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OEUVRES COMPLETES DE JOSEPH DELTEIL. SUR LE FLEUVE AMOUR. CHOLERA. JEANNE D'ARC. SAINT DON JUAN. JES
Delteil Joseph
GRASSET
31,40 €
Épuisé
EAN :9782246000440
Joseph Delteil est sévère envers sa production littéraire. De toute son œuvre, il ne retient que six livres, qu'il réunit sous l'appellation contrôlée d'œuvres complètes. Mais quel livre... En édition ne varietur voici Delteil, tout Delteil, rien que Delteil. Autrement dit : toute la vérité sur un homme dont l'apparition dans les lettres françaises fut saluée comme un événement exceptionnel, aussi bien par les surréalistes que par les conservateurs. Delteil est né dans l'Aude en 1894. Il n'a pas trente ans quand son premier roman Sur le fleuve Amour le met bruyamment en vedette, en révélant un tempérament lyrique et une fougue verbale extraordinaires. On se disputa beaucoup pour savoir ce qui l'emportait chez lui de la naïveté ou de la provocation, de la tendresse ou de la crudité (on parla même d'obscénité). La vérité est que Delteil se trouvait naturellement porté à donner à la réalité une dimension mythique. Il allait composer une suite d'œuvres épiques, dont les plus fameuses furent Choléra et cette Jeanne d'Arc qui obtint le Prix Femina en 1925 et transforma l'auteur en vedette de la vie littéraire parisienne. Il ne se sentait pas très à l'aise dans ce beau monde et, en pleine gloire, il se retira dans les garrigues de Monpellier pour " rejoindre la nature ", et, selon ses propres termes, " redevenir le premier homme ". Retournant à la vie naturelle dans son pays d'enfance, Delteil ne renonça pas à la littérature. Le Saint don Juan date de 1930, Jésus Deux de 1947 et François d'assise de 1960. Autant de légendes merveilleuses, bousculant les connaissances historiques pour imposer une sensibilité personnelle éblouissante : Delteil ne peint pas tellement ses illustres modèles qu'il ne se peint lui-même, comme tout grand artiste. Comment ne serait-on pas enchanté par cette faconde méridionale et par cette " santé paysanne " qui se trouve être aujourd'hui une protestation du bon sens et des instincts contre les folies de la civilisation mécanicienne ? Autrement dit, Deltei est un homme qui provoque immédiatement la sympathie, nous apporte la joie et des promesses de bonheur. Un critique a pu dire que " l'œuvre de Delteil a la force sereine des pèlerins de charité ".
Vaste saloperie" selon André Breton, "mauvais livre" selon le rédacteur en chef de La Croix, qui appelle ses les lecteurs à le brûler, Jeanne d'Arc provoque, à sa sortie, la colère des catholiques et des surréalistes réunis dans un combat pompeux. Amour de la chair, intrépidité, souffle lyrique, rien de tout cela ne pouvait satisfaire ces pouvoirs constitués. A peine cinq ans après la canonisation de la sainte, Joseph Delteil osait montrer une Jeanne humaine.Dans cette biographie hors du commun, il la dépouille des oripeaux de la légende pour nous présenter une "fille de France", qui aime, jure, espère, échoue parfois. Alors, elle est sublime.
Ludmilla, née au bord du fleuve Amour, commande un régiment de femmes de l'armée tsariste. Dès qu'ils l'aperçoivent en uniforme blanc, Boris et Nicolas, officiers 'rouges', s'éprennent d'elle. Ils désertent et seront entraînés dans d'inextricables aventures, que traversent les autres soupirants de Ludmilla Sur le fleuve amour, livre fantasque et admirable, a été publié en 1922 chez Grasset.
Présentation de l'éditeur Ecrire la vie d'un homme, pour Delteil, ce n'est pas narrer ses faits et gestes mais inventer une âme". La Fayette n'est donc pas seulement l'artisan de la liberté, il est le "rêveur éveillé", le propre frère de Jeanne d'Arc, un poète, un don Quichotte en chair et en os..."
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".