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Sacha Guitry. Cinquante ans de spectacle
Desanti Dominique
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246263715
Sacha Guitry a incarné pour la France, l'Europe et l'Amérique, le spectacle parisien. Lié par son père, Lucien Guitry, à Sarah Bernhardt, Jules Renard, Alfred Capus, Tristan Bernard et tant d'autres, il vécut dès son enfance dans le monde du théâtre et des lettres. Son ambition fut d'être plus que son père, à la fois créateur et acteur : Molière au lieu de Lucien Guitry. Sa joie fut de faire jouer ce dernier dans ses propres pièces. Ses succès et ses mariages sont liés les uns aux autres : {Faisons un rêve}, en 1916, marque la fin de son union avec Charlotte Lysès ; {Mon père avait raison}, en 1920, voit réunis autour de Sacha les deux êtres qu'il a sans doute le plus aimés : Lucien Guitry et Yvonne Printemps qui restera son interprète et sa compagne jusqu'en 1932. Avec Jacqueline Delubac, Geneviève Guitry et Lana Marconi, l'existence et le spectacle ont continué à se mêler. On a longtemps cru que son oeuvre considérable était datée, marquée par une certaine comédie douce-amère de l'entre-deux-guerres. On reconnaît aujourd'hui la modernité de son inspiration. Et on finit par se demander si Sacha Guitry n'a pas compris ce qu'est l'essence même du spectacle... qui ne se réduit jamais à la vie dans sa grisaille et sa quotidienneté. Beaucoup de livres de souvenirs sont parus sur Sacha Guitry. C'est la première fois que paraît une biographie objective et exhaustive. Dominique Desanti l'a écrite avec le souci de l'exactitude, et le talent d'écriture qui ont assuré le succès récent de son {Drieu La Rochelle}.
Fille d'un émigré russe ami de Georges Clemenceau, Dominique Desanti a côtoyé très tôt l'intelligentsia de 1a France d'avant et d'après guerre. Elle a fréquenté Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir et s'est engagée dans la Résistance dès les premières heures. Puis, après la guerre, elle succombe avec le philosophe Jean-Toussaint Desanti à une passion déchirante, aveugle et destructrice: le communisme au temps du stalinisme. Viendra ensuite le temps de la rupture, mais pas celui de la fin des engagements: la décolonisation, le féminisme la verront en première ligne. Durant toutes ces années, elle côtoie Malraux, Picasso, Eluard, Aragon, Joliot-Curie, Duras, Lacan, Foucault, Althusser. Ce livre est moins un témoignage nostalgique du passé, que le récit d'une vie rebelle à l'ordre injuste des choses. Dominique Desanti conclut: "Pour la vieille dame"indigne"que je suis, rester soi, c'est ne jamais se résigner." Biographie de l'auteur Dominique Desanti, journaliste puis historienne et romancière, est commandeur de l'ordre des arts et des lettres. Auteur de nombreux ouvrages, elle a publié notamment Les Staliniens (Fayard, 1975) et Flora Tristan (Hachette Littératures, 2001).
Flora Tristan (1803-1844), grand-mère de Paul Gauguin, semble imaginée par un écrivain romantique. Belle, illégitime, aristocratique mais misérable, mal mariée en un temps sans divorce, épouse fugitive et mère déchirée, sa vie est un roman d'aventures.Jamais d'argent, tous les métiers; des voyages pleins d'orages, de découvertes, d'amours malheureuses; son mari, alcoolique et jaloux, tente de la tuer. Ces pérégrinations la poussent à écrire des manifestes pour la cause des femmes.Longtemps incomprise, Flora Tristan est aujourd'hui considérée comme l'une des grandes figures du féminisme.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...