Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Devenir sujet de recherche. L'expérience des malades du cancer en essai clinique
Derbez Benjamin
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753582095
Aujourd'hui, plus de 60 000 malades du cancer participent chaque année à des essais cliniques en France. Cet ouvrage s'intéresse à l'expérience méconnue de ces pionniers généralement ignorés par l'histoire officielle du progrès médical. Il porte sur le rôle de ces femmes et de ces hommes ordinaires dans la normalisation contemporaine de la recherche en contexte de soins du cancer. Comment sont-ils conduits à se prêter à des investigations cliniques ? Comment vivent-ils l'expérimentalisation de leur corps ? Comment perçoivent-ils la légitimité de leur traitement ? En un mot : sont-ils encore des "cobayes" ou bien sont-ils déjà des "partenaires" de recherche ? Pour répondre à ces questions, l'ouvrage s'appuie sur une enquête sociologique de terrain menée pendant deux ans au sein de services hospitaliers de recherche clinique en cancérologie. Les témoignages recueillis, mis en perspective avec le contexte institutionnel, politique et économique de la recherche sur le cancer, permettent d'analyser en situation le travail moral effectué par les malades pour devenirs "sujets de recherche". En montrant de quelle manière la légitimité de la participation à un essai clinique se construit au quotidien dans les relations sociales et morales entre malades et chercheurs, cet ouvrage renouvelle l'approche de la question éthique du consentement éclairé.
Il paraît que, juste avant de mourir, chacun de nous revoit sa vie en accéléré. Seul, sans autre interlocuteur possible, un homme, ex-réalisateur de films, raconte cet ultime cinéma à son chien. Il a eu vingt ans en 1942. Les petites histoires de cette génération ont trop souvent rencontré l'histoire. Du Front Populaire à la naissance de l'euro, des films encore muets à " Loft Story " et " Big Brother ", c'est toute une vie d'images qui se bousculent pêle-mêle, dramatiques, rigolotes et parfois historiques.
Résumé : Pour beaucoup, le cancer constitue une expérience qui bouleverse le rapport à soi et aux autres, à la vie et à la mort, au passé et à l'avenir. Résolument intime, cette maladie grave n'en est pas moins inscrite au coeur de notre vie sociale. Aux prises avec une médecine de haute technicité appelant le ses voeux l'humanisation de ses pratiques, l'épreuve lu cancer mobilise constamment la subjectivité les soignés comme des soignants. Rédigé par des sociologues et des anthropologues, cet ouvrage explore ces manières dont les subjectivités sont mises en jeu, façonnées et reprises, violentées et protégées, isolées et partagées au cours des traitements. Les travaux présentés prennent appui sur de solides enquêtes empiriques menées dans des contextes variés (consultations hospitalières, éducation thérapeutique, essais cliniques, soins palliatifs, associations de patients, etc.). Sont ainsi alimentées des thématiques transversales telles que les ambivalences du principe d'autonomie dans les soins, les élaborations morales des malades, de leurs proches et des professionnels ou encore les enjeux subjectifs des innovations biomédicales.
Résumé : L'engagement politique de Noam Chomsky est inébranlable. Depuis plus de 70 ans, le célèbre linguiste du MIT est de tous les combats en faveur de l'égalité et de la justice sociale. Ce livre, composé en partie d'entretiens accordés à Charles Derber, Suren Moodliar et Paul Shannon, revient sur le parcours et l'héritage intellectuel de cet homme qui a pris le parti radical de la liberté et de la raison. Dans la première moitié, Chomsky parle des diverses causes qu'il a appuyées et de plusieurs événements marquants dont il a été témoin lors de ses nombreux voyages, des premières conférences qu'il a données dans les années 1940 jusqu'à sa visite au Brésil en 2018. Dans la seconde, il aborde la question-toujours d'actualité - de la confluence des intérêts de Trump et de ceux des grandes entreprises. Il ouvre également des pistes de réflexion sur la manière dont la pandémie de COVID-19 a mis au jour le caractère pathologique de la logique capitaliste. Fort de sa longue et riche expérience, Chomsky en appelle comme toujours à la convergence des luttes de la gauche progressiste. Devant l'ampleur des défis que nous avons collectivement à relever, c'est sans contredit l'aspiration la plus légitime de toute une vie consacrée au militantisme.
Résumé : En un peu plus d'un siècle, le cancer est devenu l'une des causes majeures de mortalité dans les sociétés occidentales vieillissantes. En France, il est la première cause de mortalité depuis 1989. D'importants moyens sont déployés, en particulier dans le domaine biomédical, pour faire face à ce fléau. Mais le cancer n'est-il qu'un événement biologique individuel ? Sommes-nous tous socialement exposés aux mêmes risques d'en développer un ? Quel est l'impact de sa prise en charge sur la vie des malades et leurs expériences ? Comment les représentations sociales sur le cancer ont-elles évolué ? Quels sont les enjeux collectifs actuels liés à sa prévention ? L'ensemble de ces questions souligne l'intérêt d'aborder le cancer comme un fait social à part entière. En adoptant une vision sociologique ouverte au dialogue interdisciplinaire, ce livre propose une lecture synthétique d'un champ scientifique en plein essor. II met ainsi en évidence les processus sociaux et politiques à l'oeuvre dans la lutte contre le cancer.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.