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D'ici et d'ailleurs. Histoires globales de la France contemporaine (XVIIIe-XXe siècle)
Deluermoz Quentin ; Lewis Mary ; Charle Christophe
LA DECOUVERTE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782348060106
Ouvrir l'histoire nationale au " grand large " pour appréhender la complexité de la formation de l'État-nation français depuis le XVIIIe siècle, c'est le pari des historiennes et historiens qui ont pensé et réalisé cet ouvrage. Outre que celui-ci poursuit la perspective d'une histoire moins centrée sur l'exceptionnalisme supposé de l'Hexagone, il est surtout le premier à resituer systématiquement la France dans le contexte global. Et à produire ainsi un autre récit faisant voler en éclats le grand " récit national " ; un récit ouvert aux expériences du monde comme à ses multiples zones de friction ; un récit qui, loin de dissoudre le cadre national, montre qu'on ne peut comprendre la mise en place d'un État-nation qu'en le saisissant dans ses dynamiques à la fois internes et externes.Empruntant aux histoires transnationales, impériales et globales, cet ouvrage montre la place prépondérante de l'impérialisme " informel " français dans la globalisation ; inscrit la Révolution dans les circulations politiques des Amériques jusqu'à l'Asie, en tenant compte des effets retour ; saisit l'histoire industrielle à partir de son insertion dans les évolutions multiformes du capitalisme mondial ; intègre l'État " moderne " dans le processus d'expansion des administrations à l'échelle transcontinentale ; ou encore montre que l'art " français " doit beaucoup aux circulations internationales avec les autres pôles de référence culturels, comme l'Allemagne puis les États-Unis...De quoi bouleverser quelques-unes de nos certitudes les plus établies sur l'histoire de France.Table des matières : Préface, par Mary LewisIntroduction : Les échelles de la France, par Quentin Deluermoz" D'ici et d'ailleurs " : un projet collectif à plusieurs voixSauter les cases : se repérer dans le dédale des historiographiesLa France n'est pas un hexagoneVertige des entrelacementsAvertissementChapitre 1 : Une " franco-mondialisation " impériale ? Domination informelle et expansion coloniale, par Rahul Markovits, Pierre Singaravélou et David ToddEconomie politique de la mondialisation et réseaux globaux au XVIIIe siècleD'un Napoléon à l'autre : réinventions impériales et expansion informelle (1789-1870)D'une République a l'autre : l'essor de la franco-mondialisation impérialeChapitre 2 : France, carrefour des révolutions. Genèses nationales et globales d'un espace-temps révolutionnaire, par Manuel Covo, Quentin Deluermoz et Delphine DiazLa France dans l'ère des révolutions (1750-1820)La chaîne des temps est brisée (années 1820-années 1850)De la Commune de 1871 à la révolution mondiale (années 1860-années 1930)Epilogue : de Mai " 68 " aux mouvements sans leader des années 2010Chapitre 3 : Produire et consommer " à la française " Circulations textiles et insertion dans le capitalisme mondial (1780-1930), par François Jarrige et David ToddLa France, les inégalités mondiales et les flux de matières premières textilesMondialisations textiles, formes d'industrialisations françaisesLe nouveau régime vestimentaire françaisDébouchés et déclinChapitre 4 : La fabrique transnationale de l'Etat. Nouveaux regards sur une " exception " française, par Nicolas Delalande et Stephen W. SawyerLes multiples territoires de l'EtatLes échelles de la souveraineté économiqueLe gouvernement différencié des populationsChapitre 5 : Un peuple pas si immobile. Mobilités et mondes du travail, par Anne-Sophie Bruno, Jean-Numa Ducange et François JarrigeDes classes populaires en mouvementAdministrer le social, une entreprise dominée par l'action de l'Etat-nation ?L'horizon du quotidien : au-delà du local ?Chapitre 6 : La République multiple. Une histoire transnationale et globale, par Jean-Numa Ducange, Silyane Larcher et Stephen W. SawyerLa France, " a classical republic " ?Retour sur quelques fausses certitudesLa République transnationale : une idée et un régime a l'épreuve de l'empire colonialLes circulations internationales de la référence républicaineChapitre 7 : Culture de masse et haute culture " à la française " : les circulations oubliées, par Matthieu Letourneux et Michela Passini" L'Europe française " au XVIIIe siècle, un mythe culturel transnationalDes objets qui circulent : la naissance du patrimoine au tournant du XIXe siècleIdentité nationale et logiques internationales XIXe siècleCulture médiatique et mondialisation dans la seconde moitié du XIXe siècleLes disciplines des sciences humaines et sociales, entre assignations nationaleset références étrangères (1850-1914)Capitale culturelle et polarisations artistiques nationales et internationales (1880-1940)Culture de masse et haute culture (1900-1940)Les cultures dominantes et leurs marges. Le cas des cultures coloniales (1900-1940)Postface. Changer de regard historique, par Christophe CharleLes auteurs.
