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Zone de repli
Delsaux Cédric
XAVIER BARRAL
40,00 €
Épuisé
EAN :9782365110587
Pendant une dizaine d'années, prés de Genève, un homme s'est fait passer pour ce qu'il n'était pas : un médecin-chercheur à la carrière internationale. Il partait tous les matins en voiture et errait aux alentours sans exercer la moindre activité. Ce territoire constituait pour lui une vaste zone de repli dans laquelle il attendait, solitaire, la fin tragique de ses mensonges. Pour toute délivrance, il n'a pas pu trouver d'autre remède que l'assassinat de toute sa famille. J'ai décidé à mon tour de revenir sur ses pas, de parcourir une région par le biais unique de ce spectre lancinant. Les experts psychiatres, lors de son procès, ont déclaré qu'il avait une vision altérée de la réalité, qu'il n'était ni tout à fait sain d'esprit, ni tout à fait fou - un demi-fou - oubliant par là que nous avons tous une vision altérée du réel et que par conséquent, en suivant leur logique, nous sommes tous des demi-fous." (Cédric Delsaux). A travers cette série intimiste, Cédric Delsaux poursuit son exploration du réel. Fortement marqué par l'affaire Jean-Claude Romand, il a pendant 3 ans arpenté le pays de Gex, mettant ses pas dans ceux de "l'Adversaire"1. Sans entrer en contact avec la population, le plus souvent enfermé dans la solitude de sa voiture durant des heures, Cédric Delsaux a tenté de saisir ce qu'a pu ressentir Jean-Claude Romand enfermé dans son mensonge pendant 18 ans. On plonge dans cette série, uniquement en image, comme dans une nouvelle.
Revivez en direct cinq années emblématiques de l'Histoire mondiale de la course automobile ! Toute une époque qui ne manque pas de rebondissements, richement illustrée dans ce tome par des photographies étonnantes, des affiches sublimes et d'autres documents d'époque insolites. Ce voyage prend son départ le le' janvier 1930, alors que la crise est déjà installée. D'un côté de l'Atlantique comme de l'autre, ses effets se font sentir. Aux Etats-Unis, les beaux circuits en planches disparaissent et le championnat AAA ne compte plus que quelques manches. Pourtant, dans tous les Etats, sur tous les fairgrounds, le succès des "modestes" dirt Cracks est immense et déplace des foules. En Allemagne, des industriels insatisfaits, de brillants ingénieurs et des nazis fanatiques, caressant le même rêve de gloire, propulsent le IIIe Reich aux avant-postes des sports mécaniques. En 1934, c'est un Allemand (le fils du général von Brauchitsch) qui enlève le Grand Prix de l'Eifel, au volant d'une "flèche d'argent" et devant deux cent mille spectateurs. En 1935, à Saint-Sébastien en Espagne, Rudolf Caracciola, allemand lui aussi, s'empare du titre de champion d'Europe récemment remis en jeu. Et ce n'est qu'un début... Entrez dans l'une des périodes les plus riches de l'histoire du sport automobile, au cours de laquelle les Anglais, les Italiens et les Français - sans oublier les Belges qui organisent quand même un Grand Prix, des 24 heures et un grand rallye - ont aussi leur mot à dire !
André Le Nôtre. Portrait. Colbert, le financier loin du compte. La Fontaine, Le poète des jardins et le jardinier des vers. La Quintinie, La vouge & le compas. Le Brun, Le rinceau, ami du pinceau. Mansart, Le renard introduit dans la court. Parc d'attraction : le coup d'éclat permanent : Le fou du bassin ; Concertos en eau majeure ; accès de confiance ; Les arts frémissants. Si Versailles m'était planté, avec Alain Baraton. Le Nôtre et les siens. L'Eure du Grand Siècle. Bibliographie,...
C'est grâce à des images d'archives exceptionnelles que l'auteur de cette série nous plonge dans la fin des années 1930, une époque extraordinaire pour la course automobile. Désormais, des sommes d'argent gigantesques sont investies dans les sports mécaniques, mais ceux-ci restent cependant épargnés par les considérations mercantiles. Les héros gagnent souvent gros, mais risquent gros. Certaines de leurs performances et certains de leurs records, réalisés sur des pistes de fortune et sans aucune sécurité, ne seront jamais battus ! Les plus séduisantes voitures des années 1950 et 1960 sont d'ailleurs nées à cette époque. Quant aux épreuves majeures, elles s'appellent déjà Mille Miglia, Targa Florio, 24 Heures du Mans, Grand Prix de Monaco, rallye de Monte-Carlo, 500 Miles d'Indianapolis... Que dire enfin de la camaraderie unissant la communauté mondiale des coureurs et des chefs d'écurie ? C'est peut-être essentiellement ce ciment entre les différents acteurs de la course automobile qui donne à cette époque toute sa saveur, et qui a permis à ce sport de traverser intact la période la plus sombre du xxe siècle.
