Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le rêve de Job
Demélier Jean
GALLIMARD
23,50 €
Épuisé
EAN :9782070280681
Job ? Oui, patron ? Quelle cochonnerie, patron, tout ça ! Job, tu as été déplorablement mythomane, ces derniers temps ! Pardon, fit-il, pardon. Pas plus professeur que policier : homme de la rue, homme comme les autres, rien de plus. Pardon ! A ta santé ! Et je trinquais avec lui, après qu'il m'eut raconté ses deux histoires et trinquais avec lui encore et bus une gorgée, en même temps que lui et lui en but une, en même temps que moi. L'après-midi finissait. Auprès de nous, le Clain coulait paisiblement. Sur une barque, au milieu du flot, un adolescent brun se déshabillait. Soudain, il arracha son maillot de bain et plongea nu, dans un grand fracas liquide." Tel est, si l'on veut, l'épilogue apaisé d'un récit halluciné, féroce, ne reculant devant aucun excès, un rêve éveillé sur le ton de la plainte, de la confidence passionnée, de la rage, de l'injure, de l'humour noir. Ouvre à l'écart des modes, par sa facture, la variété de ses épisodes, la dimension insolite de sa narration, elle force l'attention à l'instant même où elle déconcerte le plus.
Jean Demélier a aussi bien rencontré ces gens dans la rue que dans d'autres lieux publics. Ce sont des hommes et des femmes comme on en voit tous les jours, dont les propos semblent empreints d'une grande banalité. Et cependant, à travers leur comportement, leurs gestes et leurs paroles qui révèlent la mesquinerie, la vanité, l'angoisse, la solitude, ces personnages atteignent une dimension fantastique, insolite. Des visions de beauté, des éclairs de tendresse tempèrent l'ironie féroce qui caractérise ces quarante brèves nouvelles.
La réception de la philosophie rousseauiste est rendue difficile par le retentissement de l'oeuvre et les passions suscitées par son auteur, lesquelles, en lui prêtant des thèses caricaturales et contradictoires, en déforment les enseignements. Ce livre se propose d'en reconstituer l'architecture en analysant dix notions cardinales, afin de permettre au lecteur soucieux d'aborder les textes de Rousseau de saisir leur unité et leur intention.
Chacun d'entre nous, au cours de son existence, peut être amené à commettre, de manière innocente ou fortuite, des actions pouvant modifier, telle une déchirure irrémédiable, le cours de sa vie. David et Jérôme vont, par une plongée dans un lointain passé et par les conséquences d'un acte irréparable, en vivre la bouleversante expérience. Quant à Guillaume, la transcription en ce livre de son journal intime et de sa quête vers les ombres d'une page de notre histoire, nous démontre combien les voies de la philosophie mènent à la découverte de soi. Aucun des personnages de ces trois nouvelles ne sortira indemne de ce feu venu embraser son quotidien. Aventure, Mystère, Chemin initiatique : trois voies explorées par trois hommes de notre temps.
Warin, un homme dit ordinaire, cependant un homme bon et fervent catholique. Celui-ci, un poilu alors âgé de 18ans, disparait comme on s'escamote dans les premiers mois de l'année 1917, dans le chaos de la grande guerre. Il est alors donné disparu, aux yeux du monde. Mais, un jour de juillet 1950, il réapparait dans le hameau de son enfance, Gluges dans le Lot, où il souhaite passer incognito. Il vient de parcourir un voyage long de plusieurs centaines de kilomètres en seule compagnie d'un âne. Ce voyage, en vérité un douloureux chemin de croix, redoutant de n'avoir plus le temps d'aller se recueillir sur la pierre tombale du seul être qui ait compté pour lui au cours de ses jeunes années, Mémé Warin. Etre qu'il avait trahi pour des raisons obscures et de qui il désirait, par-delà un monde bassement matériel, obtenir le pardon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.