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Au risque de la liberté. Une alternative libérale et chrétienne aux sociétés dont les lendemains ne
Delsol Jean-Philippe ; Garello Jacques
F X DE GUIBERT
25,15 €
Épuisé
EAN :9782755402025
La complexité croissante du monde contemporain inquiète l'homme en quête de réponses simples à ses peurs d'un avenir inconnu et incertain. La tentation est de se livrer aux mains d'un Léviathan tutélaire et bientôt despotique, voire totalitaire, dans le vain espoir qu'il vous prenne en charge, vous libère du souci de gérer votre avenir. Selon les cas, ce sont des idéologies ou des religions dévoyées qui s'emparent ainsi de l'homme et le soumettent aux dépens de sa liberté. Toujours c'est dans la confusion du religieux et du politique que se reconnaissent ces parodies d'un pouvoir dénaturé en prison de la pensée et de la vie. L'Etat tentaculaire qui veut tout gouverner échoue partout, souvent après avoir détruit et brisé les hommes avec lesquels il a indûment joué ! Les religions qui veulent tout contrôler se perdront à leur tour, mais à quel prix ! L'homme n'est pas fait pour abandonner son destin à d'autres qu'à lui-même. Sa nature même exige qu'il exerce sa liberté ; c'est elle qui le fait homme précisément, au risque aussi de le perdre. Cette liberté lui permet de progresser dans un univers complexe qu'aucune autorité ne saurait diriger seule à sa place. L'économie de marché sert de paradigme à ce mécanisme naturel de rencontre des volontés individuelles, comme le gestionnaire le plus efficace des rouages, chaque jour plus nombreux, de la vie économique moderne. Mais la liberté du magistrat est aussi le garant d'une bonne justice et le pouvoir rendu aux citoyens est le gage d'un meilleur gouvernement. Cette liberté n'est pas pourtant le droit de faire tout et n'importe quoi. Elle ne saurait contribuer à l'harmonie du monde si elle n'était pas ordonnée par l'homme à sa finalité : la recherche incessante de la vérité par tâtonnements successifs, échecs et succès. Elle est le chemin de l'homme pour conquérir son humanité. C'est le message inouï, totalement nouveau et déroutant du christianisme qui ne vient pas donner à chacun son salut malgré lui mais qui lui offre de s'en saisir, s'il en a le désir. Le christianisme a ainsi permis à la liberté de s'épanouir dans tous les domaines et, par là même, il a favorisé l'éclosion de l'Occident. . . Jean-Philippe Delsol a une double formation d'historien et de juriste. Dans l'exercice de sa profession d'avocat d'affaires, il a acquis depuis trente ans une connaissance approfondie des entreprises et, plus généralement, de la vie économique, tant en France qu'à l'étranger. Il est toujours resté attentif aux mouvements intellectuels et politiques de son temps, au travers de fonctions électives.
Il y a de la provocation bien sûr dans le titre de ce livre, comme Jean-Philippe Delsol Erasme en avait usé dans son Eloge de la Folie. Il s'agit de s'insurger contre cette doxa contemporaine qui voudrait que l'égalité soit la mesure de toute chose. Pire, seul prévaudrait désormais l'égalitarisme au point de ne plus vouloir considérer les personnes dans leur identité et leurs différences, mais dans leur conformité à un modèle commun, toutes semblables sans distinction de valeur. L'égalité est devenue l'obsession maladive de notre monde tandis que la jalousie ordinaire le taraude pour faire de l'inégalité son bouc émissaire préféré. L'égalité est la même promesse confiée à chacun de pouvoir trouver sa voie librement. Et cette liberté permet ainsi à chacun de bâtir son identité singulière et inégale. Mieux vaut une certaine inégalité qui ré-enchante l'humanité plutôt que la grisaille morne et volontiers violente de l'égalité imposée. Le combat éternel des hommes est de trouver un juste milieu, comme le remarquait déjà Montesquieu en soulignant que "le principe de la démocratie se corrompt, non seulement lorsqu'on perd l'esprit d'égalité, mais encore quand on prend l'esprit d'égalité extrême" .
