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Le jeu de l'exposition
Déotte Jean-Louis ; Huyghe Pierre-Damien
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782738470416
A l'idée, commode et médiatique, d'un public prédéfini et susceptible d'être visé comme une cible, il faut substituer l'idée, plus difficile mais plus juste, d'une rencontre au cours de laquelle œuvre et public se constituent réciproquement. Cette rencontre n'est pas foncièrement spectaculaire. Elle ne se produit pas sans risque pour le travail artistique. Le fruit en est un certain inachèvement de l'art : on ne parvient jamais qu'à exposer des œuvres dépourvues d'absolue finition. Mais de cette possibilité dépend l'ouverture ou l'espacement de l'existence, ouverture et espacement sans lesquels tout serait, pour nous, déjà décidé. Etre exposés à des œuvres indécises - incertaines et problématiques - nous importe tout particulièrement : de l'indécision naissent la réflexion et le jugement. Mais comment cela se fait-il ? Dans quels espaces l'indécision est-elle susceptible de se produire ? Quels sont les lieux et les moments d'une exposition artistique possible ? Est-ce dans l'atelier que se joue l'essentiel ? Est-ce plutôt dans ce que l'on nomme aujourd'hui une installation ? Est-ce encore au musée, dans la constitution des collections ? Ou bien dans la rue, la ville, voire le paysage quotidien.
Déotte Jean-Louis ; Froger Marion ; Mariniello Sil
Le présent recueil est le fruit d'une rencontre entre chercheurs de deux équipes (française et canadienne) œuvrant, selon des axes et des traditions de pensée différents, dans un champ de recherche qui croise les études médiatiques, l'histoire de la culture, la philosophie et l'esthétique. Les rencontres ont eu lieu à Paris et à Montréal, autour des concepts d'appareil et d'intermédialité, dans un souci de dialogue qui confronte l'analyse des " effets d'appareils propres à une époque" à l'étude du "milieu intermédial " de la production culturelle. La rencontre s'est produite sous les auspices d'une pensée de la culture qui rapporte entre elles, sur la base d'un souci d'historicisation, les formes (de socialités, d'arts, de savoirs), en passant par l'étude des techniques et des matérialités impliquées dans leur apparition. Outre une introduction qui présente les principaux enjeux de cette confrontation, le recueil se compose d'une douzaine de textes portant sur des questions théoriques aussi bien que sur des objets singuliers relevant du cinéma, des arts d'installation, de la littérature, du web ou de l'imagerie scientifique.
Au cours de ce séminaire du programme "Arts, appareils, diffusion' de la MSH Paris-Nord, durant l'année 2003-2004 ont été explorés les rapports entre les appareils "modernes", projectifs, et leurs époques, suivant une hypothèse benjaminienne : ce sont les appareils dits de "reproduction" qui génèrent la sensibilité commune (aisthésis) de leur époque. Or l'aisthésis d'une époque est l'assiette commune à la singularité et à l'être ensemble. Mais si chaque appareil conforme la singularité en même temps que l'être-ensemble, le mode d'ensemble essentiel pour l'analyse, c'est celui de la temporalité.
L'élaboration de l'avant-dernier livre de Jean-Louis Déotte (Walter Benjamin et la forme plastique. Architecture, technique, lieux, L'Harmattan, 2012) avait pris une dizaine d'années, en rapport constant avec des thèses ou des mémoires de recherche auxquels il participa comme directeur ou comme membre de jury. Aujourd'hui, avec ce W Benjamin, littéralement, nous proposons de relater les différentes étapes d'un travail fondamentalement collectif où il est bien difficile de savoir qui s'inspira de qui. Ou qui parasita qui. Certes, dans une relation de recherche, l'"étudiant" parasite le maître, mais l'inverse est tout aussi vrai. Un livre de ce type est donc poreux parce qu'il est le résultat d'une réversibilité des échanges et donc d'une compénétration des pensées. Le parasite peut être éliminé par les anti-corps de l'hôte. A l'inverse, le parasite peut déprogrammer son hôte, le conduisant à l'anéantissement, parce qu'il ne peut se développer que dans son cadavre. Dès lors, on dira que l'assimilation d'un parasite par un corps-hôte est réussie quand il lui devient indispensable : c'est un enrichissement "réciproque". W Benjamin a été un parasite du second ordre pour le marxisme alors qu'il n'avait pas réussi avec les écrivains français des années trente, qui l'ignorèrent. Même s'il se désigna des "ennemis" comme Jünger ou Heidegger, ce n'est pas un penseur de l'affrontement ou de la résistance. La négativité dialectique est chez lui dissolution des formes acquises. C'est le sens des différentes critiques esthétiques et littéraires qu'il nous légua : de l'apparence, par la mise en marche, faire surgir l'apparition.
L'ambition de ce livre est d'éclairer les axes majeurs de l'esthétique de Walter Benjamin. Prétexte en a été donné par un certain nombre d'attaques, souvent plus politiques qu'esthétiques, contre un auteur qu'on ferait bien passer pour "totalitaire", "brun" ou "rouge" c'est selon, "idéaliste" et "matérialiste" en même temps. Benjamin constituerait bien la cible commode en vue de la refondation de la droite plurielle. Les textes réunis ici constituent en une mise en perspective de Benjamin, ou mieux, en une communication d'auteurs non contemporains: Lefort, Clastres, Lyotard, Lessing, Descartes, Mapplethorpe, Flüsser, Morin, Blanchot, Adorno, Flaubert, Rang, Bachofen.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.