Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Arts numériques, narration, mobilité
Denis Sébastien ; Gonot Antoine ; Sapiega Jacques
PU PROVENCE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791032000700
Cet ouvrage prend pourpoint de départ le projet Discrépances Aubagne initié par les artistes Diego Ortiz et Javiera Tejerina, fondateurs de Flux(o). C'est une expérience de réalité augmentée pour dispositif mobile, mêlant cinéma (aussi bien dans les techniques de tournage et de post-production que dans le souvenir de l'oeuvre de Marcel Pagnol), arts numériques (avec des artistes intervenant dans l'espace public) et mobilité (le dispositif étant lié à des chemins de randonnée dans la montagne). Laxe Tronsmédio et intermédialité du laboratoire ASTRAM de l'université Aix-Marseille, partenaire du projet Discrépances Aubagne, questionne justement ces frontières poreuses entre le cinéma, dans sa dimension narrative et esthétique, et les arts numériques, telle qu'elles sont générées par ce type de production Le laboratoire a donc souhaité dresser une cartographie des projets, technologies et dispositifs, qui jouent eux aussi de cette porosité. Ces oeuvres nouvelles sont abordées par le biais de différentes disciplines, allant de la sociologie à l'esthétique en passant par la narratologie.
Résumé : Figure controversée de la littérature mondiale, du fait de son engagement auprès de Mussolini durant les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, Ezra Pound n'en reste pas moins un poète majeur du XXe siècle, basant son travail sur un retour à une liberté de la langue héritée d'Homère, des troubadours français et des poètes italiens de la Renaissance. Cet essai appréhende la manière dont il a pu influencer le cinéma par sa poésie révolutionnaire issue des courants de l'imagisme et du vorticisme et jouer un rôle important dans la réalisation d'un des premiers films d'avant-garde : Ballet mécanique (1924) de Léger et Murphy. Enfermé aux USA après la guerre pour ses positions fascistes, Pound devient un modèle pour les cinéastes du courant underground américain et, en Europe, suscite l'intérêt de cinéastes majeurs comme Pasolini ou Godard.
Depuis sa première apparition dans The Matrix (1999), Neo est l'une des figures les plus puissantes et ambivalentes de la culture populaire contemporaine. Hacker solitaire devenu messie numérique, il est tour à tour sauveur, réplicant, outil de propagande ou cheval de Troie idéologique. Synthèse spectaculaire de mythologies religieuses, de cultures pop et de visions philosophiques, Neo incarne ce point de bascule vers une humanité augmentée, dépendante et façonnée par les technologies qu'elle prétend dominer. Pour décrypter la trajectoire de ce héros matriciel, de ses choix illusoires aux reboots infinis qui le constituent, et interroger ce qu'il nous dit de notre rapport au réel, aux images et à l'intelligence artificielle, Sébastien Denis explore, à travers les différents films de la franchise, les multiples visages de Neo : avatar ludique, sujet politique, artefact technique et figure transgenre implicite d'un monde en constante redéfinition.
Résumé : Si le cirque et le cinéma ont souvent et depuis longtemps été pensés conjointement, ils l'ont davantage été sur le mode de la thématique et de l'incorporation : c'est le cinéma qui s'empare du cirque, s'approprie son "univers", ses personnages, ses histoires, et inversement. Or la fécondité des liens qui unissent les deux pratiques ne peut se borner à un simple "aller sans retour". Cirque et cinéma ont coexisté et coexistent toujours dans une dynamique d'échanges et de circulations sur laquelle cet ouvrage souhaite revenir. Cette dynamique est impulsée par la notion d'attraction, au centre des neuf études et des témoignages d'artistes qui composent le livre. En effet, l'attraction est tout à la fois une clef et un moteur pour saisir la complexité des relations entre deux pratiques qui, paradoxalement, ont dû se repousser pour exister. Des premiers films Lumière aux dernières productions hollywoodiennes en 3-D, en passant par le cinéma d'avant-garde et l'animation, les auteurs interrogent l'attraction pour tenter d'éclairer sous un jour nouveau les rapports entre ces deux éternels "frères ennemis".
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur les techniques, les thématiques et les différents champs couverts depuis plus d'un siècle par le cinéma d'animation (anime japonaise, films en "3D", films d'auteur à fort investissement esthétique...). Il s'efforce d'unifier des points de vue divergents afin de rendre clair l'extraordinaire potentiel de l'animation. Un potentiel à la fois narratif, plastique et philosophique, puisque l'imaginaire des cinéastes ne connaît pour ainsi dire aucune frontière un potentiel économique également, au risque de la standardisation et de la banalisation de l'imaginaire animé. D'Emile Cohl à Hayao Miyazaki en passant par Norman McLaren et Walt Disney, ce sont autant d'univers différents qui s'ouvrent au spectateur et à l'historien du cinéma.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.