèse sur l'empereur romain Julien l'Apostat ; un philosophe célèbre, Méridien, fera une fulgurante carrière politique (le Diable, probablement... ) ; à ses côtés, Françoise Clématite, attachée de presse " branchée ", est prête à tout pour parvenir - mais à quoi ? La folle année qui les réunit autour de la narratrice résume les métamorphoses rapides de la modernité : à la fin du XXe siècle, les intellectuels ont abandonné la révolution pour l'informatique - sagesse ou trahison ? A la frontière du roman et de l'essai, le récit intègre son propre commentaire, grâce au jeu de vivantes paroles croisées. Voici l'histoire d'un échec philosophique, celui de Méridien. En écho, les aventures de Sébastien, de quelques politiciens et des livres perdus de la nouvelle Bibliothèque nationale esquissent la philosophie de l'échec en histoire. Avant de s'anéantir, Madame Faust se remémore la solitude d'une époque vouée à la vitesse et à l'oubli - spirale dans laquelle Karole Khan précipite ses reflets, filles et amants. Dix ans après sa première publication (Julliard, 1989), la lecture de Madame Faust prend une insolite actualité : en quête d'une " modernité " qui se dérobe, l'auteur met en scène la fascination mythologique pour l'an 2000... L'humour aurait-il des qualités prophétiques ?
Que signifie "déculotter la vieille" dans l'argot des coulisses? Quel Italien a influencé Molière? Un alexandrin peut-il avoir treize pieds? Quelle est la qualité essentielle pour devenir comédien? Que vous soyez apprenti acteur, spectateur, ou tout simplement curieux, cet ouvrage vous emmène au théâtre, côté texte et côté scène. En 100 jeux, Shakespeare et Corneille côtoient Maurice le machiniste, Jean Vilar et Peter Brook. Que le spectacle commence!
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.