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Un illettrisme républicain
Deshays Gérard
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296016941
Ce livre, fruit de vingt ans d'enseignement, est né de la nécessité de répondre à des questions constamment posées qu'est-ce que l'illettrisme, quelle différence y a-t-il avec l'analphabétisme, comment repérer l'illettrisme et comment y remédier ? A de telles questions, simples et directes, on ne peut répondre sans détour. L'histoire de l'alphabétisation est une des clefs qui permet de comprendre celle des politiques de lutte contre l'illettrisme. Le passé éclaire largement les pratiques actuelles. C'est qu'il ne s'agit pas ici, comme on pourrait l'imaginer, d'une présentation technique ou pédagogique de l'illettrisme, ni des mille et une façons de s'en défaire. Ce qu'on expose renvoie à l'analyse des transformations qui ont conduit à parler d'illettrisme au moment même où la massification de l'enseignement diffusait, comme jamais en France, des connaissances jusqu'alors demeurées l'apanage d'une élite jalouse de ses privilèges. Comment expliquer ce paradoxe formidable, d'une période qui a vu coexister une démocratisation sans précédent des connaissances avec un catastrophisme complaisant, si prompt à dénoncer le retour de l'ignorance ?
Je pratique une méthode de communication tout autant fiable pour nous que la parole. Pire que tout c'est le putain de silence forcé et trucident. Unir notre désir de communiquer boude toutes les différences. Moi j'utilise une machine comme vous utilisez votre voix. Pourquoi toujours privilégier une dimension tout empreinte de paroles qui troublent une vraie communication? Toutes les idées fusent dans nos têtes comme dans les vôtres. Les partager aide notre pensée à se fortifier. Faites-nous parler, c'est une question de vie forte. Tuer les mots détruit notre raison de vivre. Un grand pont fixe notre itinéraire. Il nous fait circuler dans les deux sens. Merci de l'emprunter le plus souvent possible."
Qui pense le son au cinéma? Personne vraiment. Aucune école pour inclure dans ses enseignements un questionnement sur les conditions d'existence du sonore, nulle approche des formes qui serait enseignée aux élèves réalisateurs, aux monteurs, ou même aux étudiants du son, encore moins aux producteurs. Aucune mise en perspective historique des formes sonores existantes n'est offerte à ceux qui vont devoir oeuvrer à l'apparition de cet objet artistique visible et audible: le film. On se contente d'analyser les Conditions d'existence technique du son et on essaie de produire un "bon son" - c'est-à-dire un son conforme. Pourtant, le sonore est, non moins que le visible, susceptible de création et d'invention. C'est ce que nous montre Daniel Deshays qui, prolongeant ici la réflexion entamée dans Pour une écriture du son, propose de repenser la place du son, afin de combattre son uniformisation planétaire au cinéma.
Comment être chaleureux et ne pas se faire envahir, comment être ferme sans être rejetant ? Ce manuel pratique apporte une réflexion et un outil d'ajustement permettant de parvenir à trouver à chaque instant la bonne distance entre soi et l'autre. Les professionnels du soin, de l'éducation, du social, de la relation d'aide ou de l'accompagnement y trouveront des repères nécessaires et suffisants pour travailler plus sereinement dans des contextes souvent éprouvants. Troisième édition revue et enrichie de nouveaux exemples.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.