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LA PREPARATION EVANGELIQUE. Livres 8 à 10, Edition bilingue français-grec
Des Places Edouard
CERF
58,00 €
Épuisé
EAN :9782204044295
Avec ce volume s'achève l'édition du monument apologétique que représentent les 15 livres de la Préparation évangélique auxquels il faut ajouter les 20 livres de la Démonstration évangélique (seuls 10 livres nous sont restés) ; car les deux œuvres sont les deux volets d'un même dessein. Dans la joie de la paix religieuse qui vient d'être accordée aux chrétiens, Eusèbe passe à l'attaque et entend prouver aux païens l'antériorité et la supériorité du judéo-christianisme sur la culture hellénique. Historien de tempérament, grand érudit et collectionneur de documents, l'évêque de Césarée, ami de Constantin, a mis toute sa rigueur et ses connaissances au service de cette thèse qui lui vient des anciens apologètes, mais qu'il a considérablement étoffée et développée. Le Livre VIII est consacré à la doctrine. Continuant le Livre VII qui est consacré à la doctrine des anciens Hébreux, le livre VIII traite des lois de Moïse. Le Livre IX rassemble des témoignages grecs sur les Hébreux et sur les Juifs. Le Livre X, vrai centre de l'ouvrage, accuse les Grecs de plagiat par rapport au peuple de l'alliance qui le précède dans le temps et la connaissance.
Résumé : Tout ce que nous savons de la vie de Diadoque de Photicé tient pratiquement dans ces deux noms. Le patriarche Photius (IXe s.) nomme cet évêque parmi les Pères du concile de Chalcédoine (451), et la petite ville épiscopale de Photicé se trouvait en Epire, dans la Grèce du Nord. Ses écrits montrent qu'il n'est pas resté étranger aux débats doctrinaux de son temps, mais plus que le polémiste, luttant contre le monophysisme (Sermon sur l'Ascension de Notre Seigneur) ou l'hérésie messalienne (Les Cent chapitres, La Vision), ils révèlent avant tout un maître spirituel, lui-même fortement influencé par Evagre. Les Cent chapitres, son ?uvre majeure, se présentent comme un itinéraire de perfection spirituelle. Sous une forme didactique, imposée par le genre littéraire, Diadoque livre en fait les fruits de sa propre expérience mystique. Cet adversaire des messaliens y développe une théologie de la grâce et une théorie du discernement des esprits, qui sont sans aucun doute la partie la plus neuve de l'ouvrage. En réalité, c 1 est toute la vie chrétienne qu'embrassent Les Cent chapitres, depuis l'effort des débutants jusqu'à l'extase des parfaits. Aussi Diadoque devint-il rapidement un maître de la spiritualité orientale, dont l'influence sera grande sur Maxime le Confesseur et Syméon le Nouveau Théologien.
Avec sa " Préparation évangélique ", Eusèbe veut instruire les prosélytes venus des nations et attirer au christianisme les païens cultivés. A ce but, il cherche à reconvertir ce qui constituait le bagage ordinaire du païen instruit et l'éclairer dans le jour de la foi. En déclarant que le christianisme est une religion rationnelle, il rassemble les arguments contre le polythéisme et pour la supériorité de la tradition hébraïque sur la philosophie grecque.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).