Résumé : Et si le nez de Cléopâtre avait été plus court ? Si Napoléon avait remporté la bataille de Waterloo ? L'invitation à arpenter l'univers des possibles du passé n'est pas récente mais la position des historiens français à ce sujet semble arrêtée. Ces incursions mèneraient hors du domaine de l'histoire, celui des faits avérés. Ces fictions plaisantes seraient inutiles. Sans fascination ni rejet de principe, les auteurs s'attachent à revisiter cette ancienne question en dévoilant sa présence discrète, parfois honteuse, souvent implicite, dans les travaux d'histoire et de sciences sociales. Le raisonnement contrefactuel est courant et il mêle les intuitions les plus subjectives, les spéculations les plus absurdes et les hypothèses les plus sérieuses. Cerner précisément les conditions de sa pertinence et ses apports en termes de connaissance est l'enjeu de ce livre. Car, derrière ce raisonnement en apparence trivial, sourdent d'importantes questions : et d'abord celles des rapports entre histoire et fiction, de l'imputation causale, du déterminisme et de la contingence, ou encore celle de la vérité en histoire. L'architecture de l'ouvrage retranscrit l'itinéraire de recherche des auteurs. La première partie saisit la diversité des usages du raisonnement contrefactuel et de ses extensions, des plus loufoques aux plus sérieuses. Suit une séquence de décryptage qui s'attache à dresser l'inventaire des manières de faire et à évaluer leur pertinence pour la démarche historienne. Celles-ci devaient être expérimentées. C'est l'objet de la dernière partie du livre, qui entend éprouver sur pièces les questions et les outils forgés, dans le domaine de la recherche comme dans celui du partage des connaissances.
Deluermoz Quentin ; Ingrao Christian ; Mazurel Her
Résumé : Des aventures et mésaventures du corps, l'on croirait presque avoir tout dit, tout exploré. Le sûr est que nous savons mieux qu'hier ce que le corps a de politique. Nous sont devenues moins étrangers les étroites surveillances et les subtils dressages auxquels il est assujetti. Jamais, néanmoins, ce surcontrôle social n'aurait eu tant d'effets sur le corps s'il ne s'était accompagné sur la longue durée d'un déploiement toujours plus strict d'autocontraintes intérieures qui, à travers la lente formation du surmoi comme des contraintes de l'habitus, ont visé à endiguer le flot de ses forces primaires et jaillissantes. Qu'on songe aux traces laissées en chacun de nous par le refoulement de ses propres pulsions, par la discipline attendue des émotions et la rationalisation forcée des conduites. Traquer ici le corps paroxystique, c'est en ce sens explorer la part obscure, souterraine, sinon maudite, de la vie sociale. C'est se mettre en quête des situations extrêmes et des expériences-limites qui dessinent les bords de l'humaine condition. Qu'elles prennent les visages de l'ivresse, de l'extase, de l'obscène, de la fureur ou encore de l'effroi-panique. Qu'elles s'incarnent sinon dans les douleurs de l'accouchement ou les spasmes de l'agonie, dans les cruautés du massacre ou du génocide, dans les rituels du sacrifice ou la manducation du cannibalisme, dans les vertiges de la transe ou de liesse, sinon dans les secrètes voluptés de la luxure comme dans les puissances transgressives du délire... Rien de commun ici, voudrait-on croire. Sinon peut-être ceci : celui de désigner chaque fois, comme le dirait un cardiologue, la séquence la plus aiguë d'une affection. Et, par là, le comble du vivre. Soit ce point au delà duquel quelque chose paraît s'arrêter. Soit ce qui dans l'expérience vécue peine toujours à se dire, tant il confine à l'ineffable, à l'inénarrable, à l'irreprésentable. Qu'il se matérialise dans des expériences solaires ou nocturnes, c'est peut-être d'abord à cela que se reconnaît le paroxysme : sa sous-verbalisation. Car, d'emblée, celui-ci nous projette sur les cimes inquiétantes du langage, aux bornes mêmes de la représentation. De là, pour le chercheur, les souveraines vertus d'une pareille enquête : celles d'ébranler jusqu'aux dernières certitudes, d'inquiéter tout le savoir. Jusqu'au plus inquiétant des savoirs.
