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Neo. Un transhumain dans The Matrix
Denis Sébastien
IMPRESSIONS NOU
13,00 €
En stock
EAN :9782390702610
Depuis sa première apparition dans The Matrix (1999), Neo est l'une des figures les plus puissantes et ambivalentes de la culture populaire contemporaine. Hacker solitaire devenu messie numérique, il est tour à tour sauveur, réplicant, outil de propagande ou cheval de Troie idéologique. Synthèse spectaculaire de mythologies religieuses, de cultures pop et de visions philosophiques, Neo incarne ce point de bascule vers une humanité augmentée, dépendante et façonnée par les technologies qu'elle prétend dominer. Pour décrypter la trajectoire de ce héros matriciel, de ses choix illusoires aux reboots infinis qui le constituent, et interroger ce qu'il nous dit de notre rapport au réel, aux images et à l'intelligence artificielle, Sébastien Denis explore, à travers les différents films de la franchise, les multiples visages de Neo : avatar ludique, sujet politique, artefact technique et figure transgenre implicite d'un monde en constante redéfinition.
Résumé : En mettant pour la première fois en avant le dessin animé français, en organisant sa production et en facilitant son financement et sa diffusion, le gouvernement de Vichy n'entend-il pas marquer d'une empreinte quelconque l'esthétique de la production française ? N'a-t-il pas cherché à utiliser ce nouvel outil comme moyen de propagande ? Comment se positionne la société les Gémeaux entre obsession disneyenne du public, nostalgie d'une splendeur passée des journalistes, promotion de l'art français du gouvernement et recherche d'une voie nouvelle par Grimault et Sarrut ? Durant quatre années entre 1940 et 1944, les tensions s'exacerbent entre promotion de l'art français dans le dessin animé (désaméricanisation), tentation d'un retour à la disneyfication, recherche d'une voie médiane, dessins animés de propagande politique. Le multicephalisme des preneurs de décisions ne fait rien pour clarifier les choses. Et pourtant, ne voit-on pas émerger sous l'Occupation une école typiquement française du dessin animé ou bien une simple hybridation des formes qui rejette en bloc les "ravages de l'impressionnisme" ? Dans la préface, Sébastien Denis note : "Sébastien Roffat continue d'explorer une époque avec force détails, riche d'une documentation exceptionnelle, à la recherche de la difficile définition d'une animation "française"." Ce travail a été récompensé du prestigieux prix Aguirre-Basualdo 2013 décerné par la Chancellerie des universités de Paris.
Résumé : Full Animation vs. Limited Animation... Drôle de sous-titre pour un ouvrage en français ! Mais l'opposition entre "pleine" (ou entière, complète, totale...) et "limitée" ne fonctionnerait pas aussi bien pour faire comprendre l'importance des termes full animation et limited animation dans le monde de l'animation au niveau international. S'intéresser à l'histoire, aux discours et aux techniques derrière ces deux syntagmes est une façon renouvelée d'entrer dans l'analyse des films d'animation, par le biais de la qualité. De fait, la "qualité" de l'animation n'est que fort peu discutée par le grand public, et elle l'est même assez peu en réalité au sein des groupes de spécialistes ; pourtant, cette question est d'une grande importance, en termes techniques, économiques et esthétiques, pour comprendre le phénomène même d'animation. Cet ouvrage est le premier centré sur cette approche et permet ainsi de prendre à bras le corps le concept de "limitation" comme opérateur épistémologique afin d'expliciter plus avant les enjeux de la mise en mouvement des phases arrêtées composant l'animation.
Résumé : Si le cirque et le cinéma ont souvent et depuis longtemps été pensés conjointement, ils l'ont davantage été sur le mode de la thématique et de l'incorporation : c'est le cinéma qui s'empare du cirque, s'approprie son "univers", ses personnages, ses histoires, et inversement. Or la fécondité des liens qui unissent les deux pratiques ne peut se borner à un simple "aller sans retour". Cirque et cinéma ont coexisté et coexistent toujours dans une dynamique d'échanges et de circulations sur laquelle cet ouvrage souhaite revenir. Cette dynamique est impulsée par la notion d'attraction, au centre des neuf études et des témoignages d'artistes qui composent le livre. En effet, l'attraction est tout à la fois une clef et un moteur pour saisir la complexité des relations entre deux pratiques qui, paradoxalement, ont dû se repousser pour exister. Des premiers films Lumière aux dernières productions hollywoodiennes en 3-D, en passant par le cinéma d'avant-garde et l'animation, les auteurs interrogent l'attraction pour tenter d'éclairer sous un jour nouveau les rapports entre ces deux éternels "frères ennemis".
Résumé : Figure controversée de la littérature mondiale, du fait de son engagement auprès de Mussolini durant les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, Ezra Pound n'en reste pas moins un poète majeur du XXe siècle, basant son travail sur un retour à une liberté de la langue héritée d'Homère, des troubadours français et des poètes italiens de la Renaissance. Cet essai appréhende la manière dont il a pu influencer le cinéma par sa poésie révolutionnaire issue des courants de l'imagisme et du vorticisme et jouer un rôle important dans la réalisation d'un des premiers films d'avant-garde : Ballet mécanique (1924) de Léger et Murphy. Enfermé aux USA après la guerre pour ses positions fascistes, Pound devient un modèle pour les cinéastes du courant underground américain et, en Europe, suscite l'intérêt de cinéastes majeurs comme Pasolini ou Godard.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.
Qui était " René avant Magritte " ? Une énigme, que personne, jusqu'ici, n'avait cherché à éclaircir. C'est ce qu'a voulu découvrir Jacques Roisin, au cours de l'investigation qu'il a menée pendant treize années (de 1985 à 1998), en rencontrant les témoins encore vivants de la jeunesse du peintre et en fréquentant les lieux de ses vingt-huit premières années. Le compte-rendu de ce travail colossal de recherche a été rédigé sur le ton d'une enquête policière. Le récit nous fait revivre, dans le cadre du " Pays noir " de Charleroi puis à Bruxelles, ses frasques cruelles avec ses frères, sa fascination pour les images, ses lectures et ses séances de cinéma muet, les circonstances du suicide de sa mère - tout ce passé dont le peintre refusera toujours de parler - et, enfin, sa rencontre avec un peintre dans un cimetière et le choc de la découverte du Chant d'amour de Giorgio de Chirico. Tout au long de ce livre, vivant comme un reportage, passionnant comme un roman, apparaît en filigrane l'esprit subversif d'un " Ceci n'est pas une pipe ", véritable manifeste surréaliste, en germe dans l'enfance et la jeunesse turbulentes de René Magritte. Les innombrables témoignages de première main, recueillis auprès de ceux qui ont bien connu le jeune René, étayent l'enquête de terrain et permettent d'éclairer d'un jour totalement nouveau une oeuvre qui ne cesse de nous interpeller. De nombreux documents iconographiques, eux-mêmes inédits, concernant René, sa famille, son quartier, les lieux et les gens qu'il a fréquentés, enrichissent l'intérêt de la lecture. Le portrait de René minutieusement recomposé par Jacques Roisin nous apparaît comme la face cachée du peintre Magritte.