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Voyage miscellanées
Deltenre Chantal
NEVICATA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782875230669
Extrait Le pari de Phileas Fogg Quand Phileas Fogg, héros du Tour du monde en 80 jours de Jules Verne, regagne enfin Londres après son périple, il est persuadé qu'il a perdu son pari : selon ses calculs, il lui a fallu en tout 81 jours pour boucler son tour du monde, et non 80 comme promis aux gentlemen de son club. Or il s'aperçoit le lendemain matin qu'il n'en est rien : le calendrier est formel, 80 jours seulement ont passé en Angleterre alors que lui-même et son valet Rouletabille, tandis qu'ils fonçaient vers l'est, ont vu le soleil se lever 81 fois. Fogg a simplement oublié qu'en voyageant au rebours du soleil ils ont écourté chacune de ces 81 journées de dix-huit minutes en moyenne, soit à la fin du voyage toute une journée de moins. Contre toute attente, il a remporté son défi ! Le héros de Jules Verne n'est pas le premier à qui advient cette mésaventure, et l'auteur le sait bien, car il en fait mention dans son Histoire des grands voyages et des grands voyageurs (1870). Quand le pilote Sébastian Elcano, en 1522, ramène à Séville l'ultime caravelle de la flotte de Magellan après avoir bouclé en un peu moins de trois ans le tout premier tour du monde, il constate avec surprise qu'on est un jeudi alors qu'il se croyait un mercredi : «Nous ne pouvions nous persuader de nous être trompés d'un jour, parce que j'avais, sans interruption, marqué dans mon journal les jours de la semaine et les quantièmes du mois.» À lui aussi il faudra qu'un astronome explique que, voyageant vers l'ouest avec le soleil, il a, au contraire de Fogg, manqué un jour : ses journées à lui ont, à son insu, duré une minute et demie de plus en moyenne. Le premier grand voyageur On aimerait donner un nom, un visage à ce héros. Mais on ne connaît de lui que les traits imaginés par les scientifiques aux peuples de la préhistoire. Le premier grand voyageur de l'histoire humaine s'appelle Homo Erectus. Il ne se contente pas de se tenir debout comme l'indique son nom savant, mais en profite aussi pour marcher loin, très loin : parti d'Afrique orientale, la terre de tous ses ancêtres Homo Habilis, il essaime jusqu'au Maroc, en Espagne, en Europe du nord et de l'est, en Asie centrale, en Chine et en Indonésie - voire en Amérique. Après lui, il ne restera guère à la vague suivante - la nôtre, Homo Sapiens - qu'à coloniser quelques îles jusque-là désertes : l'Irlande, l'Australie, le Japon, les Caraïbes, le Groenland ou les archipels du Pacifique, puis enfin (aux Temps modernes) l'Antarctique, la dernière terre vierge d'hommes. Certes Homo Erectus prend son temps pour rayonner ainsi en tous sens : quelques centaines de milliers d'années, de sorte qu'aucun individu de l'époque n'accomplit personnellement aucun de ces fabuleux voyages - et même s'il a bien fallu qu'une famille au moins soit la première à franchir les isthmes, les cols, les fleuves ou les détroits qui la mèneraient d'Afrique en Europe ou en Asie, puis de là en Angleterre ou à Java. Grand voyageur Raison de cette formidable bougeotte : de régime plus ou grand chasseur ? volontiers Carnivore que ses prédécesseurs, c'est moins pour voir du pays que pour conquérir de nouveaux terrains de chasse qu''Erectus s'aventure en ces régions inconnues, plutôt moins propices que les Tropiques pour un végétarien, mais attrayantes pour un chasseur sachant marcher. Si notre remuant ancêtre court le vaste monde, c'est parce qu'il court après quelque chose : la proie dont il fera son dîner !
Voici un livre qui ne se lit pas nécessairement du début à la fin, mais que l'on peut ouvrir au hasard de ses 120 articles pour lever le voile sur une habitude, une croyance, un paysage, une mode, un objet, une personnalité, un art, une fête ou une expression, bref tout ce qui fait le quotidien et l'extraordinaire d'un pays : l'Inde. Ni manuel pratique ni guide de voyage, ces textes étonnent et charment par leur façon de mêler le passé et le présent, l'intemporel et le très actuel, le visible et le caché, le signe et le sens, l'anecdote et le conte, la prouesse technologique et la poésie ancestrale.