En renonçant à assumer son identité, lEurope enchaîne les paradoxes. Le premier est celui dune culture universelle qui Hugo, Valéry ou Camus en témoignent, na pas posé de problème aux créateurs qui sen réclamaient. Le deuxième paradoxe est celui du refus de donner un contenu à lidée dEurope: parler de son identité serait une illusion rétrospective ou le masque dun colonialisme culturel plus pernicieux que celui du passé. Le troisième paradoxe tient à ce que cette critique de lEurope utilise ses propres outils intellectuels pour mettre en doute son existence. Mais en suivant la forme de ses récits, de ses connaissances et de ses uvres, il est possible de donner un sens à la quête de lidentité européenne. Si lEurope nose plus se réclamer de sa culture en abdiquant son origine et son destin, elle se dissoudra sans voir quelle se prive tout simplement de sa présence au monde.
Aujourd'hui la politique est déconsidérée, elle s'affaisse à défaut de penser et le débat d'idées se tarit. A l'encontre de cet effondrement, dont on a bâti le déclinisme, il est néanmoins possible de garder l'espoir. L'opinion en France, et plus largement en Europe, reste largement attachée, parfois sans en avoir conscience, à des formes variées du conservatisme libéral. Pourtant celui-ci, dans son expression politique, n'est plus audible, parce que les conservateurs et les libéraux se dispersent et s'épuisent en anathèmes réciproques, souvent infondés, sans aller à l'essentiel. Leurs héritages et leurs fondements communs sont plus importants que ce qui peut les diviser. Le prouver est justement l'objet de ce livre. Le libéralisme classique et le conservatisme se rejoignent pour considérer que notre humanité s'appauvrit en rejetant l'histoire dont elle s'est forgée. Ils admettent que chaque personne est unique, non pas égale aux autres, mais différente. Ils savent que la passion exclusive de l'égalité ouvre la porte du totalitarisme. Ils se méfient de toute tentative de dissoudre l'individu dans la collectivité qui doit toujours rester ordonnée aux personnes qui la composent. Libéraux et conservateurs sont ouverts à la réalité du monde et à sa diversité, sans être relativistes. Ils discernent et combattent l'erreur que risque de recéler toute pensée unidimensionnelle. Ils ne résument pas la politique à une solution unique, simpliste et magique, mais prennent en compte la complexité de nos sociétés autant que de l'esprit humain. De leurs liens amicaux ou tumultueux selon les époques, ils sont capables de tisser une vision forte, de redonner envie de politique en offrant à chacun les moyens de s'accomplir.
Nowicki Joanna ; Delsol Chantal ; Wunenburger Jean
A l'heure où la menace d'une nouvelle guerre mondiale refait surface, la question du retour du tragique dans l'histoire de l'Occident s'impose avec force. Les Anciens ont fait du tragique le centre de gravité de leur littérature et de leur théâtre. D'Eschyle à Sophocle, les tragédies se succèdent et mettent en scène une époque où la guerre était partout. Après les traumatismes liés aux guerres et aux totalitarismes du XXe siècle, l'Occident semblait avoir relégué le tragique au rang de vieux souvenir. L'invasion de l'Ukraine par la Russie, en 2022, a pris de court les Européens et a fait resurgir une potentialité oubliée : celle de la guerre qui sommeille. Le tragique s'invite de nouveau dans l'histoire d'un continent qui s'en croyait affranchi. L'Occident s'est brutalement réveillé. Dans cet ouvrage, onze contributeurs interrogent le rapport de l'Occident au tragique et la place de l'Europe dans la reconfiguration de notre monde.
La foi l'avait quittée depuis plus de vingt ans. Après s'être révoltée contre l'Église, Marina revient à Dieu par Marie quand elle se retrouve à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine: elle y rencontre la Vierge de son enfance. Ce petit livre vous permettra de suivre sa vie et son itinéraire spirituel. C'est un livre d'amour, écrit par l'Amour.