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UNE HISTOIRE DE L'IDENTITE
DENIS VINCENT
CHAMP VALLON
30,50 €
Épuisé
EAN :9782876734777
Comment établir l'identité d'une personne à une époque où n'existe ni photographie, ni empreinte digitale, ni même état civil fiable? Entre la Régence et la Restauration, la France a été le siège d'une révolution silencieuse d'une ampleur jusqu'à présent insoupçonnée: la naissance de l'identité individuelle, une "identité de papier" fondée sur le registre, le certificat, le passeport: les soldats, les mendiants, les vagabonds, les criminels furent les premiers à être "fichés". Avant que l'ensemble de la société ne soit, à son tour, "identifiée". Quels sont les instruments de cette identification de la personne? Les techniques et les procédures de signalement? Les acteurs? Comment la société a-t-elle réagi à ce processus de fichage? Ce livre retrace pour la première fois l'histoire de l'identité individuelle: en s'imposant dans la vie de tous les Français sous l'influence de l'État, par le travail et le savoir des agents de la machine administrative de l'Ancien Régime, de la Révolution et de l'Empire, et par les enquêtes de la police, les "papiers" ont fondamentalement modifié l'histoire de l'individu. La genèse des techniques et des pratiques de l'identification jette un éclairage nouveau sur l'histoire de notre modernité "démocratique", qui s'enracine dans des pratiques inventées par l'Ancien Régime, au temps des rois absolus.
Comment sortir de ces rhumes à répétition qui vous empoisonnent la vie ? Ce livre vous apporte les réponses qui vous permettront de faire face. Quand détecter une maladie allergique ? Votre rhinite est-elle saisonnière ? Liée à une circonstance particulière ? Quels sont les moyens diagnostiques ? Examens, radios, tests allergologiques. Quels sont les traitements ? Cortisone, antihistaminiques, désensibilisation. Comment vivre au quotidien quand on est allergique ? Sports, climatisation, alimentation, tabac.
Clefs-concours. S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs-concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs-concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Réussir l'Histoire. - tous les titres sont organisés autour des grandes thématiques qui animent le sujet et articulés en fiches. - des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie. - un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
Résumé : De 1790 à 1794, les Parisiens ont pu choisir leurs commissaires de police, remplaçant les policiers professionnels de l'Ancien Régime par des citoyens élus. Pour la première fois, un livre se penche sur ces personnages méconnus, chargés de la tâche difficile de maintenir l'ordre public au jour le jour dans une capitale immense. Revenant sur les circonstances et les limites de cette révolution policière qui commence avec la prise de la Bastille, Vincent Denis retrace les itinéraires, les travaux et les peines de ces hommes ordinaires propulsés aux destinées de l'ordre de leur quartier à la faveur des bouleversements révolutionnaires. Que peut signifier alors faire la police d'une capitale en révolution ? Quels visages les commissaires ont-ils donnés à la police "révolutionnaire" ? Fondé sur l'exploitation de très riches archives inédites de la police parisienne, l'ouvrage plonge le lecteur dans le quotidien des Parisiens pendant la Révolution française, au coeur des conflits, des émotions et des luttes qu'ont vécus les habitants de la capitale. Il nous offre ainsi un éclairage original sur la vie à Paris pendant la Révolution et sur la façon dont celle-ci a transformé la ville et ses habitants. Revenant sur cette expérience unique où les Parisiens faisaient leur propre police, l'ouvrage analyse les raisons de son abandon sous le Directoire et son rôle dans la genèse d'une police moderne professionnelle en France.
Le domaine industriel abordé dans cet ouvrage est celui de la fabrication mécanique et plus particulièrement l'usinage de pièces pour lesquelles les notions et ces principes de base pour produire des pièces de qualité. Il est essentiel, par exemple pour qui veut aborder les travaux d'usinage par outils découpants, de connaître entre autres les phénomènes de dispersions et leur influence sur les efforts de coupe et la tenue des outils. De nombreux exercices corrigés font de ce livre un support aussi clair et aussi efficace que possible.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.