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Libertés d'écoute. Le son, véhicule de la relation
Deshays Daniel ; Mervant-Roux Marie-Madeleine
EDITIONS MF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782378040710
Libertés d'écoute est un livre-somme, non seulement par la diversité des textes proposés, qui couvrent un champ très large, du théâtre au cinéma et de la radio à la musique, mais aussi par la profondeur temporelle de leur écriture. C'est une vie pour le son que cet ouvrage nous invite à découvrir. Grande figure de l'enregistrement et la composition sonores, Daniel Deshays rassemble ici une multiplicité d'expériences, de projets, d'analyses et d'essais qui dessine les linéaments de cet art encore largement impensé, l'art du son en tant qu'il est enregistré, composé, projeté, diffusé, associé à l'image ou à la scène, au texte ou au corps parlant. On se rend compte en le lisant que le son traverse tous les arts sans rien perdre de sa spécificité. Où qu'il soit, il est toujours ce qu'il faut écouter. Ce livre est aussi cela : une propédeutique à l'écoute, qu'elle soit quotidienne ou appareillée, théâtre ou cinématographique, radiophonique ou électroacoustique.
Ce livre, fruit de vingt ans d'enseignement, est né de la nécessité de répondre à des questions constamment posées qu'est-ce que l'illettrisme, quelle différence y a-t-il avec l'analphabétisme, comment repérer l'illettrisme et comment y remédier ? A de telles questions, simples et directes, on ne peut répondre sans détour. L'histoire de l'alphabétisation est une des clefs qui permet de comprendre celle des politiques de lutte contre l'illettrisme. Le passé éclaire largement les pratiques actuelles. C'est qu'il ne s'agit pas ici, comme on pourrait l'imaginer, d'une présentation technique ou pédagogique de l'illettrisme, ni des mille et une façons de s'en défaire. Ce qu'on expose renvoie à l'analyse des transformations qui ont conduit à parler d'illettrisme au moment même où la massification de l'enseignement diffusait, comme jamais en France, des connaissances jusqu'alors demeurées l'apanage d'une élite jalouse de ses privilèges. Comment expliquer ce paradoxe formidable, d'une période qui a vu coexister une démocratisation sans précédent des connaissances avec un catastrophisme complaisant, si prompt à dénoncer le retour de l'ignorance ?
Résumé : Quand on est Anglaise, mariée à un Français et que l'on vit en France, le problème surgit dès la naissance du premier enfant Faut-il en faire ou non un parfait bilingue ? C'est ce qu'a personnellement vécu l'auteur de ce livre. Comment y parvenir ? Existe-t-il des recettes infaillibles ? Quels sont les risques pour l'enfant ? Confrontée à toutes ces questions, Elizabeth Deshays a décidé d'affronter les idées reçues - souvent tenaces et contestables - et de mener sa propre enquête, sérieuse et objective. Elle nous livre ici le fruit de cette expérience élargie aux différentes situations possibles : enfants issus de mariages mixtes où l'un des parents est étranger ; enfants - dont le père et la mère parlent deux langues différentes et vivent dans un pays étranger-, qui devront impérativement pratiquer une troisième langue, etc. A travers tous ces cas de figure, l'auteur éclaire ainsi d'un jour nouveau le cas de l'enfant bilingue dans une société monolingue. Ce livre concret intéresse bien des parents, et sa conclusion est des plus rassurantes : pour un enfant, aujourd'hui, il y a infiniment plus d'avantages à parler deux langues qu'une seule !
Comment être chaleureux et ne pas se faire envahir, comment être ferme sans être rejetant ? Ce manuel pratique apporte une réflexion et un outil d'ajustement permettant de parvenir à trouver à chaque instant la bonne distance entre soi et l'autre. Les professionnels du soin, de l'éducation, du social, de la relation d'aide ou de l'accompagnement y trouveront des repères nécessaires et suffisants pour travailler plus sereinement dans des contextes souvent éprouvants. Troisième édition revue et enrichie de nouveaux exemples.
