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Les grands sentiments
Desanti Dominique
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246808145
Le roman de Dominique Desanti se déroule entre 1951 et 1956. Son héroïne, Geny André, monteuse de cinéma, mais surtout militante communiste, traverse, avec quelques camarades, les événements et les crises de conscience qui ont bouleversé au cours de ces années tous les intellectuels d'extrême-gauche. Mais, résumer aussi sèchement ce livre, ce serait faire bon marché de l'extraordinaire foisonnement romanesque qui l'anime : par des retours en arrière, des voyages, des morceaux de véritables " reportages ", c'est toute l'histoire de la gauche en Europe, de l'occupation allemande à la veille de l'insurrection de Budapest, que retrace magistralement ce roman-fresque. Et puis, parce que son héroïne est comme elle une femme, Dominique Desanti a pu donner à son anecdote un frémissement, une vie qui ne sont pas seulement du domaine de l'histoire et de la politique. Les grands sentiments, roman d'un certain moment de l'histoire, est aussi un admirable portrait de femme. Autour de Geny les figures d'hommes passent, se groupent, se fixent, et dessinent, en même temps que des aventures amoureuses et un itinéraire idéologique, l'histoire totale d'une femme engagée entièrement dans les drames d'aujourd'hui, qui conquiert difficilement ses deux libertés, ses deux maturités. Des voyages dans les Démocraties populaires, un " procès de Moscou " version 1953, les manifestations de mai 1952 à Paris, le " complot des pigeons ", une séance du Comité central : le roman de Dominique Desanti déroule son film dans ces décors extraordinaires. On va sans doute reconnaître, dans ce premier roman qui est aussi un témoignage important, une réussite éclatante.
Sacha Guitry a incarné pour la France, l'Europe et l'Amérique, le spectacle parisien. Lié par son père, Lucien Guitry, à Sarah Bernhardt, Jules Renard, Alfred Capus, Tristan Bernard et tant d'autres, il vécut dès son enfance dans le monde du théâtre et des lettres. Son ambition fut d'être plus que son père, à la fois créateur et acteur : Molière au lieu de Lucien Guitry. Sa joie fut de faire jouer ce dernier dans ses propres pièces. Ses succès et ses mariages sont liés les uns aux autres : {Faisons un rêve}, en 1916, marque la fin de son union avec Charlotte Lysès ; {Mon père avait raison}, en 1920, voit réunis autour de Sacha les deux êtres qu'il a sans doute le plus aimés : Lucien Guitry et Yvonne Printemps qui restera son interprète et sa compagne jusqu'en 1932. Avec Jacqueline Delubac, Geneviève Guitry et Lana Marconi, l'existence et le spectacle ont continué à se mêler. On a longtemps cru que son oeuvre considérable était datée, marquée par une certaine comédie douce-amère de l'entre-deux-guerres. On reconnaît aujourd'hui la modernité de son inspiration. Et on finit par se demander si Sacha Guitry n'a pas compris ce qu'est l'essence même du spectacle... qui ne se réduit jamais à la vie dans sa grisaille et sa quotidienneté. Beaucoup de livres de souvenirs sont parus sur Sacha Guitry. C'est la première fois que paraît une biographie objective et exhaustive. Dominique Desanti l'a écrite avec le souci de l'exactitude, et le talent d'écriture qui ont assuré le succès récent de son {Drieu La Rochelle}.
Flora Tristan (1803-1844), grand-mère de Paul Gauguin, semble imaginée par un écrivain romantique. Belle, illégitime, aristocratique mais misérable, mal mariée en un temps sans divorce, épouse fugitive et mère déchirée, sa vie est un roman d'aventures.Jamais d'argent, tous les métiers; des voyages pleins d'orages, de découvertes, d'amours malheureuses; son mari, alcoolique et jaloux, tente de la tuer. Ces pérégrinations la poussent à écrire des manifestes pour la cause des femmes.Longtemps incomprise, Flora Tristan est aujourd'hui considérée comme l'une des grandes figures du féminisme.
Fille d'un émigré russe ami de Georges Clemenceau, Dominique Desanti a côtoyé très tôt l'intelligentsia de 1a France d'avant et d'après guerre. Elle a fréquenté Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir et s'est engagée dans la Résistance dès les premières heures. Puis, après la guerre, elle succombe avec le philosophe Jean-Toussaint Desanti à une passion déchirante, aveugle et destructrice: le communisme au temps du stalinisme. Viendra ensuite le temps de la rupture, mais pas celui de la fin des engagements: la décolonisation, le féminisme la verront en première ligne. Durant toutes ces années, elle côtoie Malraux, Picasso, Eluard, Aragon, Joliot-Curie, Duras, Lacan, Foucault, Althusser. Ce livre est moins un témoignage nostalgique du passé, que le récit d'une vie rebelle à l'ordre injuste des choses. Dominique Desanti conclut: "Pour la vieille dame"indigne"que je suis, rester soi, c'est ne jamais se résigner." Biographie de l'auteur Dominique Desanti, journaliste puis historienne et romancière, est commandeur de l'ordre des arts et des lettres. Auteur de nombreux ouvrages, elle a publié notamment Les Staliniens (Fayard, 1975) et Flora Tristan (Hachette Littératures, 2001).
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...