L'Histoire mondiale de la course automobile établit un calendrier de tous les types d'épreuves, jour après jour, afin de ne rater aucun événement et de pouvoir expliquer l'origine et le développement de toutes les formules : course, Grand Prix, rallye, et des passionnants championnats américains. La compétition automobile est née bien avant l'invention de l'automobile. Celle-ci s'est faite en plusieurs étapes, de la fin du XVIIIe siècle à 1886, année où apparaissent les deux "prototypes à pétrole" de Daimler et de Benz, deux techniciens allemands qui ne se sont jamais rencontrés. Avant l'automobile, il y a eu le cycle, la vélocipédie et le cyclotourisme. C'est grâce à eux que se sont développés le tourisme individuel, ancêtre notamment du rallye, le sport mécanique (en circuit et sur la route), les fédérations et les clubs, les règlements et les formules de courses. Après une entrée en matière sérieuse mais sans prétention (le concours Paris-Rouen de 1894), nous sommes entrés dans le vif du sujet dès l'année suivante, avec la mise sur roues du Paris-Bordeaux-Paris (1 200 km en une seule étape !), un événement qui a nécessité la création d'un Comité de LA Course, celui-ci se transformant rapidement en Automobile Club qui se subdivisera à son tour en différents bureaux dont celui de la Commission sportive. Apparaissent bientôt les premières grandes épreuves comme le Paris-Amsterdam, le Tour de France, le Paris-Berlin, le Paris-Vienne et la Coupe Gordon-Bennett. Lors du tragique Paris-Madrid de 1903, des millions de gens sont sur le parcours, dès la nuit, pour saluer bruyamment les titans de la route. Le Circuit des Ardennes, première grande épreuve en circuit, voit le jour en Belgique en 1902. Enfin, l'année 1906 marque le déroulement du premier Grand Prix, le Grand Prix de l'ACF qui se dispute au Mans. Après le divorce entre les sports américain et européen en 1908, le désintérêt pour la compétition automobile s'installe, en faveur de l'aviation. Les Grands Prix renaissent en 1912, au moment où sont créés les 500 Miles d'Indianapolis, le Tourist Trophy, la Coupe et la Targa Florio, la Coupe des Alpes... Vient ensuite le Grand Prix de l'ACF de juillet 1914. Mercedes bat Peugeot, l'Allemagne bat la France. Le 4 août suivant, la Belgique est envahie, et les troupes allemandes foncent sur Paris.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production. Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019. Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingue Sylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.
Avec cet ouvrage, Sophie Calle nous plonge cette fois dans les annonces matrimoniales publiées dans le magazine Le Chasseur français depuis sa création à l'aube du xxe siècle. Présentées lors de son exposition au musée de la Chasse, à Paris, en 2018, puis ce printemps au Muséum d'histoire naturelle de Marseille, ces petites annonces, d'hommes cherchant des femmes, racontent l'évolution des qualités recherchées chez l'autre sexe depuis plus d'un siècle. Classés par décennies, des années 1910 à aujourd'hui, ces messages montrent les changements dans les critères de sélection. Au début du xxe siècle, les hommes parlent de fortune, de mariage, dans les années 1970, ils évoquent plutôt la crainte des femmes trop cérébrales et indépendantes. Plus on avance avec le temps plus le corps est évoqué, de même que la sexualité. Pour compléter son panorama sociologique des relations homme-femme, Sophie Calle a également puisé dans les annonces du Nouvel Observateur et du site de rencontres Meetic. Elle a repéré pour chaque décennie les qualités principales recherchées chez les deux sexes ; cet ouvrage présentant aussi des annonces de femmes cherchant des hommes. " J'ai toujours trouvé les petites annonces poétiques, j'aime leur langage concis, économique, elles sont comme des haïkus ", souligne l'artiste. Parfois clairement intéressées, telle : " Garçon boucher désire connaître personne ayant boucherie, vue mariage ", ces publications parlent aussi de la solitude à l'oeuvre dans la quête amoureuse, une quête dans laquelle il y a aussi de de l'attente, du silence, des non-dits. Image de la solitude affective, de la quête de l'amour ou au contraire marque de son renoncement, ces petites annonces dressent un catalogue amoureux. Artiste inclassable qui floute en permanence la ligne entre réalité et fiction, Sophie Calle met ici en scène la recherche universelle de l'être aimé chez la femme et chez l'homme. Conçu en collaboration avec la maison d'édition Cent pages, cet ouvrage s'inscrit dans la suite des livres dessinés à quatre mains avec l'artiste.