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La cuisine paléolithique
Delteil Joseph ; Drot Jean-Marie ; Breuker Henk
PARIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782846210805
Ce livre n'est pas un livre de cuisine comme les autres. Ne vous attendez pas à de mirifiques recettes, à des trouvailles de gala. Ce n'est qu'un Précis d'alimentation naturelle, la cuisine brute, comme il y a l'art brut. La cuisine paléolithique, c'est la cuisine de Dieu." En 1937, au lieu-dit La Tuilerie de Massane, à un jet de fronde de Montpellier, l'écrivain Joseph Delteil se retire dans son Harrar: en paléolithie. Loin de la civilisation, à l'écoute des sens, mi-poète, mi-vigneron, avec, au corps, la mémoire de ses aïeux magdaléniens qui vivaient, voilà 25 000 ans, des simples productions de la terre, il fait peau neuve et rêve de redevenir le premier homme. Nu. Innocent. Tout le reste en découle. Notamment, cette provocante Cuisine paléolithique, hymne à la cuisine d'instinct: recettes de nos grands-mères, secrets jalousement préservés, savoirs ancestraux... Avec le plat unique cher à Joseph, où le mets, nourri de son parfum sui generis, vaut aussi par l'ustensile et le tour de main, nous voilà loin des goûts sophistiqués de nos contemporains. D'où cette langue économe, comme Joseph l'était dans ses mots, ses gestes, tant à la table conviviale qu'à celle de travail. Économe parce que ce n'est pas dans la quantité que gît la saveur. Peu mais bon, telle est la règle; vivre de peu, tel est le credo.Ce livre-culte, édité pour la première fois par Robert Morel en 1964, réédité par Arléa/PDL en 1990, était depuis longtemps introuvable.
Résumé : Cela commence par la fuite rimbaldienne du phénix de la vie littéraire de l'entre-deux-guerres. Delteil à quarante ans passés, quitte Paris après avoir subi " tous les excès de la gloire avec les excès de l'outrage ". En quête de sainteté, il se retire dans une métairie à vin près de Montpellier. La Delteillerie, pour y couler l'autre moitié de sa vie avec sa femme. Ces Mémoires éclairent ce retour aux sources, aux ancêtres. Voici sa mère, paysanne, femme essentielle, et son père bûcheron. " Homme d'avant le péché ... ". D'autres souvenirs affluent, moussent de portraits (Aragon, Breton, Mac Orlan, les Delaunay). Ce styliste " concret, sensationnel " se dévoile, salue l'amour et l'innocence. La langue éblouit le lecteur, elle n'aveugle pas l'écrivain.
Joseph Delteil est sévère envers sa production littéraire. De toute son œuvre, il ne retient que six livres, qu'il réunit sous l'appellation contrôlée d'œuvres complètes. Mais quel livre... En édition ne varietur voici Delteil, tout Delteil, rien que Delteil. Autrement dit : toute la vérité sur un homme dont l'apparition dans les lettres françaises fut saluée comme un événement exceptionnel, aussi bien par les surréalistes que par les conservateurs. Delteil est né dans l'Aude en 1894. Il n'a pas trente ans quand son premier roman Sur le fleuve Amour le met bruyamment en vedette, en révélant un tempérament lyrique et une fougue verbale extraordinaires. On se disputa beaucoup pour savoir ce qui l'emportait chez lui de la naïveté ou de la provocation, de la tendresse ou de la crudité (on parla même d'obscénité). La vérité est que Delteil se trouvait naturellement porté à donner à la réalité une dimension mythique. Il allait composer une suite d'œuvres épiques, dont les plus fameuses furent Choléra et cette Jeanne d'Arc qui obtint le Prix Femina en 1925 et transforma l'auteur en vedette de la vie littéraire parisienne. Il ne se sentait pas très à l'aise dans ce beau monde et, en pleine gloire, il se retira dans les garrigues de Monpellier pour " rejoindre la nature ", et, selon ses propres termes, " redevenir le premier homme ". Retournant à la vie naturelle dans son pays d'enfance, Delteil ne renonça pas à la littérature. Le Saint don Juan date de 1930, Jésus Deux de 1947 et François d'assise de 1960. Autant de légendes merveilleuses, bousculant les connaissances historiques pour imposer une sensibilité personnelle éblouissante : Delteil ne peint pas tellement ses illustres modèles qu'il ne se peint lui-même, comme tout grand artiste. Comment ne serait-on pas enchanté par cette faconde méridionale et par cette " santé paysanne " qui se trouve être aujourd'hui une protestation du bon sens et des instincts contre les folies de la civilisation mécanicienne ? Autrement dit, Deltei est un homme qui provoque immédiatement la sympathie, nous apporte la joie et des promesses de bonheur. Un critique a pu dire que " l'œuvre de Delteil a la force sereine des pèlerins de charité ".
Présentation de l'éditeur Ecrire la vie d'un homme, pour Delteil, ce n'est pas narrer ses faits et gestes mais inventer une âme". La Fayette n'est donc pas seulement l'artisan de la liberté, il est le "rêveur éveillé", le propre frère de Jeanne d'Arc, un poète, un don Quichotte en chair et en os..."
