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Paradis fiscaux : la filière canadienne
Deneault Alain
ECOSOCIETE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782897191207
Et si le Canada avait été lui-même un havre bancaire avant la lettre ? Et si l'activité de banques canadiennes dans la Caraïbe britannique avait été le prélude à leur transformation en paradis fiscaux ? Et si elles avaient pris une part active à cette mutation ? Après avoir permis la tenue d'un débat urgent sur les activités controversées et impunies des compagnies minières canadiennes, Alain Deneault poursuit son travail rigoureux pour déconstruire l'image bienfaisante du Canada, cette fois-ci dans le domaine bancaire et fiscal. Dans un livre aux révélations déroutantes, l'auteur montre comment le Canada a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950, favorisant ainsi de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Sous l'impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont graduellement converties en des Etats de complaisance dont certaines comptent aujourd'hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Iles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes... Aujourd'hui, le Canada va même jusqu'à partager son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique et parler en leur nom... De sorte que le Canada se confond au réseau offshore. Inévitablement, le Canada s'est cependant trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici donc à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n'en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d'une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Iles Turques-et-Caïques. Les échappatoires qu'il prévoit au profit des sociétés justifient à l'étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s'il s'agissait du Luxembourg ou de la Suisse. Tout cela sans compter que dans la constellation des législations de complaisance, le Canada semble avoir fait sa niche du secteur de l'industrie extractive mondiale, 75 % des entreprises minières mondiales ayant élu domicile au pays. Ce livre porte donc sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd'hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. Avec la rigueur qu'on lui connaît et la plume caustique qui le caractérise, Alain Deneault nous invite ici à voir le Canada sous un jour nouveau, et pas nécessairement son plus glorieux. De quoi relativiser cette image d'un Canada bienveillant.
L'expression "économie de la nature" a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme "écologie" ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers "économistes", la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour. Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme "économie" nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'"écologie". Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.
Depuis la conception vitaliste de l'"économie animale" en biologie et le travail spécifiquement philosophique de Sigmund Freud, l'" économie psychique " désigne les tensions qui s'observent entre l'affirmation pulsionnelle et les impératifs sociaux, moraux et anthropologiques qui s'interposent pour la censurer. Or, les structures sociales qui, jusqu'à il y a peu, assuraient encore l'organisation de la personne et le refoulement des pulsions ont disparu. Nous sommes désormais contraints de trouver en nous-mêmes d'autres modalités d'organisation, et l'ancienne personnalité qui se sentait perpétuellement en dette envers la société a cédé la place à un individu qui tend à croire que tout lui est dû. Alain Deneault décrit cette évolution de l'économie psychique qui, bien qu'étrangère aux sciences économiques, a été récupérée par ces dernières et par leurs domaines régionaux que sont le marketing et le management.
Lorsqu'une marée noire souille le littoral français, qu'un centre de recherche perd une subvention, qu'une usine ferme, que le statut d'intermittent du spectacle est menacé, que les travailleurs pauvres se multiplient, c'est à cause des paradis fiscaux et des législations de complaisance. Source d'inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et les particuliers fortunés explique en grande partie les politiques d'austérité. " C'est légal ! ", claironnent les fautifs. En cinq chapitres d'une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment les définir, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer cette loi des puissants ? Il est urgent de mettre fin à ce mécanisme insensé par lequel les contribuables financent les banques par le service de la dette et les services publics dont profitent les entreprises, tout en s'appauvrissant. Il faut se saisir collectivement de la question des paradis fiscaux pour que ce qui est légalisé ne le soit plus.
La figure du colon manque à notre conscience et à la réflexion anticoloniale.Comme Memmi a brossé les portraits du colonisé et du colonisateur, Alain Deneault propose une description de cette figure mitoyenne des espaces d'exploitation économique que sont les entreprises coloniales, qui ne se trouve ni dans la position invivable du colonisé, ni dans celle, indéfendable, du colonisateur. Le décor où évolue ce personnage oublié de l'histoire : le Canada. Coincé entre un passé colonial qu'il veut oublier et un essor républicain sans cesse ajourné, ce territoire qu'on appelle pays n'excelle que dans la médiocrité des politiques d'extrême centre, mais il livre à la pensée politique un objet d'importance : le statut de colon qui fut, et reste, celui de la majorité de sa population.
Fortier Jean-Martin ; Waridel Laure ; Bilodeau Mar
Résumé : Depuis la parution de la première édition à l'automne 2012, beaucoup de choses ont changé dans la vie de Jean-Martin Fortier. En plus des nombreuses conférences suite au succès de son livre, le jeune fermier bio a continué à perfectionner ses trucs de maraîchage diversifié et à expérimenter de nouveaux outils pour optimiser ses cultures sur petite surface. C'est avec la même générosité qu'il tient aujourd'hui à partager les résultats de ses nouvelles expériences afin d'aider les jardiniers-maraîchers qui voudraient s'inspirer de ses pratiques pour améliorer les leurs. Cette nouvelle édition entièrement revue et augmentée comporte en plus de nouveaux dessins de Marie Bilodeau, un livret de photos couleurs des Jardins de la Grelinette (tant réclamées par le public), un index des termes significatifs utilisés dans l'ouvrage pour permettre de s'y retrouver rapidement ainsi qu'une liste détaillée et commentée des principaux outils que Jean-Martin utilise. Une mine d'informations pratiques encore plus riche ! Cet ouvrage est devenu la référence en agriculture biologique dans le monde francophone et au-delà. Déjà traduit en anglais et en coréen, ce guide pratique est un incontournable pour tous ceux et celles qui défendent une agriculture de proximité capable de nourrir la population et de tourner le dos à une agriculture industrielle polluante tant pour la planète que pour notre santé.
Plamondon Chantal ; Sinha Jay ; Gontard Nathalie ;
Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins : dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage. Et si nous prenions le problème à sa source ? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation ? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver. Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.
Résumé : Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires ? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? Au contact de citoyennes et de citoyens issu. e. s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre. Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société. A nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.
Résumé : Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien ("bien vivre"), constitutionnalisation des droits de la Pachamama ("Terre-Mère"), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques : ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable ?