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Distance et proximité en travail social
Depenne Dominique
ESF LEGISLATIVE
22,34 €
Épuisé
EAN :9782710126973
Rester à distance" ou "être dans la proximité" ? Tel serait le dilemme du travailleur social - et plus largement de l'homme - face à l'énigme de la relation humaine. Les deux termes définiraient les deux seules positions entre lesquelles le professionnel serait sommé de choisir. Là serait l'unique alternative qui s'offrirait à celui qui accompagne des personnes dites "fragilisées". Mais n'y a-t-il pas un piège à présenter les choses ainsi ? Par ailleurs, la proximité est-elle synonyme de fusion ? Dominique Depenne s'attache ici à différencier les trois termes : distance, proximité et fusion. La proximité est ce qui s'oppose radicalement et conjointement à la distance et à la fusion. Cet essai dénonce l'idéologie de la "mise à distance", destructrice de toute relation et rejette, conjointement, toute idée de fusion. La fusion annule Autrui par absorption tandis que la distance détruit les possibilités de relation par l'exclusion de l'Autre. Prenant appui sur l'oeuvre d'Emmanuel Lévinas, l'auteur soutient qu'il n'existe qu'un "lieu" pour établir une relation : la proximité, qui seule permet l'Accueil et la Rencontre éthiques entre l'accompagnant et l'accompagné. Cet ouvrage invite tous les professionnels du travail social, quels que soient leurs métiers et leurs postes, à reconsidérer la relation et plus spécifiquement : la relation d'accompagnement.
Trapon Martine ; Chauvière Michel ; Depenne Domini
A titre d'hypothèse, pour Dominique Depenne, Michel Chauvière et Martine Trapon, le travail social peut être considéré comme l'enfant sauvage de l'Etat social. Pourtant, malgré des difficultés régulières de compréhension et de formation, tant du côté des métiers que de celui des pouvoirs publics, ce travail social-là a su s'institutionnaliser, s'imposer, durer et même résister aux aléas du temps. Au travers des contributions qui composent cet ouvrage, les trois auteurs cherchent à percer cette intrigue. La première analyse la contradiction de l'éthique égalitaire et de l'Etat, fût-il social. La deuxième cherche à comprendre en substance le "social en actes", au travers des différentes séquences de sa mise en oeuvre. La troisième, en s'aidant d'une comparaison avec l'activité cinématographique, aborde les enjeux de représentations et d'outillage de l'intervention professionnelle. Enfin, dans une quatrième partie commune, ils s'interrogent sur ce qu'institution veut dire, en termes de support et d'éthique, tant est préoccupante la vague actuelle de désinstitutionnalisation.
Rester à distance" ou "être dans la proximité" ? Tel serait le dilemme du travailleur social - et plus largement de l'homme - face à l'énigme de la relation humaine. Les deux termes définiraient les deux seules positions entre lesquelles le professionnel serait sommé de choisir. Là serait l'unique alternative qui s'offrirait à celui qui accompagne des personnes dites "fragilisées". Mais n'y a-t-il pas un piège à présenter les choses ainsi ? Par ailleurs, la proximité est-elle synonyme de fusion ? Dominique Depenne s'attache ici à différencier les trois termes : distance, proximité et fusion. La proximité est ce qui s'oppose radicalement et conjointement à la distance et à la fusion. Cet essai dénonce l'idéologie de la "mise à distance", destructrice de toute relation et rejette, conjointement, toute idée de fusion. La fusion annule Autrui par absorption tandis que la distance détruit les possibilités de relation par l'exclusion de l'Autre. Prenant appui sur l'oeuvre d'Emmanuel Lévinas, l'auteur soutient qu'il n'existe qu'un "lieu" pour établir une relation : la proximité, qui seule permet l'Accueil et la Rencontre éthiques entre l'accompagnant et l'accompagné. Cet ouvrage invite tous les professionnels du travail social, quels que soient leurs métiers et leurs postes, à reconsidérer la relation et plus spécifiquement : la relation d'accompagnement.
A trente-neuf ans, Amara apprend qu'elle est atteinte de la maladie de Parkinson. Ce diagnostic, brutal, vient raviver des blessures profondes : violences de l'enfance, quête de sens inachevée, rêves oubliés. Elle décide alors de tout quitter : son appartement, sa vie bien rangée, ses certitudes. Carnet noir à la main, elle entame un voyage initiatique à travers le monde et à travers elle-même. Du Kenya au désert du Sahara, en passant par des villages reculés, Amara offre son aide aux autres tout en apprenant à se reconstruire. Elle plante un arbre, creuse un puits, écoute des récits d'âmes blessées qui font écho aux siennes. A travers chaque épreuve, chaque rencontre, elle entend les murmures de son coeur, longtemps étouffés. Murmures de résilience est un roman profond et bouleversant. C'est une ode à la guérison, à la lumière cachée derrière les blessures. Un roman thérapeutique, spirituel et humaniste, qui touche au plus intime et qui invite chaque lecteur à se reconnecter à sa propre force intérieure.
