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Des caddies et des hommes. Consommation citoyenne contre société de consommation
Mylondo Baptiste ; Michel Jacques
SNEDIT LA DISPU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782843031212
Surfant sur la vague du développement durable, l'idée d'une consommation " citoyenne "" est de plus en plus présente dans le discours de la société civile. Elle traduit à la fois la quête de nouveaux modes d'action en marge des canaux politiques traditionnels et la volonté des consommateurs d'investir le champ politique. Mais ce concept naissant, porté par des acteurs variés, recouvre des démarches à plus d'un égard contradictoires. Baptiste Mylondo s'est occupé de la rubrique " Alter Conso " du magazine " Regards ". Sa réflexion le conduit à s'interroger sur la portée et la raison d'être d'une consommation dite " citoyenne "". En s'appuyant sur le discours des promoteurs de ce mode de consommation alternatif. il tente d'en définir l'origine, les fondements et la finalité. La consommation citoyenne apparaît ainsi au croisement des ambiguïtés de la " citoyenneté " et des dérives de la société de consommation. Cristallisant les tensions qui opposent cette société de consommation et l'idée de développement durable, elle semble osciller entre deux conceptions contradictoires, laissant cependant entrevoir une critique renouvelée du type de consommation induit par le marché-roi.
Résumé : Pourquoi la croissance économique échoue-t-elle à nous rendre plus heureux aujourd'hui ? C'est à cette question, soulevée par l'économiste Richard Easterlin, que Fred Hirsch répond en 1976. Alors que les limites physiques et écologiques de la croissance sont de plus en plus médiatisées, on méconnaît l'existence de limites sociales, qui expliquent ce " paradoxe de l'abondance ". Dans une foule, si chacun se dresse sur la pointe des pieds dans l'espoir de voir mieux que les autres, le résultat final équivaut à la situation de départ... les crampes en plus. En fin de compte personne ne voit mieux, mais tout le monde s'épuise sur la pointe des pieds. Voilà la thèse centrale du livre. Loin de vaincre la rareté, la croissance économique génère une pénurie et une compétition sociale généralisées. Chacun s'efforce de dépasser les autres pour obtenir les biens les plus recherchés, ceux dont la rareté est socialement entretenue. Or, ce chacun veut, tous ne peuvent l'obtenir.
QU'ENTENDONS-NOUS par communauté ' lies liens sociaux de solidarité, de réciprocité. Il semble à première vue que les individus que nous sommes devenus - rationnels, égoïstes, aux besoins illimités - en sont bien éloignés. Mais ne pouvons-nous analyser les comportements humains que comme une série d'actions d'individus poursuivant leur intérêt propre comme nous le font croire les théories économiques ? Dans L'économie : une idéologie qui ruine la société, Stephen Marglin dissèque la façon dont les postulats fondamentaux de l'analyse économique contribuent à légitimer un monde dans lequel les gens se trouvent isolés les uns des autres et où les relations sociales s'affaiblissent à mesure que les individus se définissent eux-mêmes suivant leurs capacités à consommer. Au cours des quatre derniers siècles, cette idéologie économique est devenue l'idéologie dominante sur la quasi-totalité de la planète. Dans une langue claire et accessible, appuyant son analyse sur de multiples exemples, l'auteur décrit comment elle s'est imposée et présente des pistes pour inverser la tendance. Sans doute nous faudra-t-il enfin subordonner le marché à la communauté pour rétablir les équilibres que cette idéologie a brisés dans nos vies et retrouver le sens du vivre ensemble.
Les concepts de " croissance verte " et de " développement durable " ne sont pas à la hauteur des enjeux écologiques et sociaux actuels. Après des années d'améliorations de l'éco-efficacité, le supposé " découplage " entre la dégradation de la situation écologique et sociale d'un côté et la croissance économique de l'autre montre clairement ses limites. Aujourd'hui, c'est l'idée d'une décroissance soutenable, équitable et conviviale qui tend à se développer. Une multitude de mouvements en France, en Italie et ailleurs interpelle la communauté scientifique. C'est un nouveau champ de recherche transdisciplinaire qui s'ouvre, mêlant les approches techniques, écologiques, économiques, sociologiques, anthropologiques et institutionnelles. Un champ dans lequel la question des indicateurs de richesse croise celle de la perception psychologique du bien-être, où l'amélioration des techniques et procédés de production est confrontée à la récurrence d'un " effet rebond ". Pour formuler toutes ces problématiques et commencer à y répondre, l'association Recherche & Décroissance a organisé la première conférence internationale sur la décroissance. Ouverte sur les bases d'une coopération scientifique internationale, cette rencontre a rassemblé 140 chercheurs et membres de la société civile provenant d'une trentaine de pays du Nord comme du Sud. Les contributions qui en ressortent traduisent la richesse des échanges. Cet ouvrage entend en restituer une partie et en appelle beaucoup d'autres.
Résumé : Quand les éboueurs, les cheminots ou les enseignants font grève, c'est tout notre quotidien qui se trouve chamboulé. Sans eux, la machine se grippe. En revanche, si un grand patron ou un trader en venait à débrayer, qui s'en rendrait vraiment compte... ? Alors pourquoi les uns sont-ils beaucoup mieux payés que les autres ? Lorsqu'il est question de salaire, on a généralement pourtant tendance à reproduire les hiérarchies sociales existantes. On estime qu'un patron d'entreprise mérite un meilleur salaire que son ouvrier, qu'il est légitime qu'un footballeur engrange des millions quand une mère au foyer ne touche rien. Mais pourquoi ? D'où vient cette déconnexion entre utilité sociale et rémunération, et pourquoi la reproduisons-nous ?
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?
Cukier Alexis ; Garo Isabelle ; Badiou Alain ; Bal
Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français de renommée internationale - Alain Badiou, Etienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève - qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. Dans ces entretiens, chacun à son tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes, Alexis Cukier et Isabelle Garo comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et comment avez-vous commencé à en faire usage ? Dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et à quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelle a été l'évolution de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ? Au fil des réponses à ces questions, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd'hui. L'introduction, complétée d'une bibliographie étendue, présente les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l'engagement communiste.