De nombreux livres d'histoire et de fiction ont été écrits sur le hors-la-loi Jesse Woodson James (1847-1882) et son gang, mais l'ouvrage que son fils lui a consacré est un document unique et inédit en français. Publié en 1899, ce récit fait revivre la figure paternelle à travers souvenirs d'enfance et témoignages familiaux, et retrace aussi les aventures du Robin des bois américain : de sa participation à la guerre civile au Kansas et au Missouri jusqu'à sa mort chez lui tué dans le dos par un traître. Un meurtre qui suscitera bien des créations dont la dernière est le film L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais ce livre est aussi un plaidoyer pour un héros viril dont le fils cherche à réhabiliter la mémoire, en atténuant la portée de ses meurtres et la réalité de ses vols. D'ailleurs, Jesse James lui-même se pose en victime dans les lettres qu'il envoya aux journaux de son temps (traduites ici) et qui participèrent aussi de la fabrication de sa légende. . . Jesse Edwards James Jr (1875-1951), le seul fils survivant de Jesse James, fut lui-même accusé d'une attaque de train, et apparut dans le premier film dédié à l'histoire de son père, avant de devenir avocat à Los Angeles.
On écrit toujours l'histoire au présent. En cette aube du troisième millénaire, la Renaissance est miroir : en nous parlant de ses réussites, de ses échecs ou de sa fascination trouble pour la mélancolie, le XVIe siècle nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. La chute de Grenade, la relation entre musulmans, juifs et chrétiens, la découverte de l'Amérique comme l'invention de l'Utopie, la bataille de Lépante, la chasse aux sorcières ou l'édit de Nantes n'ont pas disparu de notre horizon. Thomas More et Machiavel, Luther et Calvin, Dürer et Caron, Copernic et Nostradamus, Ignace de Loyola, Cervantès, Palestrina et Shakespeare nous ont légué une partie de nos références philosophiques, éthiques et esthétiques... Le mariage et la famille, le choix des ancêtres ou l'humanité des Indiens - à l'origine des droits de l'homme - font également l'objet de débats nourris en ce siècle de fer et de splendeur. Mais la Renaissance a partiellement échoué dans son programme pacificateur. Loin de mettre fin à l'ère des sacrifices, elle a renoué avec le martyre. La barbarie n'est pas, comme on le croit parfois, l'antonyme de la culture. Des liens complexes ont toujours uni la violence et le sacré. La barbarie naît au sein même de la civilisation. Hier comme aujourd'hui.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l'Institut Universitaire de France, où il occupe la chaire de Civilisation des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale, Bernard Cottret est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Cromwell, Calvin (traduit en sept langues), Histoire de la Réforme protestante, Histoire de la révolution américaine, Histoire de l'Angleterre. Il a publié aux Éditions de Paris : Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, La Renaissance, civilisation et barbarie, ainsi qu'un ouvrage collectif Saintes ou sorcières ? L'héroïsme chrétien au féminin. Parallèlement à cet ouvrage, il publie le Traité des reliques de Jean Calvin.
'Nary, rescapée du génocide cambodgien' est le bouleversant témoignage d'une jeune femme de la haute bourgeoisie khmère qui survécut à la révolution communiste et au génocide qui, en trois ans, causa la mort de près de deux millions de Cambodgiens, soit le quart de la population ! Nous sommes en 1975, " l'année zéro " qui, selon Pol Pot, marquait le début d'une ère nouvelle, mais, en fait, entérinait la mainmise sur le pays par un régime despotique et sanguinaire. Sitôt Phnom Penh prise par les khmers rouges, jeunes soldats incultes et fanatisés, les habitants de la capitale, comme toutes les populations citadines, sont déportés vers les campagnes pour y être rééduqués. Tous les cadres de la nation, les élites qui parlent français, les fonctionnaires, les diplômés et les intellectuels, mais aussi les minorités chinoises et musulmanes, sont déportés, affamés, torturés, éliminés. Durant cette période tragique qui ne le cède en rien aux massacres nazis et staliniens, Nary a pris des notes qu'elle a pu dissimuler tout au long de sa captivité dans les camps de travaux forcés et conserver lors de son évasion jusqu'à son asile en France. Nary, rescapée du génocide cambodgien est une minutieuse reconstitution effectuée par Sophana, la fille de Nary, à partir du journal et des souvenirs de sa mère, correspondances, croquis et photos d'époque ainsi que de témoignages oraux de personnes qui l'ont croisée sur les chemins de la déportation et de l'horreur. Trois générations de femmes rescapées apparaissent dans cette longue marche vers la mort où l'espoir, néanmoins, ne sombre jamais tout à fait : la grand-mère, la mère et sa fille qui, jour après jour, résistent. Ce livre vaut pour l'éclairage qu'il apporte sur un moment de l'histoire longtemps occulté et qui, aujourd'hui où le procès des bourreaux est en marche, refait surface. En décrivant la chute du royaume khmer, berceau d'une vieille civilisation religieuse qui semblait à l'abri des idéologies dévastatrices du XXe siècle, il s'interroge enfin sur le combat pour la défense des libertés et des valeurs spirituelles face aux forces du mal. Une vision sans complaisance sur un des drames les plus sanglants de notre histoire immédiate. Près de 150 photos, dont de nombreuses inédites, accompagnent ce témoignage dans trois cahiers hors texte.