Le parcours d'un homme à la recherche de l'amour, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans la forêt amazonienne ou parmi les réfugiés de guerre syriens.
Qu'est-ce qui sépare une journaliste radio à Paris, spécialiste des conflits en Afrique, et un jeune ethnologue roumain ? Suffisamment de choses pour que Claire, dans un premier temps, décline poliment l'invitation de l'énigmatique Stefan M. à venir réaliser un reportage sur la Roumanie de l'après Ceausescu. Et qu'est-ce qui, mystérieusement, les relie pour qu'elle se ravise et rejoigne l'ethnologue qui ne la connaissait jusque là que par sa voix ? La voix, c'est tout le thème de ce roman que l'on sent de bout en bout adressé. Dans le petit village de Snagov, Claire découvre la chape de silence par-dessus les tensions, amertumes et violences d'autant plus sensibles un an à peine après la révolution de 1989 qu'au bord de ce lac renommé les victimes du pouvoir côtoient encore leurs bourreaux. Peu à peu elle donne la parole à ceux qui se désignent eux-mêmes comme " démolis " de l'ancien régime, victimes d'un Plan parmi d'autres, où ils ont été forcés de détruire leur maison et d'habiter des immeubles construits par le pouvoir. Son intention pourtant n'est pas de réaliser un reportage... Dans ce village meurtri, la journaliste et l'ethnologue s'attendent, se cherchent et se perdent, chacun prisonnier de ses hantises. Ils n'ont que quelques jours pour accomplir le rituel qui seul peut les sauver... A la fois livre de l'intime et livre d'enquête, ce roman clôture une trilogie commencée par l'auteur avec La Plus que Mère et La Cérémonie des Poupées, tous deux parus chez maelström et traversés par cette même obsession du non-dit et de la prise de parole, du rituel et de la catharsis.
Résumé : En 2016, Chantal Deltenre se voit confier une mission d'observation ethnographique par l'administration pénitentiaire française au " Camp Est ", la prison de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Elle y est demeurée un mois. Etrangère à l'univers carcéral tout autant qu'au monde calédonien, elle en rapporte un récit qui plonge le lecteur de plain-pied dans un centre de détention directement hérité de la colonisation ? et peuplé à 90 % de détenus kanak. Son témoignage interroge alors avec acuité les impasses d'une justice pénale trop facilement conçue au prisme des " différences culturelles ". Car c'est surtout la prison dans son ensemble, ici ou ailleurs, que questionne cet ouvrage.
A l'âge où d'habitude l'homme tire un trait sur sa vie, Théodore Monod part à la recherche de son Graal botanique. Cet explorateur aime les défis comme personne et ce dernier le taraude depuis 1940. A cette époque, au cours d'une expédition dans le Sud libyen, Monod découvre une plante d'un type et d'un genre nouveau. II l'empoche, note le lieu de sa cueillette et à son retour remet le précieux échantillon au Muséum d'histoire naturelle à Paris. Aucun botaniste ne l'avait vu auparavant. Le spécimen se révèle unique. Aurait-il découvert la perle rare? C'était il y a 70 ans. Depuis, comme personne n'en rapporte d'autres exemplaires, la fleur, baptisée Monodiella flexuosa, n'est toujours pas disséquée et conserve ses secrets dans l'Herbier national du Muséum. Jusqu'au jour où, sur les traces du Petit Prince, Théodore Monod, à l'âge de 94 ans, décide de partir à la recherche de sa fleur préférée... Cet ouvrage est l'histoire d'une aventureuse expédition, où se mêlent la beauté des paysages désertiques du Tibesti et la passion qui anime ce prophète saharien, au-delà des contraintes physiques, du terrain miné et de l'intrusion frauduleuse en Libye que cette expédition lui a imposés. Vous tenez entre vos mains le carnet de voyage inédit du dernier grand raid saharien accompli par ce prince des sables, que les nomades connaissaient sous le nom de Majnoun, le "fou du désert".