La pédagogie et le travail social ne sont-ils pas, tous deux, fondés sur un élan originaire - l'émancipation intellectuelle et individuelle - qui se voit de nos jours "trahi" par une technicisation à outrance ? Si la technique peut servir à l'homme, elle ne doit en aucun cas primer sur la condition humaine mais, au contraire, venir en soutien d'une démarche éthique sur laquelle la pédagogie et le travail social sont fondés. Or, aujourd'hui, il semble que cet élan originaire soit perdu ou ait été trahi. Il convient donc de le retrouver et, pour ce faire, repérer au préalable ce qui a permis cette trahison et cette perte. C'est à partir de la mise en perspective de cette dérive et des conditions qui l'ont rendue possible que l'on peut imaginer retrouver l'élan émancipateur sur lequel toute pédagogie et tout accompagnement socio-éducatif doivent rester fondés. Cet ouvrage est construit de telle sorte que le lecteur puisse se saisir, à sa guise, des chapitres et des enjeux qu'ils soulèvent et ainsi se faire, par lui-même, sa propre idée de ce que devraient être la pédagogie et le travail social aujourd'hui pour retrouver ce "trésor perdu".
La pédagogie scolaire et la formation d'adultes mobilisent de plus en plus de concepts issus de la psychologie cognitive et des travaux de sciences humaines. Ainsi les praticiens comme les formateurs, les enseignants comme les cadres administratifs, les étudiants comme les chercheurs ont-ils besoin de disposer d'un outil efficace qu'Alain Rieunier et Françoise Raynal nous proposent aujourd'hui avec cette nouvelle édition revue et augmentée de leur dictionnaire. Ce livre, qui comprend plus de 700 articles, articule trois questions simples : qu'est-ce qu'apprendre ? Comment enseigner ou former ? Et quelles sont les réponses actuellement disponibles sur le sujet ? Pour cela, il mobilise tous les travaux existants et présente avec clarté et précision les auteurs, les théories et leurs applications concrètes. Voici donc une "interface conviviale", capable d'offrir des réponses aux questions légitimes que se pose le "novice" et de l'orienter, s'il le désire, vers les ouvrages spécialisés de "l'expert". Quiconque souhaite affermir ses connaissances en pédagogie et en psychologie appréciera cette formidable "base de données" et y trouvera, sans nul doute, l'envie d'aller plus loin et les moyens de s'y rendre. Car, comme l'indique Marcel Postic dans la préface : "Cet ouvrage n'est pas un dictionnaire encyclopédique à placer sur le rayonnage d'une bibliothèque et à consulter occasionnellement. Il est l'outil de travail permanent de l'enseignant et du formateur, indispensable pour concevoir des stratégies pédagogiques".
Le polyhandicap implique un accompagnement spécifique et personnalisé où le quotidien tient une place unique et particulière. Au coeur de ce quotidien, les aides médico-psychologiques (AMP) exercent des fonctions essentielles et indispensables. Cet ouvrage propose aux professionnels des outils fondamentaux qui constitueront une véritable aide dans un accompagnement souvent déroutant mais toujours passionnant. Ils pourront s'y appuyer pour faire face à la réalité du polyhandicap, à un développement qui ne suit pas toujours la logique à laquelle nous sommes habitués : autant d'atouts pour leur permettre de prendre en compte la personne en situation de grande dépendance dans sa singularité. En effet, auprès de la personne polyhandicapée, l'aide médico-psychologique doit adapter, moduler ou réinventer son accompagnement : penser le corps de cet "autre différent" dans l'espace, prendre en compte ses capacités "cachées", apprendre à communiquer autrement, envisager une nouvelle forme de participation, proposer des activités originales... Travailler auprès des personnes polyhandicapées, c'est aussi appréhender et accompagner la souffrance et la mort, trouver une distance suffisamment bonne dans l'attachement et les relations qui se construisent. Au-delà du coeur de métier, cet ouvrage aborde : l'accueil et la collaboration avec les familles, le travail en équipe pluridisciplinaire, les risques professionnels induits par la grande dépendance, les écrits professionnels dans la particularité du polyhandicap... Des témoignages de professionnels permettent de mieux comprendre le travail au quotidien des AMP auprès des personnes polyhandicapées. Cet ouvrage est destiné aux professionnels exerçant ou souhaitant exercer dans le secteur du polyhandicap, en particulier les aides médico-psychologiques qui constituent le métier le plus représenté dans les établissements accueillant des personnes polyhandicapées. Il intéressera également les formateurs.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.
Le sens commun tend à rendre synonymes des notions qui ne recouvrent aucune réalité commune. L'éthique, de nos jours, n'échappe pas à ce travers. Cet essai tente d'extraire l'énigme éthique du sens commun en la différenciant de la morale et de la déontologie. Ainsi s'attache-t-il à mesurer les enjeux qui viennent au jour, à partir du questionnement éthique, lorsqu'il s'agit d'accompagner des personnes dites "fragilisées". L'accompagnement est d'abord et avant tout une relation. Qu'est-ce qu'une relation, d'un point de vue éthique ? Qu'est-ce que l'accueil, la rencontre, l'hospitalité, le face-à-face... Autant de dimensions qui retrouvent, au travers du questionnement éthique, toute leur profondeur. C'est ainsi que l'auteur souligne la nécessité de refuser "l'infâme prise en charge" qui chosifie les individus accompagnés. Accompagner, c'est "aller de compagnie avec". Dès lors, toute réflexion éthique exige la prise en compte de la singularité et de l'altérité de l'Autre-homme. Ce n'est qu'à partir de là que l'on peut penser ce qu'est une relation humaine d'accompagnement. Dominique Depenne trouve ici, en l'oeuvre d'Emmanuel Lévinas, une référence irremplaçable pour penser l'éthique. Cet ouvrage est destiné à tous les professionnels du travail social, quels que soient leurs métiers et leurs postes, et qui, d'une façon ou d'une autre, sont confrontés à la dimension relationnelle de l'accompagnement.