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Le Point hors-série Grand Tour N° 2, automne 2021 : Paris
Denis Gilles
LE POINT
8,90 €
Épuisé
EAN :9782850830396
Sans doute peut-on tous reprendre en choeur avec Joséphine Baker : "J'ai deux amours, mon pays et Paris". Mais la capitale, contrairement à l'artiste, est loin d'être en voie de panthéonisation. Cela faisait même longtemps qu'elle n'avait pas autant bruissé au rythme des créateurs qui l'ont choisie comme lieu d'élection : de Barbès au haut Marais, de Belleville aux rives de la Seine, une nouvelle partition se fait entendre. Elle a l'éclat des Lumières, qui ont donné son surnom à la ville. Comme hier les philosophes et les femmes fortes ont fait Paris, aujourd'hui, chefs, fleuristes, stylistes, illustrateurs, architectes façonnent plus que le goût de Paris. De l'audace de leurs créations jaillit un message universel : l'avenir appartient à ceux qui ont choisi de ne désespérer de rien, comme on dit au Point depuis Claude Imbert. Paris est loin d'être un musée vivant. C'est une fête. Voici les nouvelles clés de Paris. Ne les perdez pas !
Vient enfin une lueur d’espoir, quelqu’un vous annonce que le docteur va s’occuper de vous. Au fond, vous n’en voulez plus à personne et demandez simplement à cet homme un peu d’humanité et tout sera oublié. Il entre enfin, accompagné d’un interne, en général féminin car la parité n’existe pas en médecine et le résultat du concours offre au sexe faible la plus grande part. Surtout ne vous départissez pas d’un sourire béat "du ravi de la crèche" en permanence, le sourire niais entraîne parfois de l’indulgence. "Au moins celui-là, avec son air con, il ne va pas nous faire chier"". Dans un siècle où tout doit systématiquement être déconstruit, devons-nous effacer le serment d’Hippocrate??
Tous les chemins y mènent - ceux de la culture, ceux du style. Loin d'être un musée vivant, Rome vibre des vies des illustres qui l'ont conquise, élevée, célébrée et des appétits de ceux qui aujourd'hui y créent, y cuisinent, y pensent. Pour la goûter pleinement, il faut embrasser sa complexité vivace. Passer par le fil de l'Histoire en suivant les traces d'Agrippine comme celles de Fellini, du jeune Haendel et de Napoléon, du Caravage comme de saint Benoît-Joseph Labre. Et puis oser les pas de côté, les adresses des initiés, couturiers, galeristes, chefs, designers - de la librairie Cascianelli, lovée contre la piazza Navona aux jardins cachés, des terrasses sans touristes aux cabinets de curiosités pour esthètes même pas blasés. S'adonner ainsi à la flânerie et succomber à un hédonisme éclairé. C'est toute l'ambition de ces itinéraires pour vivre, comme un Romain, la ville absolue. Celle où tout mène et où tout commence.
Florence ne reÌsonne pas qu'avec Renaissance quand bien même sa beauteÌ intrinseÌque demeure miraculeuse. La ville bruisse d'initiatives, d'innovations : il suffit souvent d'un pas de côté pour les découvrir, traverser l'Arno et humer le vrai parfum de la ville. Mixologiste ou directrice de journal, parfumeur ou libraire, patron de museÌe ou chef, les vrais Florentins ont livré leurs secrets à la rédaction du Point. Histoires, balades, jardins secrets et style sont à retrouver dans ce nouveau hors-série de la collection "Grand Tour" . Le gouÌt de Florence n'a jamais eÌteÌ aussi vif .
L'agriculture se réduit-elle à une application, plus ou moins rapide et réussie, des préceptes de la science? Comment les rapports entre recherche, pratiques agricoles et société se sont-ils transformés depuis un siècle? Par quelles méthodes l'historien peut-il mettre au jour la pluralité des "modernisations" possibles de l'agriculture à chaque période, là où bien des acteurs avaient endossé un modèle unique de "progrès"? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en regroupant des spécialistes d'histoire rurale et des spécialistes d'histoire des sciences autour d'une nouvelle histoire des savoirs agronomiques. Analysant les modes de production, de circulation, de standardisation des connaissances scientifiques et des innovations techniques, l'ouvrage nous transporte des crises alimentaires de la fin du XIXe siècle à celles de la fin du XXe siècle, des imaginaires politico-scientifiques "modernisateurs" du Journal d'agriculture pratique sous la Seconde République à celui du productivisme d'après la Seconde Guerre mondiale, de l'Institut des recherches agronomiques de 1921 à l'Inra de 1946, de Pasteur aux OGM.