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Adolphe Blanqui, 1798-1854. Le libéralisme contre les inégalités
Démier Francis ; Laulusa Léon
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753598782
L'égalité n'est pas un vain mot". L'idée revient souvent chez Adolphe Blanqui, économiste libéral et portrait inversé de son frère Auguste, le Révolutionnaire, l'Enfermé. Elle pourrait sembler singulière chez ce notable libre-échangiste de la monarchie orléaniste, disciple de Jean-Baptiste Say, professeur d'économie politique, directeur de l'Ecole de commerce de Paris, membre de l'Institut, député orléaniste d'une Gironde conservatrice. Rien de paradoxal pourtant dans une veine du libéralisme français attachée à conjuguer le message égalitaire de la Révolution et l'économie politique d'Adam Smith. Cette démarche trouva son ancrage dans une critique du capitalisme protectionniste considéré comme une résurrection de l'économie de privilège. Blanqui lui opposa la vigueur maintenue d'une petite entreprise "démocratique" , "égalitaire" , dont les produits de luxe s'imposaient sur un marché international qui, libéré de ses entraves, aurait raison des "monopoles" , nouvelle aristocratie de l'argent. Ce modèle ne résista pas à la crise de 1848 qu'il vécut comme un drame. Ses témoignages courageux sur la détresse des ouvriers et de la paysannerie française lui valurent alors d'être mis à l'écart du monde académique. Avec le soutien de l'ESCP Business School
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question ; des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet ; les grandes "thématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index.
Lacenaire voulait " frapper l'édifice social " et faire de la prison " son université criminelle ". Ce ne sont pas ses crimes en eux-mêmes qui ont fait sa célébrité ; on pourrait presque les qualifier d'ordinaires. Il s'agit de meurtres sordides, d'une violence guidée assez simplement par la cupidité d'un escroc dépensier dont la vie avait été de manière incessante ponctuée de larcins, de vols, de manipulations de ses complices. Plus que le crime, c'est le meurtrier qui a scandalisé et horrifié toute une société qui, après le souffle de la révolution de 1830, était encore en quête de points d'ancrage. Lacenaire n'était pas un assassin ordinaire, c'était un poète dandy et un provocateur. Lors de son retentissant procès, il défia ses juges, les journalistes et les notables, en présentant ses crimes comme une vengeance contre la société, la manifestation de son mépris du genre humain. Le meurtrier aurait dû faire l'objet d'une réprobation éclatante, en fait Lacenaire s'est constitué, en prison, un véritable public fasciné par cet assassin à la barbarie animale mais à l'allure d'homme du monde, célèbre pour sa redingote bleue, sa fine moustache, sa distinction, son charme. Publiés peu après son exécution, ses Mémoires sont le récit d'une vie tout entière marquée par la violence et la marginalité.
S?il est une période de l?histoire de France qui a fait l?objet de nombreux travaux et recherches, c?est la Restauration, dont les premières histoires datent de la fin de 1830, dès le lendemain de son renversement par l?insurrection de juillet. Historiographie essentiellement politique, lieu de batailles féroces d?interprétations qui, jusqu?à nos jours, ne se départissent guère de la clef d?interprétation livrée dès les années 1830 par le premier historien de la période, Jean-Baptiste Capefigue: « On nepourra bien saisir le caractère de ce mouvement qu?en suivant le fil de la grande intrigue qui, depuis le 13 juillet 1789, a remué la France et l?Europe; car, chose étonnante, dans toutes les phases de sa fortune, la maison des Bourbons est demeurée avec ses grandeurs, ses préjugés et ses chimères! ».Avec Francis Démier, la focale se déplace: La Restauration n?est plus seulement la « mise au tombeau » de la monarchie narrée par Chateubriand, qui viendrait clore l?épisode ouvert par la crise de juillet 1789 par la démonstration en 1830 de « l?impossible retour du passé ». Elle est tout autant l?ouverture à l?avenir d?une France économiquement industrieuse et bientôt industrielle, se lançant dans la modernisation, cette France dont Balzac a superbement dressé la physiologie et dont Joseph Lainé, alors député de la Gironde, déclarait devant la Chambre, le 6 mai 1820, dans une formule lapidaire qui peut résumés ce livre: «?les intérêts matériels sont devenus prépondérants ».
Résumé : Le XIXe siècle des historiens commence avec la chute de l'Empire napoléonien et s'achève avec la déclaration de la Grande Guerre. Cet ouvrage propose une histoire globale de ce moment capital, siècle des révolutions, de la conquête de la démocratie et de la construction de la République, en prenant en compte l'évolution historiographique, depuis les travaux d'Ernest Labrousse jusqu'à l'histoire actuelle des "représentations".
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.