Le Bhoutan n'est pas un royaume ermite. De tout temps, commerçants et voyageurs se sont hissés vers les cimes de ces contreforts himalayens. Paysages somptueux. Récits authentiques. Traditions préservées. On ne raconte pas un pays aussi méconnu et complexe comme on le ferait d'un autre, bien plus proche de nous. Il nous a donc fallu, pour le déchiffrer, emprunter le sentier ardu du " bonheur national brut ", érigé ici en valeur de référence par une dynastie soucieuse du bien-être de sa population et désireuse d'éviter de vendre l'âme de ses paysages, de sa culture ? et de ses sujets. Le Bhoutan se conquiert à force de vouloir. Il ne peut que séduire l'entêté, le passionné, le visiteur résolu à tenter l'aventure de l'infinie différence. Parce que pour suivre les chemins enneigés qui mènent au coeur de ce royaume sans pareil, seule l'envie de comprendre doit guider nos pas.
Hiver 1943. Le botaniste russe Nikolaï Vavilov meurt de faim en prison, victime des purges de Staline. Tragique destin pour un homme visionnaire qui a consacré sa vie à lutter contre la famine. Au cours de sa vie, Vavilov s'est aventuré dans les régions les plus reculées de la Terre - en des lieux qu'il a identifiés comme les "centres originels" de notre biodiversité alimentaire - pour y récolter des milliers de semences et les mettre à l'abri des destructions et de l'oubli. C'est de Saint-Pétersbourg, soit elles dorment en sécurité, que Gary Paul Nabhan est parti sur les traces du grand savant russe. Récit d'une vie hors du commun, de périples parfois périlleux à travers les déserts, sur les glaciers, au c?ur des forêts ou le long des fleuves et des vallées des cinq continents, ce livre mesure également le recul de la biodiversité depuis le passage de Vavilov, il y a moins de cent ans. Changements climatiques, libéralisation des échanges, perte des savoir-faire traditionnels, ingénierie génétique... La fabuleuse diversité des semences des champs et des vergers du monde est en péril. C'est pourtant d'elle que dépend la survie alimentaire de l'humanité. II est urgent, dit Nabhan au fil de ces pages passionnantes et brûlantes d'actualité, que les hommes se souviennent que la sauvegarde de la biodiversité est entre leurs mains.
Braeckman Colette ; Ndaywel è Nziem Isidore ; Tiem
Un pays ? Pas tout à fait, tant ses frontières sont convoitées et disputées. Un continent ? Pas complète- ment. Un peuple ? Pas si sûr. Alors, une fresque ? Evidemment ! Le Congo est un tableau peint au rythme de l'Afrique, sur une toile immense où l'ardeur de survivre et l'ingéniosité forment les ressorts d'une naïveté apparente et si séduisante. Le Congo est musical, il danse, il chante, il vibre quand il rit et quand il pleure, sur les rives du grand fleuve, cette artère profonde de l'Afrique remontée par des aventuriers tout droits sortis du coeur des ténèbres. Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. La rumba congolaise y rythme l'amour et les folies de la vie. Le courage des femmes outragées par les guerres interminables y révèle la détermination de surmonter les décennies d'horreur. Un récit à l'image des Congolaises, rempli de leur folle énergie et ode à l'éternelle maternité de l'Afrique. Un grand récit suivi d'entretiens avec Isidore Ndaywel, Maddy Tiembe et Freddy Tsimba.
