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Le jeûne et le festin
Desai Anita
MERCURE DE FRAN
20,90 €
Épuisé
EAN :9782715221710
Elles se retrouvaient parfois dans d'autres villes, à des mariages familiaux auxquels accouraient les parents des quatre coins du pays, ravies d'exhiber leurs saris et leurs bijoux les plus somptueux... On aurait dit que leurs mères avaient soigné toutes ces jeunes filles comme des fleurs en pot jusqu'au moment où leurs joues seraient assez pleines, leurs lèvres assez brillantes ; petits rires et chuchotements aboutissaient à cette grande décision : le mariage. " Mais il s'agit presque toujours d'une union arrangée où l'amour ne joue aucun rôle. Possessive, autoritaire, étouffante, la famille indienne se révèle être ici un univers de violence, de cruauté et d'angoisse. Ravissante et intelligente, Anamika doit accepter le mari qu'on lui impose et qui sera son bourreau. Uma, laide et sotte et donc impossible à marier, est condamnée à devenir la vieille fille au service de tous. Quant à Arun, le fils, le préféré, celui à qui tout est dû, il se heurtera, aux États-Unis où il croyait pouvoir respirer un air de liberté, à d'autres contraintes. Dur, lourd de sensualité inexprimée, Le jeûne et le festin est peut-être le plus beau livre d'Anita Desai.
Parfois un chevrier ou un villageois qui cherchait du bois dans la forêt, un fagot sur la tête et une badine à la main, le rencontrait sur un sentier qui descendait vers la vallée. Ils murmuraient quelque salutation tout en pressant le pas derrière leurs chèvres, n'obtenant qu'un grognement pour réponse. Mais au-delà, on cessait de le voir : on arrivait à une grand rocher arrondi qui aurait pu être un colossal magicien noir attendant qu'il arrive, puis jetant son ombre sur lui comme une cape. Et Ravi disparaissait. Ravi n'a aimé ni son enfance ni sa jeunesse. À la mort de ses parents, il choisit de retourner vivre dans la maison où il passait ses vacances, au pied des contreforts de l'Himalaya, souvent noyés dans la brume. C'est là qu'il va peu à peu se couper du quotidien, s'isoler, s'effacer. Mais peut-on complètement échapper au monde dit «civilis?? Dans les deux autres longues nouvelles qui composent ce recueil, Anita Desai revient sur le thème de l'oubli, de la disparition, des souvenirs devenus incertains. Au soir de sa vie, un haut fonctionnaire se demande s'il n'a pas en fait imaginé sa découverte d'un extraordinaire petit musée à l'abandon, autrefois, dans un village indien isolé. Une traductrice va peu à peu réinventer le texte sur lequel elle travaille, au point de s'y perdre. Là encore, où est la frontière entre la réalité, le fantasme et les vrais-faux souvenirs ?
Anita Desai has long proved herself one of the most accomplished and admired chroniclers of middle-class India. Her 1999 novel, Fasting, Feasting, is the tale of plain and lumpish Uma and the cherished, late-born Arun, daughter and son of strict and conventional parents. So united are her parents in Uma's mind that she conflates their names. "MamaPapa themselves rarely spoke of a time when they were not one. The few anecdotes they related separately acquired great significance because of their rarity, their singularity." Throughout, Desai perfectly matches form and content: details are few, the focus narrow, emotions and needs given no place. Uma, as daughter and female, expects nothing; Arun, as son and male, is lost under the weight of expectation. Now in her 40s, Uma is at home. Attempts at arranged marriages having ended in humiliation and disaster, and she is at MamaPapa's beck and call, with only her collection of bracelets and old Christmas cards for consolation. Uma flounces off, her grey hair frazzled, her myopic eyes glaring behind her spectacles, muttering under her breath. The parents, momentarily agitated upon their swing by the sudden invasion of ideas--sweets, parcel, letter, sweets--settle back to their slow, rhythmic swinging. They look out upon the shimmering heat of the afternoon as if the tray with tea, with sweets, with fritters, will materialise and come swimming out of it--to their rescue. With increasing impatience, they swing and swing. Arun, in college in Massachusetts, is none too happily spending the summer with the Pattons in the suburbs: their refrigerator and freezer is packed with meat that no one eats, and Mrs. Patton is desperate to be a vegetarian, like Arun. But what he most wants is to be ignored, invisible. "Her words make Arun wince. Will she never learn to leave well alone? She does not seem to have his mother's well-developed instincts for survival through evasion. After a bit of pushing about slices of tomatoes and leaves of lettuce--in his time in America he has developed a hearty abhorrence for the raw foods everyone here thinks the natural diet of a vegetarian--he dares to glance at Mr. Patton."Desai's counterpointing of India and America is a little forced, but her focus on the daily round, whether in the Ganges or in New England, finely delineates the unspoken dramas in both cultures. And her characters, capable of their own small rebellions, give Fasting, Feasting its sharp bite. --Ruth Petrie
Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le Nord de l'Inde. Elle va connaître les enchantements et les désarrois du premier amour, sous l'oeil distrait du cuisinier de son grand-père, le père de Biju. Biju, quant à lui, attiré par le mythe américain, s'est expatrié à New York mais la sordide réalité est loin du rêve: solitude, dénuement, exploitation seront son lot. Déçu par l'Occident, coupé de sa culture, il n'a plus qu'à rentrer au pays.
Résumé : À quarante ans, Sita attend sans l'avoir désiré son cinquième enfant. Epouse d'un riche homme d'affaires de Bombay, elle déteste les charges de la vie quotidienne qui l'épuisent. Lourde, lasse, elle décide de retourner pour les vacances d'été dans l'île où elle a passé toute son enfance auprès de son père, un émule de Gandhi. Mais les souvenirs que l'on a crus heureux peuvent révéler des surprises. Sita va revivre l'angoisse des épisodes troubles qu'elle croyait avoir oubliés, tandis que s'ancre en elle cette idée étrange et folle : il ne faut pas que l'enfant naisse dans ce monde si cruel. Elle continuera à le porter longtemps, peut-être toujours. Traduit de l'anglais par Anne-Cécile Padoux.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