
L'emprise
Desbordes Michèle
VERDIER
14,70 €
Épuisé
EAN :
9782864324799
Je crois que toutes nos mères sont nuit. Nous apparaissons dans la nuit de leur corps, l'obscure maison de nos mères. C'est d'elles que nous vient le goût, le besoin de la nuit. Quand l'amour viendra, la passion amoureuse, ce sera cela, ce danger où soudain l'on se trouve, ce mal, cet empoisonnement, cette possibilité soudain de ne plus exister tout à fait, d'être englouti là tout vivant." Du même auteur : La Demande (Prix France Télévision, Prix du jury Jean Giono), La Robe bleue, Dans le termps qu'il marchait, Un été de glycine.
| Nombre de pages | 182 |
|---|---|
| Date de parution | 31/08/2006 |
| Poids | 262g |
| Largeur | 140mm |
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Plus d'informations
| EAN | 9782864324799 |
|---|---|
| Titre | L'emprise |
| Auteur | Desbordes Michèle |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 140 |
| Poids | 262 |
| Date de parution | 20060831 |
| Nombre de pages | 182,00 € |
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La demande
Desbordes MichèleA la fin de sa vie, sur l'invitation du roi de France, un maître italien, peintre et architecte, quitte son pays. Accompagné de ses élèves, il fait le long voyage jusqu'à la Loire où il aura sa demeure. On lui donne une servante. La relation de cette rencontre, en vérité bouleversante, impossible à cerner dans une formule, est le coeur du roman servi par la prose tendue, insidieuse et dense de Michèle Desbordes qui porte, magistralement, le récit jusqu'à son point d'orgue : la demande.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

Le commandement
Desbordes MichèleRésumé : Un soir de neige, un enfant, un petit mulâtre, vient trouver une vieille, et lui remet une liasse de lettres et de pages arrachées à des registres. Dans une langue étrange et avec le peu de mots qu'il a, il lui apprend le retour et la mort, tout près d'elle, dans une cabane sur la falaise, d'un fils qu'elle a autrefois envoyé en Amérique. C'est à peine si l'enfant parle, s'il dit ce qu'il a à dire, mais ce qu'il y a à entendre elle l'entend, elle et tous ceux qui cette nuit de neige sont rassemblés autour d'elle dans cette masure des coteaux de Nantes, et qui bientôt racontent, disent ce qu'ils savent. Et l'on se demande au terme de cette histoire d'amour et de soumission, de ces soumissions éperdues où la volonté n'a plus de place, ni le rêve d'une vie, qui donc ici est le véritable narrateur : ce " nous ", obscur, immémorial que l'on entend de la première page à la dernière, à la manière d'un ch?ur antique disant et accompagnant la fatalité. Ou cet enfant dont les silences sont comme autant de paroles, et des plus terribles. En arrière-plan de ce récit nourri des lettres du fils à la mère, et d'une marche à travers l'île aussi longue et obsédante que les années qui suivront, règnent les images silencieuses d'un univers étrange et cruel, celui des plantations au XVIIIe siècle, d'une solitude et d'un exil partout présents dans l'?uvre de Michèle Desbordes. Et comme dans La demande dont ce livre constitue, en une sorte de diptyque, l'exact pendant, un besoin éperdu d'éternité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,70 € -

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Desbordes MichèleExtrait Il me semble que ç'a dû commencer par cet oiseau presque immobile dans le bas du ciel, c'est à peine si on voyait bouger les ailes, un oiseau du fleuve, une sterne, une mouette grise peut-être, il survolait le chemin du fleuve, il survolait le fleuve d'un trait, d'un seul coup d'aile en direction de la mer puis il revenait. Je me souviens d'avoir regardé l'oiseau, de m'être demandé ce que je faisais à une heure pareille sur un chemin où je ne venais jamais et ne m'étais pas même dit que je venais, n'ayant bientôt plus à voir dans le ciel bas, plombé, que les tours de la centrale, l'épaisse, lourde fumée blanche qui se mêlait aux nuages et le bois qui de ce côté longeait le chemin, cachant le village, les petites maisons basses par où j'étais venue, les jardins derrière les murs. Il y a eu ce moment je me souviens où je me suis dirigée vers le fleuve et me suis mise à marcher sur le chemin, et alors j'ai vu l'oiseau filer bas dans le ciel dans un sens puis dans l'autre et j'ai dû me dire que ça commençait, que là dans tout ce froid et ce gris et la solitude du chemin, comme sur la scène d'un théâtre dans la hâte et l'obscurité s'installent de nouveaux décors, calmement, à pas feutrés et venu d'on ne sait quelles profondeurs quelque chose prenait place. J'ai pensé aux choses qui commençaient, au froid et au gris et à la tristesse de ces jours-là. À toi là-bas dans la petite chambre qui peut-être, quelque part autour du lit, autour des livres, dans la pénombre douce des lampes et l'air que tu respirais délicatement, si délicatement, percevais ce qui venait vers toi, arrivait lentement, à pas comptés, mesurés comme le fauve qui avance vers sa proie, de loin l'a repérée dans les buissons et le taillis. Le fauve avançait doucement et doucement tu te mettais à l'écart, tu te retirais comme on se retire pour ces choses-là sans se dérober, à peine un repli, un silence plus grand, et ce regard plein de fatigue et de lenteur qu'on voit à ceux qui renoncent, alors on comprenait, on se disait qu'une sorte de patience, de vaillance peut-être t'avaient fait tenir jusqu'aux derniers mois, aux derniers jours, que peut-être là sous le grand, le terrible dénuement quelque chose d'inconnu, quelque chose d'insoupçonnable t'avait fait résister, tenir comme tiennent les braves et même les autres, à ces moments-là on ne distingue plus rien de la bravoure ni de la faiblesse ni de toutes ces choses qu'on ne peut s'empêcher d'imaginer, et qu'à présent tout ça, la vaillance, la patience et tout ce qu'il avait fallu pour arriver jusque-là c'était fini, ça avait assez duré. Il y a eu ce moment j'ignore lequel où ton sourire a disparu pour ne plus revenir, je ne crois pas l'avoir pensé, fût-ce sans mots sans images me l'être dit comme parfois on se dit les choses. Un jour, une de ces dernières fois dont on ignore qu'elles sont les dernières tu as souri, ton visage a paru s'éclairer, il a paru dire Tu es là tout va bien, puis tu t'es éloigné sans te retourner, sans plus rien dire tu as dérivé sur cette sorte de bateau, ce courant qui t'emportait, ce devait être dans les premiers jours de novembre, les arbres avaient encore leurs feuilles, je voyais par la fenêtre de la chambre l'acacia, de plus en plus frêle, de plus en plus fragile venir d'un coup de vent, d'une soudaine et timide envolée frôler encore les carreaux, à dire vrai il y avait de moins en moins de vent, tout dans l'air autour de soi semblait s'immobiliser de son poids de gris et de silence, son poids d'inquiétude. Je ne voyais pas que tu avais cessé de sourire, je ne voyais pas que le visage, le regard imperceptiblement se détournaient, il y a des choses comme ça qu'on ne voit pas, mais je voyais le courant, je voyais le bateau, plus tard j'ai pensé à Jim Jarmusch, au bateau emportant sur le fleuve l'homme qui va mourir, au vieil Indien qui d'un grand geste vers le fleuve lançait le bateau et alors on le voyait s'éloigner avec l'homme allongé face au ciel dans la grande belle trouée de lumière entre les rives.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -

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