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Sciences de la Société N° 79, février 2010 : Connaissances rationnelles et action publique
Demailly Lise ; Darréon Jean-Louis
PU MIDI
21,00 €
Épuisé
EAN :9782810701513
Se substituant de plus en plus à l'expression " économie de la connaissance ", celle de " société de la connaissance " souligne, qu'au-delà de la sphère des activités économiques, c'est toute l'organisation de la société qui est concernée par cette primauté de la connaissance ; comme si cette dernière tendait à devenir un facteur de production décisif à toute décision rationnelle dans le champ de l'action publique comme dans celui des organisations privées. De là à considérer que l'expression " société de la connaissance " et celle " d'evidence-based policy " suggèrent l'idée que la connaissance rationnelle peut (et doit ?) devenir la source principale du changement social, il n'y a qu'un pas que se propose de franchir ce numéro de Sciences de la Société... en soumettant cette hypothèse à l'épreuve de l'action publique dans des secteurs tels que l'enseignement et la recherche, la sécurité sanitaire et la santé mentale, l'environnement, le développement durable. Une telle hypothèse suscite de nombreuses questions : quelle est la place des connaissances dans le processus de décision propre à l'action publique et dans la régulation de cette action ? Quels types de connaissances influencent le plus les décisions ? Comment les connaissances sont-elles argumentées et utilisées en matière de " gouvernante " ? Comment les politiques publiques encouragent-elles la construction de connaissances ? Comment certains outils (statistiques, outils de gestion, indicateurs quantifiés), qui sont eux-mêmes le produit de connaissances formalisées, sont-ils utilisés à des fins d'évaluation et de régulation de l'action publique ? Avec quelles conséquences concrètes sur les organisations et les pratiques ? Telles sont les principales interrogations que tentent d'éclairer les contributions recueillies dans la présente livraison.
Demailly Lise ; Giuliani Frédérique ; LeVasseur Lo
Cet ouvrage collectif examine la façon dont les questions morales sont en travail dans les institutions qui structurent les grands enjeux sociétaux : l'éducation, la santé, l'écodéveloppement, la justice, la police. La capacité des institutions publiques à définir ce qu'est le bien est souvent traitée dans le débat public de façon sommaire en dénonçant tantôt un crépuscule de la morale sacrifiée sur l'autel de l'individualisme, tantôt le retour d'un ordre moral limitant les libertés. Pourtant, aujourd'hui, la plupart des individus, dans leur travail au sein des institutions, sont souvent aux prises avec des dilemmes moraux. Car les régulations morales n'ont pas disparu des institutions, elles se sont complexifiées, elles ont changé de forme et de contenu. Sur la forme, elles s'expriment moins comme des règles univoques, elles sont plus émotionnelles, plus effervescentes. Sur le fond, les valeurs d'autonomie, d'égale dignité de tous et d'authenticité, remodèlent les rapports entre sujets.
Demailly Lise ; Dembinski Olivier ; Déchamp-Le Rou
Un regard sociologique sur l'expérience innovante des diverses formes d'équipes mobiles en psychiatrie Cet ouvrage rend compte des innovations menées en France dans le soin psychiatrique à travers des initiatives de "terrain" qui impliquent la création de réseaux locaux, notamment en partenariat avec les municipalités. Vu l'ampleur et la diversité de ces expériences, l'ouvrage décrit plus particulièrement les innovations qui visent à l'augmentation de la réactivité et de la disponibilité des intervenants, en termes de soin et de soutien, afin de répondre au mieux aux besoins des personnes en souffrance. Les auteurs ont réuni ces expériences sous l'intitulé : "travail de disponibilité", c'est-à-dire l'ensemble des méthodes selon lesquelles un secteur va volontairement changer son organisation afin de se rendre plus disponible. Une étude très intéressante pour quiconque est intéressé ou concerné par ces expériences innovantes qui complètent et renforcent l'Offre de soins en psychiatrie.
Ethique, pratique, économique, politique, la question de la santé mentale ne peut rester de la seuleresponsabilité des professionnels. D'autant que ces professionnels eux-mêmes, de plus en plus,perçoivent la dimension sociopolitique de cette souffrance, inséparable de l'ordre, et du désordresocial. Que peut apporter la sociologie à la connaissance des troubles mentaux (ou psychiques) et aux nombreuses questions qu'ils posent aux citoyens: d'où vient l'augmentation de leur fréquence dans notre société? Comment prévenir l'apparition de ces troubles et mieux les prendre en charge? Comment impliquer la famille et les proches dans les soins? Comment accueillir le handicap psychique dans la cité et ne pas stigmatiser les malades? Comment protéger la société de certaines personnalités classées comme dangereuses? La sociologie, sans être exclusive d'autres approches disciplinaires, apporte un éclairage spécifique: elle envisage le trouble psychique comme un phénomène social et elle saisit les processus de prise en charge dans leurs dimensions relationnelle, organisationnelle et politique. Ce livre propose ainsi une synthèse sur la sociologie du trouble mental en cinq chapitres, qui convoquent les statistiques, les théories, l'histoire de l'« étrangeté d'âme » et de la psychiatrie, mais aussi le point de vue des professionnels et celui des malades. Le soin en santé mentale et les représentations de l'« anormal » apparaissent alors comme des enjeux de société.
Explorer les représentations et les pratiques de "l'aller mieux" dans le domaine de la santé et de la santé mentale plus particulièrement, tel est l'objectif général de cet ouvrage dont les contributions portent sur les dynamiques, les acteurs, les ressources concrètes et le vécu de la guérison, du rétablissement, du "s'en sortir". Souvent psychologisés ou naturalisés, les processus de l'aller-mieux sont ici analysés comme un objet à part entière de la sociologie qui livre sur eux des éclairages nouveaux. Ces processus s'inscrivent au croisement de plusieurs domaines, celui des institutions du "normal" et du "pathologique", des politiques de soin et de care, de l'éthique et de l'existentiel. Aussi l'ouvrage donne-t-il la parole à des philosophes, des professionnels, des patients, ainsi qu'à des innovateurs, en présentant les expériences actuelles de pair-aidance en France ou dans d'autres pays.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.