Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Johann Adam Möhler
Deneken Michel
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204082211
La théologie de J. A. Möhler se caractérise par un retour aux sources patristiques de la Tradition, une conception historique de la Révélation, une étude systématique des doctrines des Eglises chrétiennes et une ouverture à la pensée de son temps. De l'Eglise, il donne une définition affranchie d'une vision juridique et sociétale, au profit de sa conception comme un organisme vivant, animé par l'Esprit saint, pérennisant le mystère de l'Incarnation au milieu du monde. Möhler apparaît ainsi comme un pionnier de l'ecclésiologie de Vatican II. La question de la Tradition et de l'Ecriture se trouve également au cœur de la théologie de Möhler. Faisant encore œuvre de pionnier, il puise aux sources patristiques ; tout en assimilant nombre d'éléments de l'esprit de son temps, il développe un concept dynamique de Tradition vivante qui commence avec le Jésus de l'histoire. A la description du rapport entre Ecriture et Tradition qu'une théorie des deux sources ne fait que caricaturer, il préfère une conception organique, inscrite dans la dynamique de l'histoire comprise comme Révélation, posant ainsi les linéaments de Dei Verbum. Enfin Mohler apparaît également comme un des pères de l'œcuménisme moderne. En faisant de l'unité le principe organique et le fondement de l'Eglise, il aborde la question de la confessionnalité sous un angle nouveau. Cette capacité à discerner chez l'autre croyant des éléments authentiques de la foi chrétienne annonce le changement d'attitude que Vatican II manifestera par rapport à l'œcuménisme. Ce livre a pour objectif de faire connaître au public francophone un théologien allemand dont la fécondité se fait sentir encore au XXIe siècle. La première partie, biographique, met en évidence l'enracinement historique, ecclésial et universitaire de l'ouvre de Möhler. Dans la deuxième partie, les principaux thèmes théologiques sont présentés succinctement. Les textes proposés dans la troisième partie permettront au lecteur de se convaincre de la modernité et donc de l'actualité de l'œuvre de cette figure de proue de l'école de Tübingen. Par sa vie de chrétien, de théologien, de prêtre, Möhler, engagé dans les débats de son temps, a servi une Eglise et une théologie enracinées dans l'Evangile.
Deneken Michel ; Legrand Thierry ; Zwilling Anne-L
Une certaine image de Dieu" : l'ambiguïté du titre est délibérée. Il permet aussi bien d'évoquer les possibilités de représentations picturales de la divinité, que de faire référence aux diverses façons de la définir. L'ampleur du champ ainsi ouvert vise à faire écho à la richesse et à la variété des intérêts et des compétences de François Boespflug, à qui ce volume est dédié. Spécialiste d'iconographie chrétienne, professeur d'histoire des religions, François Boespflug s'est intéressé à l'histoire de l'art chrétien, à la transmission du fait religieux dans le cadre de l'enseignement secondaire public, aux Bibles moralisées, aux représentations de Dieu, aux hauts lieux des grandes religions, aux caricatures de Mahomet, au divin dans les religions, pour ne citer que quelques-uns de ses domaines d'expertise. Les contributions ici présentes traitent à la fois de Dieu dans l'art et l'iconographie, et de la religion dans son histoire et son enseignement. Par leur diversité et leur caractère international, ces apports veulent être un hommage à l'infatigable travailleur, à l'expert reconnu, au collègue stimulant qu'est François Boespflug.
Le statut et l'enseignement de la théologie en milieu universitaire font aujourd'hui débat, principalement en Europe mais également au-delà. Face aux sciences positives, la théologie est parfois suspectée de se démarquer par des procédures de légitimation qui n'obéiraient pas toujours aux critères de la recherche stricto sensu. D'un autre côté, nombre d'Eglises ou de " chapelles " religieuses s'inquiètent de la manière dont des corps de doctrine se voient déconstruits par une approche scientifique qui en réduirait la portée symbolique ou spirituelle. Si la théologie n'est pas en crise, elle fait l'objet de tensions. Cet ouvrage collectif a l'ambition d'en repérer quelques-unes et de contribuer à enrichir un débat dont l'actualité déborde la question religieuse. Avec l'implantation durable de l'islam en Occident et la fragilisation des institutions chrétiennes classiques, se pose toute la question de la légitimation et de la transmission de patrimoines autant culturels et moraux que religieux. A partir d'une évaluation pour la France des programmes de formation en théologie et en sciences religieuses, cet ouvrage propose dans un premier temps un tour d'horizon de l'enseignement universitaire des théologies chrétiennes dans le monde francophone, au Liban, au Canada et en Grèce. Puis, des contributions évoquent la manière dont les théologies musulmane, hébraïque et bouddhique sont enseignées à l'université, en Europe et en Turquie notamment. Au final, un ouvrage de toute première importance pour conduire des réflexions sur la reprise académique des bouleversements religieux actuels.
Résumé : La résurrection de Jésus a été largement abordée ces dernières décennies par l'exégèse du Nouveau Testament. Il n'en est pas de même pour la théologie. Pourtant, les représentations hésitantes de certains chrétiens, comme l'indiquent les sondages réguliers, le dialogue avec d'autres religions, le succès grandissant de doctrines telles que la réincarnation, provoquent le théologien à rendre compte de la résurrection du Christ. Il manquait une véritable synthèse dans le domaine de la théologie catholique française. Cet ouvrage voudrait répondre à cette attente. Au début, il y a l'événement pascal. Si la foi pascale se fonde en définitive sur la foi en Dieu créateur et sauveur, elle trouve son origine dans les apparitions du Ressuscité et le rassemblement de l'Église primitive dans la force de l'Esprit. Ainsi, les évangiles ne constituent pas une preuve de la Résurrection ; au contraire, ils en sont issus. Des questions essentielles sont abordées sans détour. Comment la foi pascale a-t-elle pu naître au c?ur des disciples ? Quel sens théologique donner aux récits du tombeau vide et aux apparitions du Ressuscité ? Peut-on qualifier la Résurrection d'événement historique réel ? Que signifie la résurrection de Jésus pour la conception chrétienne de Dieu ? Toutes ces questions renvoient en définitive à cette prise de conscience : croire que Dieu a ressuscité Jésus de Nazareth, c'est croire que Dieu agit dans l'histoire. Ce livre représente le meilleur état actuel de la recherche sur cette question centrale du christianisme. Très bien accueilli par la communauté théologique lors de sa première édition en 1997, il est l'objet de cette nouvelle édition, revue et corrigée.
Biographie de l'auteur Elisabeth Parmentier, pasteur, est professeur de théologie pratique à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg. Michel Deneken, prêtre et professeur de théologie, est doyen de la Faculté de théologie catholique et vice-président de l'Université de Strasbourg.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".