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Chroniques européennes Tome 3 : Entre révolte et espoir
Denuit Renaud
L'HARMATTAN
30,00 €
En stock
EAN :9782336541174
Ce dernier volume des Chroniques européennes évoque la période courant de novembre 2021 à décembre 2023, dominée par la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine et, de fait, contre l'Europe. Oui, la guerre jugée improbable ou illogique par les dirigeants européens, mais annoncée dès le 15 février 2022 en première page du Bulletin de l'Agence Europe. La guerre et ses atrocités recensées. L'histoire de la tragédie ukrainienne racontée. Les effets collatéraux décrits : vagues de réfugiés ukrainiens à l'Ouest ; appétits russes vers la Moldavie ; sanctions prises contre la Russie ; candidatures ukrainienne, moldave et géorgienne pour rejoindre l'Union européenne ; besoin d'offrir une perspective équitable aux Balkans occidentaux ; crise énergétique, inflation, impacts sociaux ; création hâtive de la Communauté politique européenne ; relance du concept de défense européenne ; comportements publics des complices de Poutine ; divisions au sein de l'UE sur l'aide militaire aux Ukrainiens. Plus de 12 textes consacrés à ces réalités qui transformèrent 2022, officiellement Année européenne de la jeunesse, en Année européenne de la guerre et de la corruption. Toutefois, ce livre offre le suivi d'autres enjeux. Il s'ouvre par une communication sur la place de l'action culturelle dans la construction européenne. Il évoque les migrations, l'Europe des murs et barbelés, l'Espace Schengen de libre circulation, la zone euro, la droitisation des parlements, la Conférence sur l'avenir de l'Europe. Il fait le point sur l'Europe sociale et l'Espace européen de l'éducation. Dans le cadre de la politique climatique, il décrit la force symbolique de la " voiture propre ". Il propose des études sur la composition du Conseil européen, les rapports de l'Europe à l'argent ou encore l'économie circulaire. Il fait visiter à Bruxelles, la Maison de l'Histoire européenne. Il s'attaque à des questions institutionnelles majeures : faisabilité d'un référendum à l'échelle de l'Union, éclatement du leadership de celle-ci, proposition pour réduire enfin la taille de la Commission européenne, rappel du projet français, lancé dès 1930, de créer une fédération européenne. Et s'il dénonce le manque d'audace des réunions ministérielles, il rompt une lance contre le déclinisme en inventoriant les forces pérennes de la civilisation européenne, au milieu de puissances hostiles. Entre révolte et espoir résume la tragédie du temps, à travers 48 textes, rédigés pour une université lyonnaise, la jeune revue Apropos, La Revue générale (6) et l'Agence Europe (40). La fin de l'ouvrage est marquée par une cinglante Lettre ouverte à Viktor Orbán et un hommage personnel à Jacques Delors. En conclusion générale de la trilogie, l'auteur rappelle, exemples à l'appui, le rôle historique fondamental des écrivains chroniqueurs et souligne la double dimension de la chronique - politique et littéraire - qui la rend attractive pour les vrais citoyens.
Ce livre est la suite du premier volume (Le professeur entre en Europe) de la trilogie consacrée aux apports de l'Union européenne dans le domaine des apprentissages. La citoyenneté européenne vous donne des droits. De nombreux étudiants, enseignants, demandeurs d'emploi et indépendants, tous désireux de mobilité, ont eu des difficultés avec les autorités de leur Etat d'accueil. Ils ont contesté des décisions et la Cour de justice de l'Union a très souvent arbitré en leur faveur. La découverte des cas concrets de jurisprudence est passionnante ; chacun peut s'en réclamer. La reconnaissance de vos diplômes et qualifications dans un autre pays repose sur un cadre législatif patiemment construit : il gagne à être connu. Outre les institutions européennes, les gouvernements nationaux se sont mobilisés, à partir de l'an 2000, pour créer ensemble l'Europe de la connaissance, avec la contribution des écoles, des formateurs pour tous les âges et des partenaires sociaux. Quant aux universités, elles ont été embarquées dans le processus de Bologne, imaginé à Paris, dont vous suivrez la genèse et l'expansion. Enfin un panorama complet des systèmes éducatifs européens réservera quelques surprises. Dans les campagnes électorales, les discours simplistes fleurissent. Mais la capacité de s'informer sérieusement et d'entrer dans la complexité distingue les citoyens éclairés.
Ce deuxième tome de la trilogie Chroniques européennes contient 56 textes, dont un rédigé pour le Collège international des seniors Harmattan, 7 publiés dans La Revue générale et 47 dans les Bulletins quotidiens de l'Agence Europe, où Michel Theys rédigeait les éditoriaux, jusqu'à ce que, malade, il proposât, en accord avec le directeur, à l'auteur de ce livre, d'assumer cette tâche. L'ouvrage s'ouvre par un hommage au grand confrère défunt. La période abordée ici est courte (d'avril 2019 à octobre 2021), mais politiquement intense : la campagne pour les élections européennes, la désignation d'une nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, sa courte majorité accordée par les députés européens, la confection de son équipe et de son programme, le Pacte vert pour atteindre la neutralité en carbone en 2050, les ravages de la pandémie et le défi des vaccinations, les batailles budgétaires, l'emprunt commun pour relancer l'économie européenne, les négociations et accords sur le Brexit, la défaite occidentale en Afghanistan, les tensions avec la Hongrie et la Pologne. D'autres articles portent sur le désir d'adhésion des pays des Balkans occidentaux, la Catalogne et sa tentative d'indépendance, le cas de Gibraltar, les accouchements interminables du gouvernement belge et de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, le futur de l'aviation et du chemin de fer, la biodiversité en déclin, le racisme en progression, les nuisances russes et biélorusses, le scandale d'Ankara, le populisme en Slovénie, le départ d'Angela Merkel et la vitalité du couple franco-allemand. Les questions liées à la qualité de la démocratie dans l'Union européenne reviennent sur la table : faut-il donner un droit d'initiative au Parlement européen ? Quid de l'initiative citoyenne européenne ? Comment faire respecter l'indépendance de la justice dans les Etats membres et le droit de l'Union ? Quelle place pour la culture ? Le mot "sursaut" désigne un mouvement involontaire produit par une surprise, mais peut aussi signifier un regain, une reprise de courage. Ce double sens est pertinent à propos de l'Union durant cette séquence.