Annick a trente ans. Elle est autiste, mutique et dépendante pour de nombreux actes de la vie courante. Pourtant, sa mère a toujours cru en son intelligence. Après avoir essayé, sans succès, de multiples moyens pour communiquer, la découverte de la Communication facilitée a bouleversé toute leur vie : familiale, personnelle et sociale. Aujourd'hui, Annick manifeste ses choix, ses sentiments, ses idées sur le monde qui ne lui est pas aussi indifférent qu'elle le laisse paraître. Selon les mots mêmes d'Annick, il est " urgent de réveiller les gens. Ils ont besoin de tout comprendre avec la tête, et le c?ur on le croit moins intelligent. Les acteurs de vie raisonnable demandent toujours les preuves aux choses qu'ils ne comprennent pas ". Pourquoi priver d'un tel bonheur les personnes bloquées dans leur communication ? " Vacherie d'ignorance fait souffrir autant les handicapés que vous autres. " " Avantagez-moi en raflant mes textes aux autres gens. " C'est pour répondre à cette demande d'Annick que sa mère livre son témoignage. Pour dédramatiser le handicap, réconforter de nombreux parents et révéler à tous un monde différent aux richesses insoupçonnées. Les messages poignants d'Annick interpellent : " Moi je cache mon esprit sous un habit de fille bête. J'aimerais exister comme tous les gens. Réalisez-vous que moi je suis vite dame alors que je reste enfant. Maladie empêche dame de grandir. Facile de croire que moi je indiffère. Faux. " La CF nous renseigne, nous déroute, nous éclaire, nous exalte. Elle nous apporte aussi la souffrance de la personne handicapée à l'état brut. Il faut le savoir et se préparer à cela. " Maman je t'aime fort car tu ne sapes pas mes espoirs. J'ai galvanisé ma peur. Je guéris mon autisme inutile. Je veux goûter la vie. " A l'heure où le mot handicapé semble être banni par les hommes de loi eux-mêmes (arrêt Péruche), ce témoignage rend toute sa dignité à la personne handicapée.
L'histoire ? C'est celle d'un garçon qui est amoureux de sa mère. Il l'aime et la désire comme un amant. A vingt ans, il est renversé par une voiture et ne peut plus faire usage de ses bras ni de ses jambes. En fauteuil dans sa chambre, il enregistre alors des "gandes", des fichiers audio sur lesquels il confie à sa mère, sa "Moune", sa "Mouny" ou sa "Moon", comme il l'appelle alternativement, cet amour pour elle, cet "Omène" qu'il lui porte.
Harsh noise : bruit abrasif. Plutôt que d'utiliser le bruit comme perturbation ponctuelle d'un signal musical, la harsh noise et l'archipel de pratiques qui s'y rattache, proposent d'annihiler toute différenciation entre signal et bruit, faisant du bruit lui-même son matériau. Par son caractère apparemment chaotique, intense et déroutant, la noise semble échapper à toute tentative de conceptualisation et de qualification esthétique. Absolument particulière, elle constituerait un ensemble de pratiques singulier dans le paysage des arts sonores actuels. Mais si l'on se place du côté de son écoute, des régularités se dessinent. Cet ouvrage laisse ainsi la parole aux auditeurs et performers noise pour entendre ce qu'ils nous donnent à penser, à travers une série de questionnaires et d'entretiens dont cet essai propose de dégager la cohérence. Parce qu'elle est indéterminée et imprévisible, la noise appelle une écoute d'autant plus exigeante, qualifiée et réflexive. Stratégies pour éduquer l'oreille, imaginaires scientifique et anatomique, rêve de l'accès à un pur son (à défaut d'un son pur), créativité des métaphores pour qualifier les sons et leur expérience... Les discours collectés et analysés dans cet ouvrage dessinent des écoutes noise, qui qualifient ces pratiques sonores radicales depuis leur réception. Entretiens avec Lionel Fernandez (Sister Iodine, Discom, Minitel, Antilles), Nina Garcia (Mariachi, Mamiedaragon, Qonicho B), GX Jupitter-Larsen et John Wiese.
Une école d'art est un lieu à part, un lieu bizarre, enchanté, maudit, un abri, un théâtre, un microcosme, une île. Il s'agit dans ce livre de décrire cette île de l'intérieur pour les gens qui n'y sont pas. On y arrive sans trop savoir comment, on en repart sans trop savoir vers quoi. On y scrute les horizons incertains de l'art tout en essayant de donner formes aux questions qu'on se pose sur le monde et sur soi. Et pour peu qu'on y enseigne, on peut y percevoir le bruissement des rêves, des peurs, des désirs, des contradictions de ceux qui l'explorent. Composé par fragments, rêveries, questions, réminiscences, ce texte fait le portrait d'une jeunesse dans ses efforts pour surnager dans le grand marasme du présent. Il est aussi une invitation à réfléchir sur le sens du mot apprendre.
Louis revoit, vingt ans après, un visage de femme croisé dans l'enfance, et comprend trop tard qu'il a manqué son destin. Il écrit l'histoire de cette rencontre, et nomme la femme Cendre. Il le fait avec détachement, comme déjà mort, dans un style froid. Car si les faits sont extraordinaires, il ne les comprend qu'au fil de la narration, et le dessin complet, celui de sa vie, ne se forme qu'au fil des pages, toujours trop tard.