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LES PRERAPHAELITES. Un modernisme à l'anglaise
Des Cars Laurence
GALLIMARD
15,80 €
Épuisé
EAN :9782070534593
En 1848, alors que débute le règne de Victoria, la peinture anglaise, enlisée dans la convention, semble attendre qu'on la réveille d'un long ennui. Les "Pre-Raphaelite Brothers ", par des choix esthétiques radicalement novateurs, vont lui redonner vie. Millais, Rossetti, Hunt sont à l'origine de cette confrérie des Frères préraphaélites. Ils revendiquent une liberté et une authenticité que la peinture a perdues depuis que l'académisme a imposé Raphaël comme modèle. Soutenus par le critique John Ruskin, qui voit en eux les porte-parole de la modernité, ces jeunes gens - ils ont vingt ans choisissent pour référence l'art médiéval comme avant eux les architectes néogothiques. Leurs ?uvres témoignent à la fois d'un sens de la nature et d'une préoccupation sociale. Une seconde génération d'artistes, dominée par Edward Burne-Jones et William Morris appliquera leurs principes au décor, au mobilier, au livre illustré, influençai par son imaginaire l'Europe symboliste. Laurence des Cars, conservateur au musée d'Orsay, retrace l'histoire de ces artistes rebelles, longtemps méconnus.
De Malherbe à Baudelaire, les poètes n'ont cessé de fréquenter le Louvre et d'y trouver une source de contemplation et d'inspiration. Pour la première fois, le musée a invité plus de cent figures, du monde entier, à concevoir un poème sur et avec la matière du Louvre. Oeuvres, lieux, rêves, expériences, souvenirs, visions surgissent en mots dans Poésie du Louvre, comme autant d'invocations des pouvoirs de l'art.
Complexe, désir, enfermement, fétichisme, sadisme, voyeurisme... Ce dictionnaire présente 21 névroses et obsessions qui se croisent et se recroisent pour former la trame fantasmatique du monde imaginé par Félix Vallotton. Sa peinture, sa gravure et ses écrits distillent immédiatement un doute, une ambiguïté qui se révèlent être la nature profonde de leur expression. Distanciées, refoulées ou libérées et déchaînées, les pulsions qui animent l'oeuvre de Vallotton traduisent un malaise. Elles exposent tous les symptômes d'une comédie sociale et intime, qu'il épingle la plupart du temps avec une ironie ravageuse.
Des Cars Laurence ; Font-Réaulx Dominique de ; Pap
Jean-Léon Gérôme, l'un des peintres les plus célèbres de son temps, fut, tout au long de sa carrière, l'objet de polémiques et de critiques souvent acerbes. Longtemps stigmatisé comme le tenant emblématique d'un académisme stérile, il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands peintres du XIXe siècle. Son goût pour l'Antiquité, sa théâtralisation de la peinture d'histoire, son rapport complexe à l'Orient et à la photographie en font un exceptionnel inventeur d'images. Collectionné très tôt en Amérique, l'ouvre de Gérôme s'infiltrera même dans l'imaginaire historique du Nouveau Monde et de son média de prédilection, le cinéma. Rassemblant les oeuvres majeures de Gérôme, de ses peintures d'histoires à ses sculptures polychromes, cet ouvrage retrace, au travers d'une carrière singulière, une autre idée du XIXe siècle.
En ce début du XXIe siècle, Gérôme (1824-1904), célébré internationalement de son vivant, sort d'un long purgatoire. Sa peinture, pourtant académique, apparaît aujourd'hui d'une modernité paradoxale. Pourquoi? La culture de l'image est passée par là, et le sens de la narration et de la composition que Gérôme applique à la peinture d'histoire et à la peinture de genre en fait un créateur d'images au sens le plus contemporain. Qu'il s'agisse de faire revivre les gladiateurs ou les martyrs, Louis XIV, le Grand Condé! ou le général Bonaparte, il impose à la fois vérité du détail et dramaturgie de la scénographie, en précurseur du cinéma à grand spectacle. Et dans son oeuvre sculpté, il anticipe l'hyperréalisme avec son étrange Corinthe polychrome, un défi au goût.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.