Si Denuit est l'un de nos poètes les plus importants, c'est que, dans un genre où le flou artistique encombre tout, il considère la poésie comme une mécanique verbale de haute précision. Tout en sachant mieux que personne que l'on a beau baliser son parcours de savoir et de maîtrise, le vertige attend au bout du chemin.
Ce livre est le premier d'une trilogie sur les apports de l'Europe à l'éducation et à la formation : une synthèse sans équivalent sur le marché. Par la précision de ses descriptions et de ses références, c'est une mine d'informations pour les professeurs et les chercheurs. Mais le domaine décrit concerne tous les Européens sans exception : qui n'est pas passé par l'école ? qui n'a jamais pensé acquérir de nouvelles compétences en suivant une formation ? qui serait insensible à la qualité de l'éducation de ses enfants ou à leur avenir ? En ces pages, vous découvrirez comment, au fil de la construction européenne, la formation professionnelle, l'action pour la jeunesse, l'éducation de niveau supérieur et par la suite tous les apprentissages sont devenus des compétences de l'Union européenne, avec des programmes solides et d'innombrables initiatives transnationales. Ce récit vous fait vivre la naissance rocambolesque du programme Erasmus. Il offre des analyses nuancées sur le multilinguisme et la priorité accordée aux jeunes. Ici, vous revisitez Mai 68, là, vous assistez à l'activité phénoménale de Jacques Delors. Le tout dans une narration rythmée, qui en éclairera plus d'un.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Résumé : Trente ans après la chute du Mur, de nouvelles et profondes fractures menacent l'Europe, le duo franco-allemand qui en a été le moteur, et l'Allemagne elle-même. Face au Brexit ou aux appétits des Etats-Unis et de la Chine, il est vital que les deux riverains du Rhin rebâtissent leur partenariat. Pour cela, ils doivent réapprendre à se connaître. Or prévaut aujourd'hui un double malentendu : la France observe l'Allemagne avec passion, que ce soit pour la haïr ou l'imiter, tandis que celle-ci hésite entre admiration et condescendance, sans qu'aucune ne comprenne vraiment plus l'autre ? notamment les élites françaises qui ont une vision dépassée de notre voisin. Cet ouvrage porte sur l'Allemagne un regard incisif, nourri d'une profonde connaissance de sa culture et de sa politique, d'expériences, et de rencontres. Il la met en perspective depuis la fin du nazisme puis du communisme, en passant par la réunification, jusqu'au long mandat de la chancelière Merkel, confrontée au défi migratoire et à la résurgence de l'extrême droite tandis que le modèle économique et social, autrefois tant admiré, atteint ses limites. Ce plaidoyer nous éclaire sur les pistes que peuvent frayer ensemble Paris et Berlin pour assurer le sursaut de l'Europe.
L'Europe, l'ancienne, celle d'un vieux monde bouleversé par la révolution industrielle, et l'Union européenne, belle utopie née sur les cendres de deux grandes guerres, sont l'alpha et l'oméga de ce texte en vers libres relatant un siècle et demi de constructions, d'affrontements, d'enthousiasmes, de défaites et d'espoirs. A l'heure où certains doutent, où d'autres n'y croient plus, ce récit européen humaniste rappelle qu'une mémoire commune, même douloureuse, est un ferment d'avenir. C'est donc d'une plume ardente que Laurent Gaudé compose une épopée invitant à la réalisation d'une Europe des différences, de la solidarité et de la liberté.
Une histoire inédite des favoris de l'Ancien Régime au XIXe siècle. Un favori est celui qui partage l'intimité du prince et exerce sur lui un ascendant inaccessible aux ministres. Participer presque quotidiennement à la vie privée du monarque, être l'objet de sa tendresse révélée par des gestes affectueux et une correspondance intime, habiter sous le même toit et parfois dans un appartement voisin du sien, disposer d'un accès direct auprès de sa personne et l'interdire à d'autres, exercer des charges de cour jusque-là réservées aux nobles titrés et se voir combler de faveurs qui donnent à sa promotion un caractère exceptionnel sont les signes visibles de l'élection à cette place enviée. Tellement enviée que la mémoire collective n'a jamais été bienveillante à leur endroit, et qu'ils ont été soustraits à la recherche historique. Et pourtant leur nombre, la personnalité exceptionnelle de quelques-uns et leur importance dans l'Histoire méritent d'en saisir l'émergence et d'en identifier le rôle. Jean-François Solnon brosse avec maestria le portrait d'une vingtaine d'entre eux - Buckingham, Cinq-Mars, Menchikov, Potemkine, Godoy et Disraeli notamment - et nous fait pénétrer dans les coulisses les plus secrètes des cours européennes.