Pour une histoire des possiblesEt si l?histoire avait suivi un autre cours ? Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou prennent la question à bras le corps et mènent l?enquête au sein d?une vaste littérature pour saisir la diversité des usages de l?analyse contrefactuelle ? des fictions uchroniques les plus loufoques aux hypothèses scientifiques les plus sérieuses. Ils s?attachent à cerner précisément les conditions d?un usage légitime et pertinent pour les sciences sociales, repensant les enjeux de la causalité et de la vérité, des rapports entre histoire et fiction, entre déterminisme et contingence. Une réflexion ambitieuse et novatrice sur l?écriture de l?histoire, sa définition et sa mise en partage.Quentin DeluermozMaître de conférences en histoire contemporaine à l?université Paris 13-Nord, membre du laboratoire Pleiade.Pierre SingaravélouProfesseur d?histoire contemporaine au King?s College de Londres et à l?université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Résumé : Figure majeure des sciences sociales, Norbert Elias (1897-1990) a expliqué la rationalisation progressive des comportements par la conjugaison de la civilisation des moeurs et du développement de l'Etat à partir du XVIe siècle. Dépassant l'opposition traditionnelle entre individu et société, ses "maîtres livres", en particulier La société de cour et La dynamique de l'Occident, ont bouleversé l'histoire des idées. Cet ouvrage comble un vide en soulignant la modernité de sa pensée et en discutant sa pertinence pour comprendre les dérives du XXe siècle.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Résumé : Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le "front de l'arrière" font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. En 1918, la France émerge, victorieuse mais "malade de la guerre" : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être "réparées" aussi rapidement qu'un pont ou une route. La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisation artistique. Alors que la France abandonne, en partie à regret, une politique de puissance en Europe, elle l'exprime avec force sur le terrain colonial. Avant que tout ne retombe dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains. Pour restituer ce "passé qui ne passe pas" , Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance entre passion et parti pris pour rendre intelligibles les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.
Résumé : "On ne fait pas de bonne diplomatie sans bons déjeuners" , disait Talleyrand. De François I ?? à la COP 21, la France a reçu à sa table les grands du monde entier : Henri VIII, les Médicis, Churchill, Khrouchtchev, les Kennedy, Adenauer, le Shah d'Iran, Arafat ou encore la reine Elizabeth II. Des historiens de renom racontent, comme si on y était, chacun de ces repas diplomatiques qui ont marqué l'Histoire. Parallèlement, Thierry Marx, Yves Camdeborde, Ghislaine Arabian, Alain Passard et d'autres grands chefs d'aujourd'hui ont commenté les menus de ces banquets et réinventé les recettes des plats servis à l'époque. Un livre qui raconte sous un nouveau jour la passionnante histoire des relations de la France avec le monde tout en célébrant l'art de la gastronomie française.
4e de couverture : Pourquoi ne pas découvrir l'Histoire de France au fil de nos pas ? Randonneurs passionnés ou simples marcheurs curieux, découvrez entre Tours et Poitiers le chemin Saint-Martin de Tours, l'une des plus anciennes voies de pèlerinage françaises ; partez en Savoie pour une randonnée romantique sur les traces de Jean-Jacques Rousseau ou engagez-vous dans la vallée de l'Aveyron sur les routes des maquisards, au rythme des temps forts de la Résistance. Autant de balades et randonnées où surgit, à chaque pas, la mémoire du passé. Grâce à des textes clairs et magnifiquement illustrés et des cartes etraçant les itinéraires, ce livre nous fait marcher partout en France, à la découverte de notre Histoire.Notes Biographiques : Passionné d'histoire, dramaturge, Jean-Louis Bachelet est auteur de nombreuses publications historiques parmi lesquels 100 infographies pour relire l'Histoire de France (La Martinière, 2016), ou La vie cachée des papes (La Librairie Vuibert, 2015).
Bührer-Thierry Geneviève ; Mériaux Charles ; Biget
Résumé : L'histoire a longtemps juxtaposé des images simples pour définir les quatre siècles écoulés de 481 à 888 : aux Mérovingiens sanguinaires et incapables - à l'exception de Clovis - succédaient des Carolingiens glorieux, conquérants et propagateurs actifs de la foi chrétienne. Les recherches récentes, fondées sur une réévaluation des sources écrites et sur les progrès de l'archéologie, ont libéré cette période du carcan des idées reçues. Si les premiers Carolingiens rassemblent sous leur sceptre presque toute l'Europe occidentale, cette construction brillante se révèle fragile. La puissance effective ne vaut que sur une échelle territoriale étroite et le pouvoir central est obligé de collaborer avec les aristocraties locales. Quand apparaît le nom de "Francie", il recouvre une mosaïque de communautés régionales très diverses. Rejetant les anachronismes et les outrances, les auteurs restituent une société étrangère à la nôtre par ses hiérarchies, ses caractères anthropologiques et ses institutions. Cette histoire renouvelée possède un attrait majeur : au-delà des représentations traditionnelles, elle s'efforce d'atteindre le réel.