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Papiers d'Océanie. Le fonds Lesson : bibliothèques, archives et objets
Desgranges Olivier ; Stefani Claude
INDES SAVANTES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782846544580
René-Primevère et Pierre-Adolphe Lesson ont parcouru le monde dans la première moitié du XIXe siècle. Leurs manuscrits concernent l'histoire locale ou la zoologie, avec leurs journaux de bord. L'intérêt de l'ensemble documentaire constitué par les manuscrits de Pierre-Adolphe Lesson réside dans le fait que ce ne sont pas des ouvrages de commande. La liberté de ton avec laquelle il décrit la vie à bord et ses impressions sur les cultures rencontrées font de ces documents des sources de première main pour l'histoire de l'Océanie au XIXe siècle. La lecture du journal de l'Astrolabe, par exemple, renseigne sur les conditions de la découverte des restes de l'expédition de La Pérouse, sur les circonstances dans lesquelles il collecte des objets auprès des populations océaniennes, ou encore sur ses relations orageuses avec Dumont d'Urville. Très influencé par les récits fondateurs des voyageurs du XVIIIe siècle, Lesson développe une approche naturaliste des cultures océaniennes, qui tranche assez souvent avec le discours racialiste de Dumont d'Urville. Sur le plan anthropologique, les manuscrits du plus jeune des deux frères Lesson fournissent une foule de renseignements sur ce que les historiens nomment les " first contacts ", c'est-à-dire le contexte des premiers échanges culturels entre Européens et insulaires du Pacifique Sud. Voici par exemple un extrait inédit du journal de l'Astrolabe à Fidji, qui met en scène un de ces " beachcombers " européens qui servaient souvent de guide ou de traducteur aux navigateurs.
Résumé : Un pays. Un peuple. Un homme. Dans la province canadienne du Manitoba, les Bois-Brûlés, métis d'Indiennes et de Français, menaient au XIXe siècle la vie immuable et fruste des chasseurs de bisons. Damien Grandjouan est l'un d'eux, sans partager leurs moeurs et leurs goûts. Il a voulu être prêtre, poète, homme d'affaires à Ottawa. Mais, de retour dans son pays, il va prendre la défense de son peuple, dont les terres sont convoitées par les Anglais. Il devient le chef et le symbole de la rébellion des Bois-Brûlés. Ainsi commence la Passion de Damien. Tour à tour député à Ottawa et pourchassé jusqu'aux Etats-Unis, il est enfermé dans un asile d'aliénés où il découvre un amour bref et fulgurant. Inspiré par des faits historiques, Michel Desgranges ressuscite un monde à jamais disparu dont Damien Grandjouan nous fait revivre l'épopée tragique.
Tout un chacun ressent une admiration respectueuse, parfois même mêlée de crainte, envers ces hommes et ces femmes qui ont consacré leurs jours et leurs nuits à tenter de percer, par un infini labeur et les méandres des carrières universitaires, les mystères de l'Etre et les secrets de l'humaine condition. Mais ces hommes, et même ces femmes, ne sont pas que pure intelligence, il leur arrive, comme aux simples mortels, de connaître la souffrance ou le plaisir, les affres de l'ambition déçue, et les tourments de la passion. Ce roman les montre tels qu'ils vivent au-delà des mots et des concepts, et ce qu'il advient d'eux lorsque, par une rare rencontre, ils se trouvent confrontés à la réalité.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.