Résumé : Dans ce Carnet de route illustré de 220 documents inattendus et jalonné de 14 Points de repère, s'insèrent les Ecrits littéraires de Régis Debray. Années 1950. Le trop bon élève qui meurt d'ennui en France commet ses premières nouvelles avec Un jeune homme à la page, symptôme d'une génération en désarroi, et La Frontière, découverte des Etats-Unis par un adolescent. Années 1960. Des engagements politiques de jeunesse - sur fond de guerres d'Algérie et du Vietnam - naîtra L'Indésirable, au retour d'un périple mouvementé en Amérique latine. S'ensuivra une plongée dans les coulisses de la révolution : La Havane avec Fidel Castro, Che Guevara et bien d'autres ; l'arrestation, le poteau d'exécution, la prison à Camiri en Bolivie, la libération ; le Chili d'Allende, d'où sort un roman en forme de ballade, La Neige brûle. Années 1970. Retour en France, découverte du pays natal, d'une famille d'adoption place Dauphine - Simone Signoret, Yves Montand, Chris Marker, Costa-Gavras... et des imbroglios du coeur transposés dans Les Masques. Années 1980. Après un nouveau saut dans l'inconnu, intitulé "Palais de l'Elysée, la folie des grandeurs", il explore, derrière François Mitterrand, les ors et les ombres du pouvoir avec Loués soient nos seigneurs, et médite sur l'enfance et ses oublis avec Comète ma comète. Sans oublier Contre Venise, le vertige devant "La Crucifixion" du Tintoret et le sentiment panique de la vie. Années 1990. Apologie des devoirs de transmission et de fidélité avec L'Apostat et Le Bel Age, suivie d'une provocante interpellation du jeunisme montant avec Le Plan vermeil. Années 2000. Après un passage par les planches avec Happy Birthday ! et Benjamin, dernière nuit, vient une galerie de portraits - Malraux, Julien Gracq, Claude Simon... - dans A sauts et à gambades à travers les délices et les piquants du jardin littéraire, jusqu'à l'ultime dépaysement qu'inspire au final ce pays étrange, la France, avec Un trèfle à quatre feuilles.
Bouvier Nicolas ; Jordis Christine ; Bouvier Elian
Écrivain-voyageur, philosophe du voyage, photographe, iconographe : toutes ces différentes facettes de Nicolas Bouvier (1929-1998) sont mises en valeur dans ce volume Quarto. Au sommaire : L'Usage du monde (avec les 48 dessins de Thierry Vernet et une retranscription inédite des émissions sur l'Inde enregistrées par Bouvier) ; Chronique japonaise (complétée par ses carnets de voyage : Le Vide et le Plein) ; Le Poisson-scorpion ; Voyage dans les Lowlands ; Journal d'Aran et d'autres lieux ; Le Dehors et le Dedans ; L'Art populaire en Suisse (extraits) ; La Guerre à huit ans et autres textes ; Petite morale portative. De nombreux dossiers et documents, les cartes routières de Bouvier, des photographies de Bouvier (la plupart inédites), complètent ce volume.
Résumé : "J'ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l'eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau". Le samedi 29 octobre 2011, alors qu'elle naviguait seule à bord de son voilier, Florence Arthaud tombe à l'eau, au large du cap Corse. Isolée, en pleine nuit, sans gilet de sauvetage, la navigatrice va affronter la mort pendant de longues heures. Elle restera en vie grâce à une série de petits miracles : une lampe frontale, un téléphone portable étanche, du réseau et sa mère qui veillait en pleine nuit. Dans ce livre confession, Florence Arthaud revient sur cet épisode tragique. Elle livre les sentiments, les pensées et les souvenirs qui l'ont accompagnée alors qu'elle se noyait en pleine mer.
Publié en France par les Editions Gallimard au printemps 2007, Voyage d?un Européen à travers le XXe siècle a connu un succès considérable, qui justifie cette nouvelle édition revue, corrigée et mise à jour par l?auteur. Au fil de ses voyages sur douze lieux d?Europe, où il est revenu à plusieurs reprises ces dernières années, Geert Mak raconte la petite et la grande histoire du XXe siècle, retrace les événements les plus marquants, signale, dans un va-et-vient permanent entre le présent et le passé, les changements qui affectent les lieux les plus ordinaires, ainsi l?irruption des machines agricoles dans la campagne hongroise, comme les plus chargés de souvenirs parfois tragiques, tels Guernica, l?ex-Stalingrad ou le camp de Maidanek. Entre leçon d?histoire et reportage, chaque lieu est décrit avec le regard du voyageur, complété par les souvenirs de témoins de tout premier plan, qui ne sont pas forcément des personnalités célèbres, mais plus souvent des hommes et des femmes profondément engagés dans les événements évoqués. A ces propos s?ajoutent des encadrés qui viennent éclairer encore plus le sujet traité. Chaque partie est introduite par une carte de l?Europe où figure le trajet parcouru par l?auteur. L?ouvrage est complété par des notes, une bibliographie, des index de noms de lieux et de personnes.