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Delacroix est à la mode
Denis Maurice ; Laugée Thierry ; Stahl Fabienne ;
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9791023105919
Delacroix à la mode. Ingres moins en faveur", constate Maurice Denis soixante-dix ans après la disparition d'Eugène Delacroix. Acteur majeur de la postérité de Delacroix durant l'entre-deux-guerres, Denis appartient à la première génération d'artistes à avoir eu accès dès sa jeunesse aux écrits du maître, avec la première publication de ses lettres, puis celle de son Journal en 1893. Le peintre-écrivain fut même un modèle pour lui, notamment pour ses propres écrits théoriques, ce qui lui fait déclarer en 1931 : "Je me connais en Delacroix". Membre fondateur et président de la Société des amis d'Eugène Delacroix créée en 1929 pour sauver l'atelier du maître de Saint-Sulpice, place de Fürstenberg à Paris, Denis occupe ensuite le premier poste de conservateur du musée inauguré en 1932. Considérant ce statut comme une mission, il prend par conséquent à maintes reprises la parole et la plume pour propager son admiration. Le présent ouvrage propose une anthologie des textes de Denis sur Delacroix, manuscrits, conférences et articles rédigés essentiellement dans les quinze dernières années de sa vie. Denis y brosse un portrait personnel de Delacroix, différent de l'historiographie usuelle. Si Paul Signac avait fait de Delacroix un jeune révolutionnaire précurseur du néo-impressionnisme, Denis dévoile un artiste mature devenu "classique", un dessinateur, un décorateur, et un peintre religieux, en somme, un autoportrait encreux.
Même s'il considérait ses croquis sur nature comme de simples notes, le peintre Maurice Denis (1870-1943) a fait du dessin l'un de ses principaux outils de travail et a rempli de très nombreux carnets, dont presque cent cinquante sont conservés. Amoureux de l'Italie, il a parcouru la péninsule du nord au sud, sans oublier quelques autres pays du pourtour méditerranéen : Algérie, Espagne, Terre sainte, Grèce, Turquie... Autant d'escales où la lumière est une raison d'exercer son oeil et son outil. Ainsi les dessins aquarellés de Maurice Denis regorgent-ils d'arbres, de scènes et de paysages en tout genre, offrant un extraordinaire feu d'artifice de couleurs raffinées.
Amblard Paule ; Denis Maurice ; Tourneboeuf Patric
Certains chemins naissent de ruines. Un jour, Maurice Denis poussa la porte d'un vieil hôpital, un bâtiment délabré qui n'attendait plus personne. Nous étions en 1914, au début de la guerre. Le peintre était déjà un artiste reconnu. Le chemin de Croix que Maurice Denis a réalisé dans la chapelle de ce vieil hôpital est à hauteur de nos regards. Cette approche très particulière, propice à la méditation, nous plonge dans l'histoire comme si nous en faisions partie. Quand la création se confond avec la vie, elle interroge chaque aspect de nos quotidiens. Emotions, souffrance, découvertes du c?ur, ce chemin est le nôtre. La contemplation de l'oeuvre de Maurice Denis nous transforme, nous appelant à devenir plus vastes et plus humbles, plus lumineux et moins comptables de nos choix. Plus rigoureux aussi sur la voie de l'Amour. A présent, entrons dans la chapelle et mettons nos pas dans ceux d'un homme nommé Jésus qui vient d'être arrêté. Chaque station sera un dévoilement, un enseignement de cet Amour. Il est et je suis le chemin. Eternité.
Résumé : Maurice Denis, né en 1870, mort en 1943, est l'un des peintres fondateurs du mouvement des Nabis qui, en rupture avec les représentations artistiques de l'époque, vont libérer la voie vers une peinture moderne, symboliste et émancipée de toutes les règles qu'impose leur mimétisme. Ses tableaux sont aujourd'hui exposés dans les musées les plus prestigieux et la ferveur grandit autour de son oeuvre singulière. Ecrits sur les Nabis rassemble ses écrits théoriques sur le mouvement nabi, portraits des amis : Sérusier, Bonnard, Vuillard, Ker-Xavier Roussel, Lacombe et autres camarades s'y rencontrent. Ces textes, à la publication secrète ou oubliée, sont les re ? ets d'une époque emblématique pour l'histoire des arts, celle où la fougue des premiers avant-gardes, leurs nouvelles conceptions du monde, s'apprêtent à se répandre comme une trainée de poudre.
Gide André ; Denis Maurice ; Masson Pierre ; Schäf
L'amitié qui a uni André Gide et Maurice Denis est peu connue. Sans doute parce que, entre le peintre catholique et le romancier hédoniste, on imagine mal qu'un accord profond ait pu s'établir durablement. Et pourtant, les deux cent trente lettres ici rassemblées témoignent de la persistance, sur une quarantaine d'années, d'une estime et d'un attachement sincères. Ce qui les rapprocha, au mois d'août 1892, fut une entreprise assez exceptionnelle; ces deux débutants, âgés de vingt-trois et vingt-quatre ans, allaient réaliser bien plus qu'un simple livre illustré, une commune ?uvre d'art, où deux langages, l'écriture et le dessin, s'accompagnent et se fécondent mutuellement. Quand il conçut Le Voyage d'Urien, Gide n'était pas encore trop sûr de ce qu'il allait dire; il peinait à se différencier du symbolisme, tandis que Denis était déjà le théoricien du groupe des Nabis; et c'est en assistant à la naissance des illustrations qu'il fut encouragé à mener à bien son projet. Ainsi l'?uvre ultérieure de Maurice Denis allait-elle avoir pour lui un intérêt particulier, comme le développement sur un autre plan de sa propre pensée. Nous participons ici à quelques moments majeurs de ce commerce intellectuel, comme ce soir de janvier 1898, quand un parfait hasard les fait se rencontrer sur une place de Rome: Gide, qui connaît déjà les lieux, sert de guide à Denis, et les discussions qu'ils ont alors les aident à préciser de façon décisive leur évolution vers un art fait de maîtrise et de discipline. Neuf ans plus tard, c'est Denis qui entraîne Gide dans les musées d'Allemagne, où ce dernier trouve l'inspiration de son Retour de l'Enfant prodigue. Ponctuée par des faire-part de naissance illustrés par Maurice Denis, cette correspondance d'artistes, à laquelle s'invitent parfois Marthe Denis et Madeleine Gide, revêt aussi des aspects familiers. Il faudra attendre le lendemain de la Grande Guerre pour que ces liens se distendent, la mort de Marthe Denis coïncidant avec le premier différend idéologique entre les deux hommes. C'est tout un pan de la vie artistique de la Belle Epoque qui est ici restitué, grâce à ces lettres mais aussi aux illustrations de Maurice Denis, souvent inédites, qui les accompagnent.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.